JAMET Paul

Par Jacques Girault

Né le 23 mai 1909 à Amboise (Indre-et-Loire), mort le 25 septembre 1977 à Châtellerault (Vienne) ; professeur ; militant communiste, adjoint au maire de Châtellerault.

Fils d’un serrurier et d’une couturière, Paul Jamet, alors maître d’internat au lycée de Châtellerault, se maria en août 1934 à Châtelaillon-Place (Charente-Maritime) avec Andrée Bernuau, file d’un horticulteur de Châtellerault. Le couple eut un enfant.

Bachelier en 1927, il obtint une licence de mathématiques (certificats de calcul différentiel et intégral en 1930, de géométrie supérieure et de mécanique rationnelle en 1932, de physique générale en 1934, diplôme d’études supérieures en 1924) à la faculté des sciences de Poitiers en 1934. Maître d’internat au lycée de La Rochelle (Charente-Maritime) en 1929-1930, puis au collège de Châtellerault (1930-1934), professeur suppléant aux collèges de Loudun (Vienne, octobre-décembre 1934) puis de Châtellerault, janvier-avril 1935), il effectua son service militaire à la base aérienne de Tours (Indre-et-Loire) d’avril 1935 à mars 1936. A nouveau maïtre d’internat au coilège du Blanc (Indre, mai-octobre 1936, il devint répétiteur au collège de Châteauroux (Indre, octobre-décembre 1936) avant d’être nommé répétiteur au lycée Janson de Sailly à Paris en décembre 1936 où il s’occupa du travail des élèves de classes préparatoires. Il fut nommé professeur adjoint dans ce lycée en avril 1937.

Gréviste le 30 novembre 1938, mobilisé le 25 août 1939 à l’état-major de la subdivision aérienne de Tours, fait prisonnier le 21 juin 1940, il resta en captivité en Allemagne jusqu’au 7 juillet 1945. Il fut nommé professeur-adjoint de mathématiques au collège René Descartes de Châtellerault en 1945 et fut candidat aux fonctions de censeur dans les années 1950. Il n’obtint pas un tel poste et prit sa retraite à la fin de l’année scolaire 1968-1969.

Aux élections municipales de Châtellerault d’octobre 1947, en tête de la liste « d’union républicaine et résistante et de défense des intérêts communaux présentée par le Parti communiste français », Jamet fut élu dans la minorité et resta le leader du groupe communiste au conseil municipal de 1947 à 1959. Il fut adjoint au maire, chargé de l’éducation, dans la municipalité conduite par Bernard Percevault, radical-socialiste, de 1953 à 1959. Sous ce mandat, furent effectués entre autres, les agrandissements des collèges Marcellin Berthelot et René Descartes, la création de l’école primaire Jules Ferry, la création, avec la collaboration d’Alice Pagenault, des garderies du soir, la modernisation des cantines. Avec cette dernière, fut également projeté la création de salles de repos pour les enfants de deux à six ans, correspondant à de nouvelles conceptions éducatives.

Le conseil municipal, le 26 juin 1954, vota à l’unanimité sa proposition de protestation contre la révocation de onze ouvriers de la Manufacture d’Armes pour délit d’opinion. Pendant son mandat, il s’efforça d’aider les économiquement faibles et les enfants touchés par la cherté des études.

Battu en 1959, avec la liste communiste qu’il conduisait, pour des raisons de santé, Jamet laissa la tête de la liste communiste à Paul Fromonteil en 1965, figurant en deuxième position. Les listes communistes sur lesquelles il était en 1965, en 1966 et en 1971, furent battues

Le PCF le présenta aux élections cantonales en avril 1958. Arrivé en tête de la gauche, il la représenta au deuxième tour.

Le conseil municipal de Châtellerault décida, le 10 février 2004, de donner son nom à une voie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article88232, notice JAMET Paul par Jacques Girault, version mise en ligne le 6 juin 2010, dernière modification le 24 mars 2014.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch.Nat., AJ/16/8991, F17/29846. — Arch. mun. Châtellerault (Muriel Pergant). — Presse nationale. — Notes d’Alain Léger.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément