GUILLOT Claude, Henri, Paul

Par Michel Dreyfus

Né le 16 février 1923 à Saint-Affrique (Aveyron), mort à Saint-Affrique le 11 juillet 2009 ; mécanographe puis employé EGF ; syndicaliste CGT et GNC, secrétaire de la Fédération CGT de l’Énergie (1956-1966), administrateur de la CCAS.

Fils d’un employé de banque et d’une femme au foyer, Claude Guillot suivit sa scolarité dans un établissement dirigé par des ecclésiastiques dont il garda le plus mauvais souvenir. Après avoir obtenu son BEPC, il entra en 1940 à la Société Gorgue et Tarn en qualité de mécanographe puis fut embauché dans les Chantiers de jeunesse. À la Libération, il travailla à EDF-GDF à Saint-Affrique où il habitait en 1956 ; en 1964, à la suite du transfert du siège de Saint-Affrique à Rodez, il fut muté au Centre de distribution mixte d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) où il fut agent commercial.

Claude Guillot, qui avait adhéré à la CGT clandestine en 1941, exerça des responsabilités syndicales à partir de 1948 : le syndicat de son centre ayant, dans sa très grande majorité, rallié la Fédération Force ouvrière des Industries de l’énergie électrique et du gaz, Claude Guillot fut invité par Clément Delsol au congrès constitutif de la Fédération Force ouvrière des industries de l’énergie électrique et du gaz mais il refusa de s’y rendre. Il maintint une section de la CGT dont il devint le secrétaire. Il fut porté en 1953 à la présidence de la Caisse mutuelle complémentaire d’action sociale (CMCAS) de Saint-Affrique-Rodez et entra la même année au comité de la Fédération CGT de l’Éclairage. Aux côtés de Marcel Brunot*, Gérard Brocas* et Jean Nazon* et à partir de 1963 de Paul Chaumont* qui, comme lui, n’appartenaient pas au Parti communiste, il fut appelé à siéger au secrétariat de la Fédération en tant que secrétaire ou secrétaire non permanent lors du XXe congrès fédéral (Paris, 1956) et remplit cette fonction jusqu’au congrès du Havre en 1966 : c’est alors que fut décidée la suppression des mandats des secrétaires non permanents. Le nombre de non communistes appartenant au secrétariat de la Fédération décrut fortement à partir de cette date comme Claude Guillot en fit lui-même le décompte. Mais il resta au bureau fédéral jusqu’au XXVIIe congrès de la Fédération (Le Touquet, juin 1979) où il fut élu à sa commission exécutive. Il demanda alors à être relevé de ses responsabilités.

Le 14 décembre 1949, il avait été élu pour la CGT au conseil d’administration du Conseil central des œuvres sociales (CCOS) et de 1960 à 1964, il fut également administrateur ou administrateur suppléant de la Caisse centrale d’activités sociales (CCAS) ; il le fut à nouveau de 1978 à 1985. En 1953, il avait été élu président de la CMCAS de Saint-Affrique. En avril 1967, il fut élu au bureau du Groupement national des cadres (GNC) lors de son Xe congrès et le resta lors des deux congrès suivants. En 1979, il était membre du collectif de direction de la section du GNC de Marseille-Provence. De 1963 à 1980, il représenta la Fédération à la Commission supérieure nationale du personnel (CSNP) et de 1964 à 1983 au Comité national de la médecine du travail (CNMT).

Enfin en 1979, il succéda à René Le Guen* à la présidence du conseil de gestion du centre de diagnostic et de soin CCAS de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence). Il y conserva ses fonctions jusqu’en 1988.

À sa mort, la FNME-CGT écrivait : « Avec son expérience, il était un ardent défenseur des droits statutaires du personnel. Sa connaissance du statut national incitait la crainte et le respect de la part des directions. (...) Syndiqué jusqu’à son décès, Claude demeurait attentif à la vie de la fédération. »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article89228, notice GUILLOT Claude, Henri, Paul par Michel Dreyfus, version mise en ligne le 21 septembre 2010, dernière modification le 27 août 2016.

Par Michel Dreyfus

SOURCES : Archives FNE-CGT : déclarations des organismes dirigeants XXe et XXIVe congrès, CCOS, CCAS — « Claude Guillot n’est plus », article du site internet de la FNME-CGT (septembre 2009) —René Gaudy, Les porteurs d’énergie, Paris, Temps Actuels, 1982. — Force militant, n° 273, (ou 173), 1979. — Renseignements fournis par l’intéressé (mars 1996).

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