GITS Micheline

Par Éric Belouet

Née le 29 septembre 1922 à Somain (Nord), morte le 15 mai 2019 à Somain ; institutrice puis directrice d’école professionnelle privée ; militante jociste du Nord, permanente de la JOCF (1946-1949).

Fille d’un petit artisan serrurier-zingueur et d’une mère sans profession, tous deux catholiques pratiquants, Micheline Gits avait trois sœurs. Elle fréquenta l’école libre Sainte-Anne de Somain jusqu’en 1939 et obtint le brevet élémentaire. De 1939 à 1946, elle enseigna aux garçons de la première classe élémentaire de l’école Saint-Joseph. Au cours de cette période, elle adhéra à la JOCF, découverte en 1937 à l’occasion d’un meeting à Somain où elle s’était rendue avec ses sœurs. Elle fut permanente de la JOCF de 1946 jusqu’au 30 septembre 1949, rémunérée par le diocèse de Cambrai.

À la fin de son mandat de permanente, Micheline Gits continua quelque temps à militer à la JOCF, s’occupant notamment des apprenties (14-17 ans). Sur le plan professionnel, on lui proposa, malgré son jeune âge, de diriger le cours professionnel qui était en train de voir le jour à Somain et qui comptait une quarantaine d’élèves à sa création. En 1955, ce cours devint l’École technique privée Hélène-Boucher et se transforma ensuite en lycée technologique accueillant 700 élèves. Micheline Gits assura la direction de cet établissement jusqu’à son départ à la retraite en 1984.

Micheline Gits chercha à adhérer à l’ACO, mais on lui en refusa l’entrée en raison de son statut de directrice d’école. Elle participa pendant plusieurs décennies à des activités paroissiales, notamment l’animation du catéchisme, et adhéra à l’ACGF. Après sa retraite, elle participa au Mouvement chrétien des retraités.

En 2008, Micheline Gits était toujours domiciliée à Somain où elle décéda en 2019.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article89554, notice GITS Micheline par Éric Belouet, version mise en ligne le 4 octobre 2010, dernière modification le 6 mars 2021.

Par Éric Belouet

SOURCES : Arch. JOCF (SG), fichier des anciennes permanentes. — Marie-Hélène Deleforge, Hélène Guillaume, Une école au pays de la mine. Un peu à la fois, L’Harmattan, 2000, 128 p (iconographie).

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