LAÏ Antoine

Par Antoine Olivesi

Né le 18 octobre 1907 à Ajaccio (Corse), mort le 21 juin 1992 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; militant communiste de Marseille ; résistant.

Antoine Laï.

Fils de Gavino Laï, journalier, et de Giuseppina Fada, Antoine Laï naquit dans une famille d’origine sarde. Journalier, il habitait dans le quartier de la Villette à Marseille. Il milita d’abord dans les rangs de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) puis adhéra au Parti communiste. Secrétaire de la cellule Kraemer à partir de 1935, puis secrétaire de section, il fut classé parmi les suspects en 1939.

Sous l’Occupation, Antoine Laï entra dans la clandestinité et rejoignit la Résistance. Appartenant au groupe Mérot, il fut arrêté le 30 mars 1941 avec vingt-deux autres militants et condamné à dix ans de travaux forcés. Il s’évada de la prison de Toulon et participa, en août 1944, à la libération de Marseille avec des contingents de la MOI.

Devenu, en 1947, chef d’équipe docker, il s’occupa surtout des associations de combattants de la Résistance et des victimes de la déportation. Membre du MRAP (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix), secrétaire de l’ANACR de Marseille, il animait aussi le Groupe d’études et de documents d’histoire de la Résistance (GEDHR).

Marié une première fois en octobre 1933, veuf et père d’une fille, Raymonde, il se remaria à Marseille en juin 1941 avec Marie Piras (dite parfois Anne Marie), veuve aussi et habitant l’appartement mitoyen, mère de trois enfants, Marie, Jeannot et Albert. Antoine et Marie eurent quatre enfants : Josette, Raoul, Jean-Pierre, et Huguette.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article89671, notice LAÏ Antoine par Antoine Olivesi, version mise en ligne le 10 octobre 2010, dernière modification le 16 septembre 2021.

Par Antoine Olivesi

Antoine Laï avec Espérance, sa première femme qui mourut à 26 ans d’un cancer.
Antoine Laï.
Antoine Laï avec sa dernière épouse, Marie Piras.
Marie et Antoine Laï avec leurs petits-enfants
La famille d’Antoine à Gênes. Le père en haut.

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du Rhône, M6/11051 et séries suivantes (mars-avril 1941). — Arch. Dép. Var, 3 Z 430. — Le Petit Var, 10 octobre 1941. — La Marseillaise. — Le Provençal, 1er septembre 1981, août-septembre 1984, 19 avril 1987. — Indicateur marseillais, 1945-1980. — Madeleine Baudoin, Thèse, op. cit — Marcel P. Bernard, Les Communistes dans la Résistance, op. cit. — Entretien avec le militant. — Renseignements fournis par G. Righetti et par Jean-Marie Guillon.— Etat civil. — Sources familiales.

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