GUYOMARC’H Albert

Par Jacques Girault, Alain Prigent

Né le 8 mars 1924 à Berrien (Finistère), mort le 21 octobre 2001 au Croisic (Loire-Atlantique) ; conducteur de travaux publics puis professeur de l’enseignement technique professionnel ; militant communiste en Loire-Inférieure (Loire-Atlantique).

Fils d’un cultivateur, Albert Guyomarc’h (Guyomarch sur le registre des naissances), fut arrêté, le 10 janvier 1941 à Saumur (Maine-et-Loire), lors d’une distribution de tracts au lycée dont il était élève. Interné à Cholet, Angers, puis à Compiègne, il fut déporté en Allemagne, en janvier 1942, et retenu en captivité à Oranienburg jusqu’en juin 1945.

Après la guerre, il fut élève à l’Institut polytechnique de l’Ouest à Nantes (Loire-Inférieure) et devint sous-ingénieur, conducteur de travaux publics. Il adhéra au Parti communiste français en 1945 mais fut considéré comme étant communiste depuis janvier 1942. Il se maria uniquement civilement en juillet 1947 à Nantes avec Marguerite Marrec, institutrice communiste. Le couple eut trois enfants.

Albert Guyomar’ch habitait à cette époque Saint-Nazaire, puis Le Croisic. Il fut secrétaire d’une cellule communiste à Saint-Nazaire, puis secrétaire de la section du Croisic. Il fut élu au comité de la fédération communiste de Loire-Atlantique en 1957 et le resta jusqu’en 1964.

Candidat au conseil général en avril 1958 dans le canton du Croisic, il était alors présenté comme « cadre du bâtiment » ou « chef de chantier », et militait dans la Fédération CGT du bâtiment, puis il se mit entrepreneur à son compte. En 1962, il devait être le suppléant du candidat communiste aux élections législatives dans la 7eme circonscription (Le Croisic), mais comme il demeurait dans la Manche et fut remplacé.
Guyomarc’h était en effet entré dans l’enseignement technique comme professeur de dessin et de métré en bâtiment, en 1962, au collège d’enseignement technique de Coutances (Manche), puis il revint en Loire-Atlantique, nommé au CET Michelet à Nantes. Il adhéra au Syndicat national de l’enseignement technique professionnel CGT.

Il fut donc à nouveau candidat communiste au conseil général, en 1964 dans le canton de Saint-Sauveur-Leudelin (Manche), puis en 1967 dans le 3e canton de Nantes.

Il était revenu en 1969 au comité fédéral de la Loire-Atlantique, mais en 1971, il demanda à ne pas être représenté. La dernière année, il était responsable de la Maison du Parti et à partir de 1970, secrétaire de la section communiste de Nort-sur-Erdre.

Guyomarc’h militait aussi à France-URSS et au Mouvement de la Paix, ainsi qu’à la Fédération nationale des internés, déportés et résistants patriotes ; il avait d’ailleurs participé à la reconstitution de la FNDIRP lors de son passage dans la Manche.

Il prit sa retraire à la fin des années 1970 et continua de se syndiquer à la CGT.

Albert Guyomarc’h mourut le jour de l’anniversaire des exécutions de Châteaubriant où il se rendait chaque année avec son épouse.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article88046, notice GUYOMARC'H Albert par Jacques Girault, Alain Prigent, version mise en ligne le 15 mai 2010, dernière modification le 20 novembre 2021.

Par Jacques Girault, Alain Prigent

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’épouse de l’intéressé. — Notes de René Picarda.

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