BERTRAND Alexandre, Antoine, Marius

Par Jacques Girault

Né le 9 mars 1878 à Draguignan (Var), mort le 2 mars 1936 dans sa ville natale ; chauffeur à la compagnie de chemins de fer PLM à Carnoules (Var) ; militant socialiste.

Fils d’un jardinier, non propriétaire, d’opinions socialistes, Alexandre Bertrand reçut tous les sacrements catholiques. Après son service militaire à Antibes (Alpes-Maritimes) dans l’infanterie, devenu serrurier, il se maria à Draguignan en octobre 1903 avec une native de Draguignan, fille de négociants. Le couple eut deux enfants.

Devenu ajusteur puis chauffeur à la compagnie de chemins de fer PLM au dépôt de Carnoules (Var), membre du conseil d’administration du cercle de la Démocratie sociale, socialiste SFIO, il animait une manifestation considérée comme antimilitariste : des militaires avaient été reçus par le cercle « comme des frères » selon la protestation qu’il signa avec les autres membres du conseil d’administration, le 26 août 1917. Le cercle, en effet, avait été fermé une semaine plus tôt. À la suite d’une intervention du député Pierre Renaudel, la fermeture fut simplement limitée aux militaires le 6 septembre.

Bertrand figurait sur la liste à majorité socialiste qui fut battue aux élections municipales le 30 novembre 1919. Il obtenait personnellement 153 voix sur 436 inscrits. Il composait pour le cercle, dont il était le vice-président, des revues qui avaient grand succès. Gréviste en février et en mai 1920, il ne fut pas révoqué.

À la différence de la plupart des membres de la section socialiste SFIO, il ne passa pas au Parti communiste après la scission et quitta en 1922 le cercle devenu « cercle ouvrier et paysan ». Aux élections municipales de 1925, trois listes s’affrontèrent : les sortants qualifiés de « radicaux », les communistes et les représentants du Cartel des Gauches. Ceux-ci lancèrent un appel dans le Petit Provençal, le 2 mai 1925 : « Nous sommes toujours les partisans d’une entente locale pour la formation d’une liste unique d’apaisement composée de républicains intègres. » Le 3 mai 1925, cette liste arrivait en troisième position, Bertrand recueillant 98 voix sur 460 inscrits. Ses candidats se retirèrent. Bertrand ne parut plus dans la vie municipale de Carnoules.

Sur les listes électorales de Carnoules en 1924, sa profession était « chef de train ». Il était mécanicien selon des témoignages. Retraité le 1er mai 1929, il s’installa à Draguignan. Ayant cessé toute activité professionnelle, il militait probablement dans la section socialiste SFIO de la ville.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article891, notice BERTRAND Alexandre, Antoine, Marius par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 30 novembre 2022.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 2 M 7 24 1, 30 1, 31 1 ; 4 M 43. — Presse locale. — Sources orales. — Renseignements fournis par son fils.

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