HOLLEBECQ André

Par Michel Dreyfus

Né le 9 juin 1924 dans le Nord ; lithographe puis électromécanicien EDF ; militant de l’ACO ; syndicaliste CFTC puis CFDT, secrétaire adjoint de la Fédération CFTC puis CFDT des IEG (1963-1970).

Son père, ébéniste, était d’origine belge et fut naturalisé français. L’un de ses frères, d’abord séminariste, fut président de l’Union locale CFTC puis CFDT d’Halluin (Nord) et l’une de ses belles-soeurs fut l’unique représentante de la CFDT élue, sur le plan national, à la Caisse de retraite des clercs de notaire. Après avoir obtenu le certificat d’études, André Hollebecq travailla comme lithographe dans une imprimerie de février 1939 jusqu’en novembre 1942. Il avait adhéré aussitôt à la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et c’est là qu’un de ses amis lui suggéra de solliciter un emploi d’apprenti électromécanicien à la centrale thermique de Comines. En mai 1945, sa formation terminée, il fut mécanicien d’entretien. Dans les années cinquante, il travailla dans une nouvelle centrale bâtie à Comines puis à partir de 1959, il travailla à la centrale des Anserailles à Wavrin dans le Nord jusqu’à sa mise à la retraite en 1979. Il s’était marié en 1957.

André Hollebecq commença à militer à la CFTC dans un syndicat rattaché à celui du centre de Lille en 1945 ou 1946 et, en 1948, il devint collecteur syndical. Dès lors, il fut membre de son conseil syndical et le resta jusqu’en 1979. En 1957, il fut élu au comité directeur de la Fédération CFTC Gaz-Électricité puis en 1963, détaché à mi-temps, secrétaire adjoint pour suivre les services nationaux ; il y appartint jusqu’en 1970. En 1964, il avait été parmi ceux qui avaient rejoint la CFDT et il avait été détaché à temps complet pour remplir ses tâches syndicales, ce qu’il fit jusqu’à la veille de son départ à la retraite. Il prit en charge la région du Nord de la CFDT jusqu’en 1968, fut secrétaire de l’Union régionale et entra au Comité confédéral national de la CFDT. Il prit également part à la réunion mensuelle de tous les permanents du Nord-Pas-de-Calais dirigée par André Glorieux et participa à de nombreux stages de formation.

Après son départ à la retraite, il prit une « année sabbatique » puis déménagea à Pernes-les-Fontaines (Vaucluse) et poursuivit son militantisme chez les retraités des industries électrique et gazière de ce département. Par ailleurs, il avait commencé à militer à l’Action catholique ouvrière (ACO) de sa création en 1950 jusqu’en 1996 et il fut le représentant de la région de Lille au niveau national. Toutes ces tâches militantes se firent parfois au détriment de sa vie familiale, comme il le reconnut lui-même.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article89245, notice HOLLEBECQ André par Michel Dreyfus, version mise en ligne le 21 septembre 2010, dernière modification le 13 août 2013.

Par Michel Dreyfus

SOURCES : Arch. FGE-CFDT : candidatures et élections. — Gaz-Électricité, n° 81 (novembre 1957), 99 (mai 1960), 144 (novembre 1964), 172 (décembre 1967), 191 (mai 1970), 211 (avril 1973). — Notice fournie par l’intéressé (janvier 1996).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément