JEANJACQUOT Marcel, Georges.

Par Jacques Girault

Né le 4 février 1891 à Lons-le-Saunier (Jura), mort le 13 février 1966 à Nice (Alpes-Maritimes) ; professeur ; militant socialiste SFIO à Nice (Alpes-Maritimes).

Fils d’un professeur à l’Ecole normale d’instituteurs de Lons-le-Saunier, Marcel Jeanjacquot entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Lyon en 1909. Après avoir effectué son stage d’instituteur à Belleville (1911-1912), parti au service militaire en octobre 1912, il resta sous les drapeaux et participa aux combats dans un régiment d’infanterie pendant toute la Première Guerre mondiale. Il reprit un poste d’instituteur de mars à septembre 1920 à Oullins, puis fut muté à Lyon à l’école de garçons de l’avenue du Château d’octobre 1920 à janvier 1921. Il enseigna alors comme instituteur délégué à l’école primaire supérieure de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Il avait été admissible au certificat d’aptitude au professorat des écoles normales et des EPS (Lettres) en 1917 et fut reçu en 1921. Nommé professeur de lettres et d’allemand en 1921 à l’Ecole normale d’instituteurs de Bourg-en-Bresse (Ain), il obtint un poste de professeur à l’EPS d’Arles (Bouches-du-Rhône) en 1926 où son enseignement fut plus apprécié que dans son dernier poste, en dépit d’un « abord un peu bourru » et d’un mauvais état de santé.
En raison d’une dégradation de ce dernier, Jeanjacquot fut nommé professeur à l’EPS du Parc impérial à Nice en 1930 qui devint collège moderne, puis en 1948, lycée du Parc Impérial où il enseigna le Français et l’histoire-géographie jusqu’à sa retraite comme professeur certifié en 1954.

Jeanjacquot se maria en décembre 1916 à Saint-Claude (Jura) avec une professeur de l’EPS locale. Le couple eut deux enfants puis divorça. Il se remaria en novembre 1926 à Arles avec une institutrice. Le couple eut un enfant.

Jeanjacquot militait dans la section socialiste SFIO de Nice et fut très actif sous le Front populaire. Il était secrétaire adjoint de la Fédération socialiste SFIO des Alpes-Maritimes en 1934 puis secrétaire en 1935. En 1936, il fut élu secrétaire adjoint de la Fédération CGT de l’enseignement des Alpes-Maritimes. Candidat aux élections législatives en 1936 dans la première circonscription de Nice (4e canton), contre Jean Médecin, il recueillit 1 983 voix sur 21 620 inscrits (9,2 %) et 18 330 votants (10,8 %). Il représenta aussi son parti à une élection sénatoriale partielle, le 4 juillet 1937.

Pendant la guerre, Jeanjacquot manifesta des « sentiments antiallemands et antivichyssois » selon les explications qu’il donna, en décembre 1944, quand une promotion à la classe exceptionnelle lui fut refusée. Selon lui, on lui faisait aussi payer ses engagements politiques d’autant qu’il était devenu le secrétaire de la fédération socialiste SFIO des Alpes-Maritimes.

Toujours membre du conseil d’administration de la section, membre du bureau de la fédération socialiste SFIO, Jeanjacquot écrivit à la direction du Parti socialiste SFIO sur papier à entête de la Fédération générale de l’enseignement le 27 décembre 1947. Il critiquait la décision de la SFIO de ne pas tenir compte des revendications de rémunérations des fonctionnaires. Il appartenait encore à la commission exécutive fédérale en 1949 et 1951.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article88068, notice JEANJACQUOT Marcel, Georges. par Jacques Girault, version mise en ligne le 16 mai 2010, dernière modification le 11 avril 2011.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat, F7/13030, F17/25460. - Archives de l’Office universitaire de la recherche socialiste.- DBMOF, notice orthographiée Jean-Jacquot. - L’Effort syndicaliste des Alpes-Maritimes, 1935. — G. Lachapelle, Les élections législatives..., op. cit. – Notes de Gilles Morin.

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