MASSART Albert. Pseudonymes : à Moscou VERLAINE Albert ; dans la résistance COPPIENS.

Par José Gotovitch

Né le 18 novembre 1914 à Liège, mort le 6 janvier 1981 à Liège ; ardoisier ; militant de la Jeunesse communiste ; élève de l’Ecole léniniste internationale 1935-1936 ; volontaire des Brigades Internationales ; dirigeant clandestin des Jeunesses.

D’origine ouvrière, la famille d’Albert Massart comptait quatre enfants. Ses parents s’étaient « occupés d’un commerce d’antiquités » et passèrent la guerre 14-18 à Paris où il demeura jusqu’à 7 ans. Il ne fit que cinq années d’études primaires et débuta le travail à Liège comme manœuvre ardoisier à l’âge de 15 ans. Il adhéra à la Jeunesse communiste à la fin de l’année 1932 et mena le travail de propagande dans divers conflits sociaux ainsi que parmi les chômeurs, ce qu’il était devenu depuis 1933. Il fit 17 jours de prison en 1934 avec d’autres dirigeants de la JC pour propagande illicite. Mais son inactivité professionnelle lui interdit l’affiliation syndicale. Dans sa bio de 1935, il faisait état de lectures élémentaires (brochures Marx, Engels, Lénine, Staline) qu’il disait avoir lu avec difficultés et sans « compréhension conséquente ». Membre de la section de Saint Nicolas à Liège, il constatait que le recrutement important auquel il avait procédé ne s’était pas révélé durable.

En novembre 1935, il fut reçu à l’ELI et y étudia jusqu’en juillet 1936. Il rentra en Belgique et partit assez rapidement combattre en Espagne, avec un de ses frères également membre de la JC qui y perdit la vie. L’autre frère s’était engagé à la Légion étrangère. Albert Massart fut rapatrié en 1937.

En juin 1941, il devint responsable fédéral liégeois des Jeunesses, accomplit quelques actions de sabotage, puis remplit la même fonction au Borinage. Il exerça ensuite et jusqu’en février 1943 la responsabilité nationale d’organisation. Après une interruption de trois mois pour raisons médicales, un passage à la fédération de Namur du PC et la décimation de l’équipe dirigeante des Jeunesses, il accéda à la direction nationale de celles –ci sous le pseudonyme de Coppiens en novembre 1943. Il occupait ce poste à la libération. Il en fut relevé rapidement pour des raisons mal établies et affecté un temps à la rédaction du Drapeau Rouge, fonction à laquelle il estimait lui même ne pas convenir. Renvoyé à Liège comme il le désirait, remis à la base, il fut peu après et pour un an secrétaire politique de la fédération d’Ourthe Amblève. En 1946, il entra comme agent de terrain du Ministère du Ravitaillement , alors dirigé par un ministre communiste, dans la province du Luxembourg où il s’établit à Saint Médard. Mais au départ des communistes du gouvernement, il fut mis en préavis et regagna définitivement Liège en 1947. On perd sa trace comme militant par la suite.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article88173, notice MASSART Albert. Pseudonymes : à Moscou VERLAINE Albert ; dans la résistance COPPIENS. par José Gotovitch, version mise en ligne le 4 juillet 2010, dernière modification le 13 août 2010.

Par José Gotovitch

SOURCES : RGASPI, 495 193 523. — CARCOB, dossier CCP. — Administration communale de Herbeumont.

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