JARROUSSE Brigitte, Andrée, Jeanne

Par Pierre Alanche

Née le 18 février 1942 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), morte le 1er juin 2010 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) ; ingénieur ; déléguée du personnel CFDT, membre du CE de Radiotechnique-Compélec à Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) puis de Thomson-CSF Meudon (Hauts-de-Seine).

Troisième enfant d’une fratrie de sept, Brigitte Jarrousse eut des parents catholiques pratiquants : son père était gynécologue obstétricien et sa mère secrétaire médicale bénévole. De 1954 à 1956, elle fit partie d’une compagnie des guides de France, à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique). Elle fréquenta le cours privé Paviot (1948-1956) et le lycée Gabriel Guist’hau (1956-1960) puis intégra l’École polytechnique féminine, à Sceaux (Seine, Hauts-de-Seine) d’où elle sortit ingénieur en 1964.

Brigitte Jarrousse fut alors embauchée à la société Radiotechnique-Compelec (RTC) à Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine), filiale de la société Radiotechnique du groupe Philips. Elle travailla d’abord au laboratoire de recherche, puis au service qualité et enfin au laboratoire commercial d’applications (1964-1979). En 1979, elle entra au département espace de Thomson-CSF à Meudon (Hauts-de-Seine). Elle vécut les différentes transformations de l’activité consécutives aux restructurations permanentes de ce secteur industriel : la société devint successivement Thomson-Espace, Alcatel-Espace puis Thalès-Alénia-Space. En 1983, elle suivit l’entreprise transférée à Toulouse (Haute-Garonne). En 1997, elle postula à une préretraite progressive en travail à mi-temps et quitta définitivement l’entreprise en 2000.

Elle avait adhéré en 1966 au SCEE-CFDT (syndicat de la construction électrique et électronique), composante de l’UPSM (Union parisienne des syndicats de la Métallurgie). À la RTC, elle fut élue régulièrement déléguée du personnel (collège techniciens-cadres) et au comité d’établissement (collège cadres). Chez Thomson, elle fut également élue déléguée du personnel (1980-2000). Ses activités syndicales en direction des cadres l’incitèrent à participer aux réflexions de la FGM-CFDT (Fédération générale de la Métallurgie) sur le développement et l’évolution de la structuration du syndicalisme des ingénieurs et cadres, historiquement organisé en syndicats catégoriels. Jusqu’au milieu des années 1970, elle prit une part active aux travaux de l’UNICIM-CFDT (Union nationale des ingénieurs et cadres des industries de la Métallurgie), animés par Jean-Claude Julien* puis Jean-Marc Leduc quand il devint secrétaire fédéral en 1972. Elle fut membre de la délégation de la FGM-CFDT qui négocia avec l’UIMM (union patronale de la métallurgie), la convention nationale des ingénieurs et cadres de la métallurgie, signée en 1972.

En 2000, Brigitte Jarrousse s’inscrivit à l’Union locale des retraités de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) dont elle devint trésorière. Elle milita également à Amnesty international (1990-2005)

Célibataire, elle résida successivement à Neuilly, Rueil-Malmaison, Toulouse et à nouveau à Rueil- Malmaison.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87998, notice JARROUSSE Brigitte, Andrée, Jeanne par Pierre Alanche, version mise en ligne le 12 mai 2010, dernière modification le 29 avril 2022.

Par Pierre Alanche

SOURCES : Archives UPSM, FGMM-CFDT. – Entretiens avec Brigitte Jarrousse (mars 2010).

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