KONERT Nicolas. Pseudonymes : Lukas, Nickès

Par Henri Wehenkel

Né le 29 mars 1891 à Hollerich (Luxembourg), mort le 16 septembre 1980 à Ballainvillers (France) ; dirigeant étudiant ; fondateur du PCL ; journaliste.

Étudiant à l’Université de Munich en 1917 Konert y fréquenta les milieux sociaux-démocrates opposés à la guerre. Il se réclama de Kurt Eisner, le futur dirigeant de l’éphémère République Populaire de Bavière, et entra en relations avec Karl Kautsky, à qui il proposa d’agir pour obtenir l’adhésion des socialistes luxembourgeois à une Internationale reconstituée. A partir de janvier 1918 Konert publia des articles dans la presse socialiste pour diffuser le marxisme et milita dans le cadre de l’Association générale des étudiants luxembourgeois influencée par l’expressionisme („Cénacle des Extrêmes“, „Étudiants socialistes antinationaux“).

En juillet 1919 Konert participa avec Ed. Reiland à la fondation du Comité pour la IIIe Internationale. Tandis que Reiland était en liaison avec la Vie Ouvrière, Konert fonda en octobre 1919 une section luxembourgeoise du mouvement Clarté. Il participa à la création des Étudiants socialistes et prit contact avec Humbert-Droz*. Après le retour de Moscou de Reiland il fut chargé en novembre 1920 de la rédaction de l’hebdomadaire communiste Der Kampf. L’échec de la grève de mars 1921 et l’absence des autres dirigeants retenus à Moscou pour le 3e congrès de l’IC provoquèrent une crise dans le parti. Contesté par la base ouvrière Konert démissionna de son poste en décembre 1921 et partit à Paris en nourrissant des ambitions littéraires. Il publia des articles sur la littérature allemande dans la revue Europe fondée par Romain Rolland et traduisit en 1933 l’auteur antifasciste Hermann Kesten.

Correspondant à Paris de la Luxemburger Zeitung et du Escher Tageblatt, il aurait soutenu le PPF de Doriot et se serait rallié au régime de Vichy. Il fut l’auteur d’un roman, Folle Jeunesse, paru en 1938.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article88557, notice KONERT Nicolas. Pseudonymes : Lukas, Nickès par Henri Wehenkel, version mise en ligne le 31 juillet 2010, dernière modification le 31 juillet 2010.

Par Henri Wehenkel

Gaston Mannes, Luxemburgische Avantgarde, Esch/Alzette 2007 - Henri Wehenkel, "Histoire de l’Assoss, les années révolutionnaires", in La Voix, juin 1963.

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