THÉVENIN Georges. Pseudonyme à l’ELI : PAUL Georges

Par Claude Pennetier

Né le 14 janvier 1917 à Paris (XIVe arr.), mort le 10 septembre 1976 à Paris (XIIIe arr.) ; employé de bureau et coiffeur ; élève de l’École léniniste internationale de septembre 1936 à janvier 1937 ; secrétaire général de l’Assemblée des prisonniers de guerre de la Seine en 1947 ; conseiller de l’Union française ; un des responsables de la Polex.

Fils d’André Thévenin, employé de banque sympathisant communiste à l’époque du Front populaire, puis militant à la Libération, et de Suzanne Gilsoul, couturière qui fut également communiste, Georges Thévenin obtint le brevet élémentaire. Lycéen, il avait adhéré au PC en 1931, aux JC en 1932 et à la CGTU en 1934. Membre du rayon Paris-Nord dont il sera secrétaire (il est dit aussi membre du bureau de la région Paris-Nord), il fut un militant actif du mouvement lycéen et du mouvement contre la guerre et la fascisme. Envisagé comme membre du comité central des JC, il fut écarté : “on lui a dit qu’il devait d’abord avoir une profession” (note de Latarget). Sa présence à l’ELI, envoyé par l’ICJ, se situe entre septembre 1936 à janvier 1937. Il entra alors au comité région communiste de Paris-Nord. Il fut à l’armée de septembre 1937 à la guerre. La pacte germano soviétique ne l’avait pas ébranlé : “Confiance dans le PC et dans l’URSS. Rapidement compréhension de la décision soviétique” note-t-il en 1947. Il resta en contact avec Lucien Dorland des Jeunesses communistes, par l’intermédiaire de sa femme. Il s’était marié le 17 août 1939 à Paris (Ve arr.) avec Suzanne Serre, dactylographe, communiste et était père depuis 1940. Lors d’une permission chez sa belle-mère qui logeait Joannès, il eut un contact direct avec le parti et organisa la propagande dans son régiment.

Prisonnier de guerre au stalag 5C Appenveïr (Bade) de juin 1940 à janvier 1941, il fut à Hawack jusqu’en février ou mars 1941 puis a Nagold en octobre 41 où il organisa une cellule de quatre membres. Lors d’une tentative d’évasion en octobre 1941, il fut repris au Rhin en face Strasbourg. Blessé avec une jambe cassée, il séjourna en prison. Malgré plusieurs opérations, la jambe se remit mal. Il séjourna à l’hôpital à Raastadt Bade d’octobre 1941 à avril 1942 où il fut en contact avec un comité gaulliste, puis à l’hôpital de Ravensbrück jusqu’en mars 43. Il fut rapatrié en France comme blessé en mars 1943.

De 1943 jusqu’à la Libération, il fut clandestin à Paris (rue de la Chaussée d’Antin) : “A ma libération fin 1943, prise de contact avec le Parti par le camarade Dewerpe (fusillé), ancien militant des JC puis avec le camarade Cohen Francis. Sur décision du Parti, j’ai milité au MNPGD [mouvement national des prisonniers de guerre] sous le nom de Leblanc ; d’abord adjoint du camarade Burgeaud comme responsable adjoint puis comme responsable de la région parisienne de ce mouvement. Mes responsables étaient au titre du Parti : d’abord le camarade Robert Paumier puis Pierre Burgeaud.”

Secrétaire général permanent de l’Association de la Seine des prisonniers de guerre (1944-1948), il fut vice-président national. Il était domicilié 36 rue de Saint-Prix à Saint-Leu-la-Forêt (Seine-et-Oise). Il était conseiller de l’Union Française depuis 1947. Lecteur de la littérature militante, il déclarait avec connaître la plupart des ouvrages de Marx, Engels, Lénine, Staline édités en France, sauf Le Capital et Matérialisme et empiriocriticisme de Lénine.

Le PCF lui fit suivre l’école centrale de 4 mois, d’octobre 1954 à février 1955 : “Camarade très intelligent, expérimenté, qui a suivi l’école avec beaucoup de conscience et d’esprit de responsabilité, très travailleur. A paru très modeste et fraternel. De jugement réfléchi et pondéré - ferme ; a acquis une autorité certaine dans l’École et a été un élément d’unité et un stimulant au travail. Un des meilleurs élèves de l’école.”

Il fut un des responsables de la « Polex », sous Thorez puis sous Waldeck Rochet, lsous le direction de Raymond Guyot, soutenu avec Marius Magnien, Georges Thévenin et Jacques Denis. En 1965, il était chargé des relations avec les démocraties populaires.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article89511, notice THÉVENIN Georges. Pseudonyme à l'ELI : PAUL Georges par Claude Pennetier, version mise en ligne le 8 octobre 2014, dernière modification le 8 octobre 2014.

Par Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, 495 270 25 : information de R. Guyot, septembre 1935 et de Latarget, 1939 ; 495 270 1734. — Arch. PCF, questionnaire du 2 octobre 1947. — Arch. Claude Batal, Renseignements généraux, « Le Parti communiste dans le Département de la Seine », novembre 1965, p. 50, CHS du XXe siècle. — État civil.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément