SUBREVILLE Guillaume

Par Jean-Pierre Bonnet

Né le 8 février 1914 à Castelnaudary (Aude), mort le 30 janvier 1992 à Dax (Landes) ; commis principal ; résistant ; secrétaire de l’Union Sud-Ouest et membre du bureau de la Fédération CGT des cheminots (1951-1960) ; militant communiste.

Fils d’un roulier, muni d’un certificat d’études primaires, Guillaume Subreville travailla d’abord comme meunier jusqu’à la période de son service militaire, qu’il effectua en 1935-1936. Entré à la Compagnie du Midi en 1937, il exerça en qualité de commis à Castelnaudary, sa ville natale, puis à Gaillac (Tarn). Fait prisonnier en juin 1940 et interné au camp de Rambervilliers, il s’évada et reprit son poste. Il joua ensuite un rôle dans la résistance tarnaise et fit partie des Forces françaises de l’intérieur (FFI) de décembre 1943 à août 1944.

Nommé à Carmaux (Tarn) en 1944, Guillaume Subreville militait au Parti communiste, auquel il avait adhéré dans le prolongement de son engagement dans la Résistance. Toutefois son rôle fut plus marqué à la CGT où il exerça des responsabilités au niveau du syndicat de Carmaux, du secteur, puis de l’Union, avant d’être élu, en avril 1951, délégué auprès du directeur général au titre de l’Union Sud-Ouest. Muté à sa demande à Paris-Austerlitz en 1952, Guillaume Subreville obtint alors une mise en disponibilité pour fonctions syndicales. En 1951, en effet, il avait été élu secrétaire de l’Union Sud-Ouest en remplacement d’Albert Nacu. Il représentait l’union au bureau de la Fédération.

En 1960, Guillaume Subreville demanda sa réintégration et fut nommé chef de brigade des trains à Orléans (Loiret). Il fut alors remplacé à la tête de l’Union Sud-Ouest par Gilbert Julis. Libéré de ses tâches syndicales, il s’investit davantage au Parti communiste. En 1963, il fut élu secrétaire à l’organisation de la section de Fleury-les-Aubrais, la cité cheminote, et membre du comité fédéral du Loiret. Il prit sa retraite en 1969.

Marié en 1937 avec Paule Maynadier, il divorça en 1955. Remarié en 1960 avec Yvonne Subercaze, employée à la SNCF et militante CGT, il fut père d’une fille née en 1959.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article8826, notice SUBREVILLE Guillaume par Jean-Pierre Bonnet, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 4 décembre 2009.

Par Jean-Pierre Bonnet

SOURCES : Arch. Fédération CGT des cheminots. — Arch. SNCF de Béziers. — La Tribune des cheminots. — Comptes rendus des congrès fédéraux. — Comités fédéraux du PCF. — Notes de Marie-Louise Goergen et de Georges Ribeill. — État civil.

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