NÉDÉLEC Lucien dit Pierre Mallet

Né le 22 janvier 1909 à Paris (XVIIIe arr.) ; suit les cours de l’ELI en 1935 après le congrès de l’ICJ.

Son père, employé à la Société du gaz de Paris était le seizième et dernier enfant d’un inspecteur de l’enseignement à Morlaix dont la famille comprenait des ingénieurs, des officiers, des instituteurs, c’était un « catholique, patriote, syndiqué réformiste chrétien, un élément petit bourgeois ». Sa mère, ouvrière couturière à domicile, était plutôt une révoltée contre l’exploitation. Lucien Nédélec, est frère de Charles Nédélec (voir ce nom). Il devint apprenti tourneur à l’âge de 14 ans. Il adhéra à la FNJCF sous l’influence de son frère Charles en avril 1926. Il était adhérant aux Jeunes gardes antifasciste et de en 1929. Il remplaça Armand Latour au service des liaisons pour le Premier août 1929. Il resta à ce poste jusqu’en octobre 1929. Cette même année, il fut reformé asthme. Après avoir été permanent, il fut retiré du service des liaisons et envoyé travailler chez Alsthom à Saint-Ouen où il anima la grève du début janvier 1930. II venait d’être élu membre du Comité central des Jeunesses communistes à l’issue du congrès des 6-10 novembre 1929. Il avait suivi deux écoles en 1929. Il dit dans son autobiographie du 29 mars 1936 avoir été mis à l’écart par le groupe et avoir eu de mauvais rapport avec Louis Coutheillas puis avoir travaillé chez Citroën Javel dans le XVe arrondissement de Paris. Il fut délégué de cette entreprise au congrès de la CGTU en novembre 1931. Il y travailla jusqu’en 1932. Au début 1932 au secrétariat de Jacques Duclos puis l’année suivante fut responsable de l’appareil antimilitariste. Il restait par ailleurs membre du Comité central de la FNJCF, en 1934 il travaillait à l’administration de la Fédération. Il était considéré comme un des meilleurs élèves de l’école avec Leroy, Testu, Faillé. Il semble qu’il ait participé à une école spéciale. Il ne voulait pas diriger de région et partit comme volontaire en Espagne républicaine d’octobre 1937 au 13 novembre 1938. Il appartint au 10e bataillon de la 14e Brigade internationale.
Il se trouvait à Marseille à la veille de la guerre et habitait dans le quartier ouvrier de la Belle-de-Mai. Dans la notice qu’elle lui consacrait le 27 décembre 1941, la police considérait qu’il n’avait pas répudié le communisme et qu’il était, « de source certaine », membre du parti clandestin et de la commission d’enquête que celui-ci avait créée. Son internement était proposé. Il avait été acté par un arrêté signé le 20 décembre 1941. Il fut envoyé au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn). On ne sait quand il fut libéré. Le fait est qu’il figurait sur la liste noire publiée par Rouge Midi en juillet 1942 comme suspect proche du groupe Pastor, un communiste ayant créé un groupe de résistance dissident du PC.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article89479, notice NÉDÉLEC Lucien dit Pierre Mallet , version mise en ligne le 30 septembre 2010, dernière modification le 17 juin 2020.

SOURCE : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, 5 W 213. — Arch. AVER ; RGASPI 495/270/685 trois autobiographies ( 29 mars 1936, 4 février 1934 et 11 novembre 1932). — Notes de Sylvain Boulouque et de Jean-Marie Guillon.

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