HERVIOU Pierre, Marie

Par Jacques Girault

Né le 1er juillet 1925 Paule (Côtes-d’Armor) ; instituteur puis PEGC, principal de collège ; militant syndicaliste du SNI ; militant communiste dans le Morbihan puis en Seine-et-Oise.

Fils d’un cultivateur devenu cantonnier, communiste, Pierre Herviou devint instituteur à Maël-Carhaix (Côtes-d’Armor), tandis que ses deux frères devinrent gendarme et policier. Il épousa en décembre 1944 une future institutrice communiste, Georgette La Quéré, née à Pabu, fille d’un ouvrier communiste et d’une commerçante. Le couple eut trois enfants. Elle mourut tragiquement en 1962.

Pierre Herviou fut instituteur à Pierrefitte (Seine) en 1946, puis dans la région de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), avant de s’installer dans le Morbihan. Il enseigna notamment à Réguiny puis à Guénin.

Il adhéra au Syndicat national des instituteurs en 1949 et devint le secrétaire de la commission des jeunes du SNI dans le Morbihan à partir de 1952. Il fit partie du conseil syndical de la section départementale en 1956 puis du bureau en 1959.

Pierre Herviou adhéra aux Jeunesses communistes en 1944 puis au Parti communiste français en 1945. Il était secrétaire de sa cellule à Pierrefitte en 1946, membre du secrétariat de la section communiste de Saint-Malo et du comité de la fédération communiste d’Ille-et-Vilaine en 1947-1948. Il fut ensuite secrétaire de la cellule de Réguiny (1949-1953), puis de celle de Guesnin. Il entra au comité fédéral du Morbihan en 1956 et y resta jusqu’à la conférence fédérale de 1964. Il fut membre du secrétariat de la section communiste de Baud à partir de 1959.

Herviou fut candidat au conseil général dans les cantons de Rohan en 1955 et de Baud en 1958 (1152 voix sur 10523 inscrits, troisième position). Candidat communiste aux élections législatives de novembre 1958 dans la troisième circonscription de Pontivy, il obtint 4 706 puis 7 904 voix sur 57 089 inscrits.

À la suite de difficultés familiales (suicide de son épouse), il quitta le Morbihan pour la région parisienne. Il s’était remarié en mars 1964 à Lorient.

Devenu professeur d’enseignement général de collège, puis directeur d’un collège d’enseignement secondaire, Herviou habitait Versailles et appartenait au comité de la section communiste. Maurice Bourjol ayant refusé d’être candidat au conseil général, il fut désigné dans le canton de Versailles-Nord en 1970 et arriva en troisième position avec 1 680 voix. Pour les élections municipales de Versailles en 1977, il figura parmi les candidats de la liste d’union de la gauche.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article88106, notice HERVIOU Pierre, Marie par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 mai 2010, dernière modification le 6 juillet 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Presse nationale.

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