JÉRY Louis, Joigny

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

Né le 21 février 1900 à Travaillan (Vaucluse), mort le 23 octobre 1979 à Saint-Romain-en-Viennois (Vaucluse) ; professeur ; militant syndicaliste du SNPES, du SNCM, du SNES en Haute-Savoie.

Fils naturel de Marie Ardacé, couturière, il fut reconnu par Jean Jéry lors de son mariage avec sa mère, à Lyon (IIIe arr.), le 12 mars 1907. Louis Jéry fut élève-maître à l’École normale d’instituteurs de Grenoble (Isère) de 1916 à 1919. Il obtint en 1925 un diplôme de l’institut commercial de la Faculté de Droit de Grenoble en 1925 et un diplôme de comptable de la société de comptabilité de France en 1926. Après avoir réussi au certificat d’aptitude à l’enseignement commercial en 1927, il obtint le brevet d’expert-comptable en 1945 à Lyon.

À la sortie de l’école normale, Louis Jéry effectua une année comme surveillant à Vizille, puis enseigna trois mois comme instituteur à Pont-de-Chéruy. À partir de janvier 1921, il fut délégué pour l’enseignement des sciences à l’école primaire supérieure d’Annonay (Ardèche). Après son service militaire (octobre 1921-septembre 1923), il retourna deux ans à l’École normale de Grenoble pour suivre les cours de l’Institut commercial. Il retrouva son métier d’instituteur à Montagne.

Titulaire de la première partie du certificat d’aptitude à l’enseignement commercial, Louis Jéry fut délégué à l’EPS de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie). Il s’était marié le 23 juin 1927 avec Marie-Rose Gabert, elle aussi professeur d’enseignement commercial à l’EPS d’Annemasse. Le couple eut une fille. Ils demandèrent un poste double pendant quelques années et finalement son épouse fut nommée à Thonon, où il fut titularisé professeur adjoint.

Avec son épouse, Louis Jéry militait au Syndicat national des EPS. Il figura sur la liste d’opposition conduite par Alcée Marseillan qui remporta les élections à la commission exécutive du SNEPS en 1931 ; il était secrétaire départemental de la Haute-Savoie du syndicat à la fin des années 1930.

Mobilisé en septembre 1939, puis démobilisé en 1940, il eut une activité de résistance. Son EPS fut transformée en collège moderne en 1941 où l’enseignement commercial fut supprimé. Il demanda une mutation sur un poste de professeur-économe qui fut refusée. Il fut nommé comme professeur dans la section commerciale de l’ancienne EPS de filles qui se transforma en section technique « à tendance hôtelière ». Très investi dans son métier, il donnait, avec son épouse, des cours complémentaires gratuits. Expert judiciaire, il fut agréé en 1949 par la Cour d’appel comme commissaire de sociétés.

À la Libération, Louis Jéry était le secrétaire départemental du Syndicat national des collèges modernes. Il conserva des responsabilités après la fusion dans le Syndicat national de l’enseignement secondaire.

Selon le directeur du collège, en 1952, il s’occupait « activement du placement des élèves », s’investissait dans les œuvres périscolaires et post-scolaires comme « spécialiste et animateur précieux des coopératives scolaires ». Il établissait des rapports avec les commerçants, les hôteliers et organisait des voyages d’études pour inciter le développement de l’activité de la station. Il présenta en 1948 un mémoire au congrès international de comptabilité sur La comptabilité hôtelière. En 1952, il fut nommé professeur dans la section technique du lycée nationalisé de jeunes filles pour l’enseignement commercial.

Retraité à la fin de l’année scolaire 1960-1961, le couple vécut quelques années à Thonon puis se retira à Camaret (Vaucluse). Ils restèrent adhérents du Groupement des retraités de l’enseignement secondaire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article88078, notice JÉRY Louis, Joigny par Alain Dalançon, Jacques Girault, version mise en ligne le 16 mai 2010, dernière modification le 13 février 2018.

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F17/ 27853. — Arch. IRHSES (Bulletins du SNPES et du SNCM, L’Université syndicaliste).

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