TASSERIE Yves, Jean, Raymond

Par Michel Gorand

Né le 17 avril 1944 à Darnétal (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; secrétaire du syndicat CFDT des cheminots de Rouen (1970-1974) ; secrétaire général adjoint (1983), puis secrétaire général des cheminots CFDT (1986-1992) ; membre du conseil d’administration de la SNCF (1993-1998) ; membre du secrétariat national et de l’exécutif FGTE (1993-1998).

Fils de Raymond Tasserie, maçon puis conducteur routier, Yves Tasserie entra à la SNCF en septembre 1958 comme apprenti à l’atelier de Quatremarre près de Rouen (Seine-Maritime). Affecté en 1961 au dépôt de Sotteville comme ouvrier professionnel après son apprentissage, il se syndiqua à la CGT de 1961 à 1965.
Il fut promu technicien en 1967, se syndiqua à la CFDT, devint secrétaire de la section syndicale du dépôt de Sotteville à partir de 1968 et le demeura jusqu’à 1974. À partir de 1970, il fut élu secrétaire du syndicat des cheminots CFDT de Rouen et membre du bureau de l’Union professionnelle (UPR) de Rouen, chargé de l’action professionnelle à partir de 1971. Yves Tasserie participa à l’animation locale et régionale lors de la grève de juin 1971. À partir de cette date, il participa à tous les congrès fédéraux. Dans la période 1970-1978, il siégea au comité mixte d’établissement du dépôt de Sotteville et au comité mixte professionnel (CMPR) de la région de Rouen. Dès fin 1977, il fit partie du groupe technique national du Matériel, chargé plus spécialement des problèmes d’apprentissage. Lors du congrès de l’Union fédérale des Cadres (UFC-CFDT), d’octobre 1977 à Dourdan (Essonne), il fut élu à l’Équipe animatrice de l’UFC
Yves Tasserie fut élu au secrétariat de l’Union fédérale des cheminots CFDT lors du congrès difficile de Loctudy en mai 1980, ainsi qu’au conseil fédéral de la Fédération générale du Transport et de l’Équipement (FGTE). À cette époque, il conduisait régulièrement la délégation CFDT à la commission du statut, notamment pour les débats sur l’amélioration des conditions de travail (PS 4). Suite aux élections professionnelles du 12 février 1981, il devint le délégué titulaire CFDT du personnel maîtrise auprès du directeur général de la SNCF jusqu’à fin 1982. Il fit partie de la délégation CFDT dans les groupes de travail de 1982 sur les droits des travailleurs avant la parution de la Loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI) de décembre 1982.
En mai 1983, lors du congrès de Saint-Pol-sur-Mer, où les relations internes furent pacifiées, Yves Tasserie fut élu secrétaire général adjoint de l’équipe animatrice des cheminots CFDT et à ce titre participa en septembre aux négociations pour la mise en place des nouvelles institutions représentatives à la SNCF. Il fut dégagé comme permanent syndical fin 1984. Il devint secrétaire général des cheminots CFDT et membre du secrétariat national FGTE à partir du congrès de Lamoura en octobre 1986. Il fut confronté, dès la fin de l’année, à la grève de longue durée de décembre 1986-janvier 1987 et prit part à l’animation et aux négociations.
Yves Tasserie siégea au Conseil national des transports (CNT) de 1986 à 1989, ainsi qu’au comité paritaire Fer européen de 1986 à 1989. Lors du congrès de Cauterets des 24-26 mai 1993, il fut élu au secrétariat national FGTE et à l’exécutif, chargé du secteur Organisation, puis renouvelé dans ses responsabilités lors du congrès FGTE de Chambéry en novembre 1996. En février 1993 Bruno Dalberto devint le secrétaire général des cheminots CFDT suite à l’élection d’Yves Tasserie comme représentant du personnel au conseil d’administration de la SNCF, où il siégea jusqu’en février 1998.
Après avoir siégé cinq années au CA de la SNCF et en accord avec son organisation, Yves Tasserie reprit du service à la SNCF comme conseiller social du directeur général de la SNCF. Nommé ingénieur principal adjoint courant 1998, il prit sa retraite le 17 avril 1999.
Conseiller municipal dans son village de Seine-Maritime à partir de 1974, puis élu maire adjoint à partir de 1982, il adhéra au Parti socialiste en 1993. Présent au congrès extraordinaire des cheminots qui vota la désaffiliation de la CFDT le 6 novembre 2003, Yves Tasserie quitta alors la CFDT, en désaccord avec l’attitude confédérale. Il avait vécu en responsabilité nationale la période où la représentation CFDT chez les cheminots fut la plus importante : de 25,2 % en 1981 jusqu’à 29,7 % en 1989 aux élections des délégués du personnel.
Yves Tasserie est marié et père de quatre enfants dont trois sont cheminots.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article8893, notice TASSERIE Yves, Jean, Raymond par Michel Gorand, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 27 avril 2020.

Par Michel Gorand

SOURCES : Arch. Fédération CFDT des cheminots. — Correspondances avec le militant, 2004-2005.

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