SURIEU Paul [SURIEU Antoine, Henri, dit]

Par Marie-Louise Goergen

Né le 16 octobre 1916 à Paris (XIVe arr.), mort le 26 janvier 1987 à Nevers (Nièvre) ; cheminot, ouvrier professionnel puis maître ouvrier ; déporté et résistant ; syndicaliste CGT et communiste.

Fils naturel d’une domestique âgée de vingt ans, Antoine Rosier fut légitimé par le mariage de son père Jean-Louis Surieu avec sa mère le 15 janvier 1921 à Coulanges-lès-Nevers.
Paul Surieu entra au chemin de fer comme apprenti le 6 octobre 1930, obtint son CAP de tourneur en 1935 mais ne fut nommé ouvrier qu’à l’arrivée du Front Populaire.

Il fit son service militaire en octobre 1937 dans les chars de combat et partit aux armées le 2 septembre 1939, pour enfin être démobilisé le 27 avril 1940. Il réintègre les Ateliers de Vauzelles où il devint responsable d’un groupe de distribution de tracts et de sabotages. Il était aide ouvrier à la SNCF en octobre 1941,
Désigné pour aller travailler en Allemagne, il choisit le maquis, l’un des tous premiers, et participe à plusieurs déraillements de convois allemands.
il servit dans les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) de la Nièvre du 15 mars 1942 au 12 avril 1943. Arrêté par la police de Vichy à cette dernière date, il fut déporté à Buchenwald (Allemagne), et fut rapatrié le 29 mai 1945.

Atteint de tuberculose pulmonaire, il passe un an au sanatorium, de juin 1945 à juin 1946, et fut pensionné de guerre. Sa réintégration à la SNCF n’est acquise qu’en 1953. Il accéda au grade d’ouvrier professionnel en janvier 1948, de maître ouvrier en juillet 1959, puis prit sa retraite suite à une maladie contractée hors service en juillet 1967.
Il avait adhéré aux Jeunesses communistes en 1935, et au PCF en 1941. Secrétaire de la section de Vauzelles (Varennes-lès-Nevers, aujourd’hui Varennes-Vauzelles) en 1965-1966, il fit partie du bureau de la section à partir de 1968. Il fut membre de la commission fédérale de contrôle financier de la Fédération PCF de la Nièvre de 1965 à 1968 au moins.
Secrétaire de la section de Vauzelles en 1965-1966, il fit partie du bureau de la section à partir de 1968. Il fut membre de la direction départementale du PCF et de sa commission de contrôle financier. Paul Surieu est aussi connu pour avoir été une cheville ouvrière des Nouvelles de la Nièvre, comme il l’avait été de l’Emancipateur à la Libération.
En 1965, il faisait partie du conseil syndical CGT des cheminots des ateliers.
Il occupa également plusieurs fonctions de délégué du personnel.

Paul Surieu fut titulaire de la croix du combattant volontaire 1939-1945, titulaire de la médaille militaire et fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1971.
Marié en octobre 1940 avec Paulette Lecole, il fut père de deux enfants nés en 1942 et 1946.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article8838, notice SURIEU Paul [SURIEU Antoine, Henri, dit] par Marie-Louise Goergen, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 3 janvier 2021.

Par Marie-Louise Goergen

SOURCES : Arch. SNCF de Béziers. — Comités fédéraux du PCF.— Notes de Daniel Surieur. — État civil.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément