JEUSSET Jacques, Léon

Par Eric Belouet

Né le 16 janvier 1918 à Paris (XXe arr.), mort le 18 avril 1971 au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) ; chef de service aux ASSEDIC ; permanent de la JOC (1937-1938, 1945-1948) puis du MPF (1948-1951), syndicaliste CGT, membre de l’ACO.

Fils d’un livreur et d’une giletière, Jacques Jeusset, après avoir obtenu le certificat d’études primaires, travailla du 10 août 1931 au 31 août 1937 à la Banque de l’Union parisienne, aujourd’hui Crédit du Nord.

« Accroché » par la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), Jacques Jeusset fut président de la section jociste d’Orly (Seine, Val-de-Marne) avant d’occuper des responsabilités fédérales et d’accepter d’être permanent à partir du 1er septembre 1937 (ou du 31 août 1938, selon une autre source). Il fit ensuite son service militaire (1938-1939) qui se prolongea par cinq ans de détention en Allemagne. À son retour, il fut à nouveau permanent jociste, affecté à la région parisienne le 27 avril 1945, puis devint, d’avril 1946 à septembre 1948, responsable de l’équipe des permanents d’Afrique du Nord.

Après avoir quitté la JOC, Jacques Jeusset se maria à Alger (Algérie) le 28 février 1948 avec Paulette Villien (ils allaient avoir quatre enfants). Il revint en France et fut permanent du Mouvement populaire des Familles (MPF) à Albi (Tarn) du 4 septembre 1948 au 31 janvier 1950, puis fut appelé à Paris où il prit la responsabilité de l’équipe parisienne (1er février 1950-7 octobre 1951) du MPF qui prit le nom de Mouvement de libération du peuple (MLP) en 1951. En novembre 1950, il participa, avec deux autres dirigeants du MPF (Laurence Bontron et Paul Rodi*) au IIe congrès mondial des partisans de la paix, tenu à Varsovie. La fin de son activité de permanent du MLP coïncide avec la scission que connut cette organisation en 1951, mais on ignore si Jacques Jeusset fit le choix du MLP, du MLO ou, comme bon nombre de militants désapprouvant la scission, celui d’une mise en retrait de cette activité militante.

Fin 1951, Jacques Jeusset entra au ministère du Travail en qualité de contrôleur de la main-d’œuvre nord-africaine (15 février 1952-28 février 1959). Entré à l’ASSEDIC comme chef de service le 28 février 1959, il le demeura jusqu’à son décès le 18 avril 1971 et milita syndical à la CGT (cadres). Il était également membre de l’Action catholique ouvrière (ACO) depuis sa création.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article88768, notice JEUSSET Jacques, Léon par Eric Belouet, version mise en ligne le 20 août 2010, dernière modification le 7 septembre 2010.

Par Eric Belouet

SOURCES : Arch. JOC (SG), fichier des anciens permanents. — Archives JOC : certificats de travail. — Notice DBMOF. — Les Cahiers du GRMF, volumes 4, 9 et 11. — État civil de Paris.

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