HELLOCO Georges, François, Marie

Par Jacques Girault, Alain Prigent

Né le 24 février 1918 à Gausson (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor), mort le 22 janvier 2000 à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) ; syndicaliste, militant communiste des Côtes-du-Nord.

Fils de François Helloco, né en 1888, cultivateur à Gausson, et de Rosalie Lanoé, ménagère, Georges Helloco, après avoir fréquenté l’école primaire de Laurenan, fut interne au cours complémentaire de Loudéac. À sa sortie de l’École normale d’instituteurs de Saint-Brieuc, il fut nommé à Laurenan puis à Plémet. Il se maria avec Marie-Louise Querreux le 20 mai 1942 à Plémet. Par la suite, il enseigna au cours complémentaire de Plenée-Jugon à partir de 1956, puis fut nommé à Saint-Brieuc dans le tout nouveau collège d’enseignement général Racine.

Candidat sur la liste « Majorité confédérale » au conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs en 1947, puis sur la liste « cégétiste » en 1951, Helloco, à la suite de la démission de Guillaume Le Verge*, fut élu secrétaire général de la section départementale en 1953, dans un contexte de crise à la suite à la démission d’Alice Merrien*, accusée par l’opposition de ne pas avoir quitté une séance de la Commission administrative paritaire départementale lors de l’examen de sa situation personnelle. Éloigné de plus de 50 kilomètres de Saint-Brieuc, il céda sa place de secrétaire à Émile Thomas* en 1956 après avoir conduit la liste « Défense de la laïcité » aux élections internes en 1956. Il continua de siéger au conseil syndical sur la liste d’union dirigée par Maurice Renault* jusqu’en 1968, prenant un temps en charge les affaires laïques.

Helloco siégea pendant près de quinze ans dans toutes les instances représentatives : au Conseil départemental de l’enseignement primaire (1955-1958), à la CAPD (1959-1968) et au Comité technique paritaire (1968). Il assura le secrétariat de la commission des CEG du SNI en 1963. Dans le même temps, il fut l’un des artisans de la mise en place d’une structure permanente des parents d’élèves couvrant l’ensemble du département. Secrétaire départemental de la Fédération des parents d’élèves Cornec (1964-1968), il en fut le président jusqu’en 1981.

Helloco fut candidat au bureau national. En décembre 1953, il figurait en neuvième position sur la liste « Pour renforcer l’unité et l’efficacité du SNI ». En décembre 1955, il était en septième position sur la liste « Pour renforcer l’unité et l’efficacité du SNI. Liste d’action laïque et de défense de l’Éducation nationale », conduite par Georges Fournial. Les membres du conseil national, le 26 décembre, lui accordèrent 285 voix. Parallèlement, il fut le suppléant à la commission administrative nationale de la Fédération de l’éducation nationale en 1954 et en 1955, participant à la commission laïque.

Helloco occupait dans les réunions nationales du syndicat une place importante, apparaissant comme un des porte-parole du courant « ex-cégétiste ». Il intervenait dans les réunions du conseil national pour exprimer les orientations de sa section ; il doutait ainsi, le 7 décembre 1955, de « la sincérité laïque des socialistes ». Lors des congrès nationaux, il apportait ses réflexions. Ainsi, le 21 juillet 1955, dans la discussion du rapport moral, il regretta la discrétion du SNI en matière laïque qui contrastait, selon lui, avec la volonté d’union des laïques. Le lendemain, il apportait, dans la séance consacrée au rapport laïque, des exemples de l’action cléricale en Bretagne. Lors de la journée pédagogique avant le congrès du SNI de Brest, le 16 juillet 1958, après le rapport de Jeanne Lordon* sur « Le caractère original de l’enseignement dans les cours complémentaires et les orientations possibles des élèves », simple délégué de sa section, il notait que le succès de ces établissements en milieu rural résultait de « l’appauvrissement des campagnes ». Il souhaitait une action du SNI pour « rendre obligatoire l’enseignement ménager » dans les cours complémentaires de filles.

Militant de la cellule du Parti communiste français de Laurenan à la Libération, Helloco anima les réunions locales dans le cadre des élections législatives en 1946. Il intervint sur les problèmes de laïcité à la conférence fédérale de mars 1946. Il fut ensuite élu secrétaire de la section de Plémet. Par la suite, il continua à militer sans occuper de responsabilités dans le PCF. Il se détacha du parti après les sénatoriales de 1980. Il intervint au congrès de la section du SNI, en novembre 1980, en présence de Yannick Simbron*, dénonçant l’attitude de la fédération du PCF qui, selon lui, avait conduit à l’élection de deux sénateurs de droite défavorables à l’école publique.

Candidat sur la liste CGT au conseil d’administration de la caisse primaire de Sécurité sociale des Côtes-du-Nord le 17 novembre 1955, Helloco fut administrateur de la section départementale de la Mutuelle générale de l’éducation nationale.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article88347, notice HELLOCO Georges, François, Marie par Jacques Girault, Alain Prigent, version mise en ligne le 1er juillet 2010, dernière modification le 13 juillet 2010.

Par Jacques Girault, Alain Prigent

SOURCES : Arch. Dép. Côtes d’Armor. — Arch. de l’UD-CGT des Côtes d’Armor. — Archives de la FSU 22. — Arch. comité national du PCF. — L’Aube Nouvelle. — Ouest-Matin. — Presse syndicale. — Alain Prigent (dir.), Des salles de classe aux luttes sociales : mai-juin 1968 dans les Côtes-du-Nord, Publication FSU-22, 2009. — Notes de Laurent Frajerman. — État civil.

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