RAGON Marcel

Par Claude Pennetier

Né le 2 avril 1912 à Sancoins (Cher), mort le 10 novembre 1991 à Saint-Hilaire-de-Riez (Vendée) ; instituteur puis administrateur civil aux contributions indirectes ; militant communiste du Cher puis élu gaulliste de Vendée ; secrétaire général du syndicat national CGT des agents des Contributions indirectes (1945-1947), secrétaire général de la Fédération des Finances (1947-1948) et secrétaire général de l’Union générale des Fédérations de fonctionnaires (1948-1950).

Élève à l’École normale de Bourges à partir de 1928, Marcel Ragon créa en 1929 un groupe de l’Union générale des étudiants de l’Enseignement comprenant une douzaine d’élèves. Il était membre des Jeunesses communistes. Son activité se traduisit par l’adhésion de plusieurs anciens élèves de l’École normale au Parti communiste mais, par la suite, il s’éloigna lui-même du mouvement communiste. Instituteur à Osmery (Cher) en 1931, il partit en 1932 à Reims, ayant été admis au concours des contributions indirectes.

Après son service militaire, Marcel Ragon exerça les fonctions de contrôleur des contributions indirectes à Nevers où il milita au sein de la section syndicale de son administration. Il fut admis au concours de l’administration centrale et gagna Paris en 1942.

Entre temps, il avait été mobilisé. Ayant regagné Nevers, il participa aux mouvements de résistance (Libération-Vengeance) tant dans la Nièvre qu’à Paris. Menacé d’arrestation, il échappa à la Gestapo le 10 mai 1944 et rejoignit les maquis de la Nièvre. En contact avec des officiers mandatés, il participa à la mise en place du service de Sécurité militaire clandestin d’abord, puis officiel après la Libération. Démobilisé le 22 juin 1945, il reprit son travail au ministère des Finances et ses activités syndicales.

Rédacteur principal à la direction générale (1942), puis administrateur civil (1946), il assura les fonctions de secrétaire puis de secrétaire général du syndicat national CGT des agents des Contributions indirectes (1945-1947), de secrétaire général de la Fédération des Finances (1947-1948) et de secrétaire général de l’Union générale des Fédérations de fonctionnaires (1948-1950).

Il fut détaché de 1951 à 1955 auprès du Comité permanent des foires et manifestations économiques à l’étranger puis, de 1955 à 1961, auprès d’une entreprise de l’industrie chimique intéressant l’économie nationale et réintégré le 1er janvier 1962 au ministère des Finances. Pendant les années 1962-1964, plusieurs cabinets ministériels l’intégrèrent comme chargé de mission. En mars 1965, il devint maire gaulliste de Croix-de-Vie (Vendée) puis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en janvier 1967. Réélu en mars 1971, il fut battu en mars 1977. Directeur des services fiscaux de Loire-Atlantique (1970-1971), il termina sa carrière comme conservateur des hypothèques à Quimper (1972-1977).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article89650, notice RAGON Marcel par Claude Pennetier, version mise en ligne le 9 octobre 2010, dernière modification le 31 mars 2021.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Cher, 25 M 28. — Témoignages d’anciens élèves de l’École normale de Bourges. — Renseignements communiqués par Marcel Ragon. — André Narritsens, Le syndicalisme des indirectes (1940-1968), Institut d’histoire sociale, 2005.

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