JACTEL Claude, Robert

Par Jacques Girault

Né le 27 juin 1930 à Paris (XVIIIe arr.), mort le 14 mars 2013 à Granville (Manche) ; professeur puis inspecteur général de l’Agriculture ; militant syndicaliste, secrétaire général du SNETAP ; militant socialiste.

Fils d’un employé des PTT, Claude Jactel, « catholique de naissance », après avoir fréquenté l’école publique primaire Louis Blanc dans le Xe arrondissement de Paris, entra en 1941 au lycée Rollin devenu Jacques Decour. Il obtint le baccalauréat « Philosophie » en 1948. Licencié en philosophie (1952) à la Sorbonne, titulaire d’un diplôme supérieur de philosophie (1954), il partit au service militaire puis fut rappelé en Algérie (1956-1957).

Il se maria en mai 1954 à Paris (XVe arr.) avec une professeur de Français devenue inspectrice pédagogique nationale dans l’enseignement agricole public. Le couple eut trois fils.

Durant ses études il travailla comme maître d’internat au lycée Marceau à Chartres (Eure-et-Loir) en 1950, surveillant d’externat au lycée Lakanal (1954). Licencié, il devint adjoint d’enseignement à Lakanal. À son retour d’Algérie, il fut nommé AE au lycée Jacques Decour (1957) puis au lycée Hoche à Versailles, avant de devenir professeur de lettres au lycée agricole du Chesnoy à Amilly près de Montargis (Loiret) en 1958.

Professeur certifié en 1960, il devint directeur adjoint de son établissement en 1966 avant de prendre la direction du lycée agricole de Coutances (Manche) en 1967. Directeur de l’École de formation agronomique de Toulouse (Formation des enseignants de l’Enseignement agricole public) de 1975 à 198I, il devint chef du Service de l’enseignement au ministère de l’Agriculture à Paris de 1981 à 1986, puis inspecteur général de l’Agriculture de 1986 à sa retraite en 1996. Dans le cadre de ses fonctions, il présenta plusieurs rapports sur l’aménagement rural, sur l’administration forestière.

Claude Jactel, membre du Syndicat national de l’enseignement secondaire de 1952 à 1958, adhéra au Syndicat des personnels de l’Enseignement agricole, dont il devint secrétaire général en 1959. Ce petit syndicat ne réunit que 25 délégués à son congrès national de 1963 à Ahun, puis 45 à celui de limoges en 1964. il se développa surtout après sa transformation en Syndicat national de l’enseignement technique agricole public en 1965, affilié à la Fédération de l’Education nationale, résultat de la fusion des syndicats de l’enseignement agricole féminin et masculin. Jactel continua à en être le secrétaire général jusqu’en 1973. Le SNETAP n’avait pas de tendances organisées mais son secrétaire général se prononçait alors pour la tendance « Unité, Indépendance et Démocratie » lors des votes dans la FEN.

Claude Jactel, membre du Parti socialiste SFIO puis de la Fédération de la gauche démocrate socialiste depuis 1965, fut responsable de la commission nationale de l’enseignement agricole puis du Parti socialiste de 1960 à 1981. Militant dans la Fédération des œuvres laïques, athée, il était devenu franc-maçon (Grand-Orient de France) en 1989 à Paris.

Après sa retraite en 1996, il se retira à Granville dans la Manche, et milita dans la section locale du Parti socialiste. En 2008, il signa la motion « Pour faire de notre socialisme une idée neuve pour le 21e siècle », présentée par les proches de Ségolène Royal et de son mouvement « Désirs d’avenir ».

Il était chevalier de la légion d’honneur depuis 1990.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article88212, notice JACTEL Claude, Robert par Jacques Girault, version mise en ligne le 4 juin 2010, dernière modification le 1er juillet 2021.

Par Jacques Girault

OEUVRE : Eléments pour une réflexion philosophique, Agri-Nathan Education, 1987.

SOURCES : Bulletin du SNETAP. — Résumé de l’histoire du SNETAP par Marcel Debelley, congrès de Laval en 2017. — Divers sites Internet. — Anne-Marie Lelorrain, Jean-Pierre Sylvestre, Thomas André L’éducation socioculturelle dans l’enseignement agricole. Histoire, représentations et pratiques (1965-2005), Educagri Editions, 2007. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Notes d’Alain Dalançon.

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