VEINTIMILLA-DOLZ Julian

Par Thierry Girard

Né le 10 février 1891 (ou 16 février) à Andilla (Espagne), mort en 1973 ; maçon à Marseille ; communiste ; retourné un Espagne pour défendre la République.

Né à Andilla, Espagne, village de la région de Valence, Julian Veintimilla-Dolz vint en France en 1916, où il travailla comme ouvrier agricole dans les vignes, à Poussan, au-dessus de la ville de Sète, avec sa famille, dont José Veintimilla, qui était né en 1915, et qui fut un brigadiste. La famille Veintimilla s’installa à Marseille, au vallon du Marinier, à l’Estaque, en 1924. Au début, dans une petite maison près du tunnel, ensuite, au Boulevard du Belvédère, dans une maison qu’il avait construit de ses mains. Car Julian, à Marseille, fut maçon.

Communiste convaincu, comme son fils, José, il assista au départ de son fils, en octobre 1936, dans le Ciudad de Barcelona, bateau qui alla jusqu’à Alicante emmenant les futurs brigadistes à Albacete.

Quelques mois plus tard, devant le peu de nouvelles de son fils, qui se battait pour défendre Madrid, Julian vendit la maison de Marseille, au vallon du Marinier, à l’Estaque, et retourna avec sa petite famille en Espagne, pour essayer de trouver son fils José. Ils revirent José, une dernière fois, à Barcelone, puisqu’il partit, cet été 1937, en URSS où il resta dix-neuf ans !

Julian, sa femme et sa fille Theresa, restèrent à Madrid, et travaillèrent à l’hôtel Gaylor, QG des russes à Madrid. D’après sa fille, Julian fut l’homme à tout faire, et servit la cause républicaine comme chauffeur et en travaillant pour les forces de l’ordre.

Lors de la défaite républicaine, Julian retourna en France, et après un détour par le camp d’Argelès, il fut employé dans une propriété appartenant à un notaire marseillais, à Malemort, village du Vaucluse, où il retrouva son épouse et sa fille. En 1945, il retourna à Marseille, à l’Estaque, au vallon du Marinier, et habita, jusqu’à sa mort, dans une maisonnette sur le chemin de la Poudrière, à l’Estaque, à Marseille.

Il resta communiste, même si sa foi vacilla, après le retour de son fils des camps de la Vorkuta, en 1956.

Il décéda en 1973.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article89549, notice VEINTIMILLA-DOLZ Julian par Thierry Girard, version mise en ligne le 4 octobre 2010, dernière modification le 4 octobre 2010.

Par Thierry Girard

SOURCE : Renseignements recueillis après de la famille par Thierry Giraud.

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