JACOBERGER François

Par Françoise Olivier-Utard

Né le 16 août 1930 à Lutterbach (Haut-Rhin) ; mineur de potasse ; militant de la CGT ; membre du comité fédéral communiste du Haut-Rhin de 1961 à 1968.

François Jacoberger naquit dans une famille ouvrière. Son père, Édouard Jacoberger, et sa mère, Marguerite, avaient neuf enfants. Il passa un CAP de charpentier au centre de formation de la mine-école Max des Mines domaniales de potasse d’Alsace et fut embauché dans cette entreprise. Il se syndiqua à la CGT.

La guerre avait marqué douloureusement la famille. Son frère aîné, Édouard, mineur de potasse, avait déserté le 25 décembre 1943 de la Wehrmacht et s’était réfugié en Suisse où il avait été interné. Il avait alors travaillé pour un entrepreneur en terrassement. Il s’était engagé le 11 décembre 1944 dans l’armée française pour la « durée de la guerre contre l’Allemagne ». Il participa à la libération de l’Alsace. Le 8 mai 1945, il était à Berlin et, bénéficiant d’une permission qu’il considéra comme « libérable », il rentra chez lui en permission « libérable ». Il fut recherché par la police pour désertion et embarqué de force au Maroc puis au Tonkin malgré ses protestations. Sa bonne foi venait d’être reconnue le 12 avril 1946 mais il était tombé malade et mourut de la fièvre typhoïde à Haiphong le 22 mai 1946.

En 1946, François Jacoberger adhéra à la CGT et dix ans plus tard, en 1956, au Parti communiste. Il suivit en 1958 une école syndicale. Il fut membre du comité de section Cernay-Wittelsheim. En 1961, il fut élu au comité fédéral du Parti communiste du Haut-Rhin et réélu jusqu’en 1968, mais on lui reprochait son manque d’assiduité aux réunions.

Il avait épousé Irène Hégy, sœur de Cécile Hugel, ouvrière du textile, communiste issue d’une famille de communistes. Ils eurent trois enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87953, notice JACOBERGER François par Françoise Olivier-Utard, version mise en ligne le 9 mai 2010, dernière modification le 6 septembre 2010.

Par Françoise Olivier-Utard

SOURCES : Arch. du comité national du PCF, section montée des cadres. — Contribution du mouvement ouvrier dans l’Alsace annexée, supplément au Bulletin du centre régional Alsace de l’Institut CGT d’histoire sociale, p. 5.

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