BÈS Clément, Marius, Joseph

Par Michel Gorand

Né le 28 avril 1886 à Pierrelatte (Drôme), mort le 4 mai 1977 ; homme d’équipe, employé, chef de groupe puis sous-chef de bureau ; secrétaire général de l’Union PLM puis de l’Union Sud-Est de la Fédération CFTC des cheminots (1931-1946) ; vice-président de la Fédération (1945-1946).

Entré à la Compagnie PLM, en 1910 comme journalier, puis stagiaire en 1911 et homme d’équipe en octobre 1912, Clément Bès fut promu facteur à Pont Saint Esprit en avril 1914 puis nommé employé à Valence en janvier 1920. Il fut nommé chef de groupe à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) en juin 1925 et y assura le reste de sa carrière jusqu’à son départ en retraite le 1er mai 1946, avec le grade de sous-chef de bureau, qu’il avait obtenu en mars 1936.

Il débuta très jeune dans le syndicalisme chrétien qu’il développa notamment dans la région de Clermont Ferrand ; et il fut responsable du groupe CFTC de Clermont-Ferrand chargé du 10e congrès du réseau PLM à Clermont-Ferrand en 1929. Élu au conseil de l’Union PLM lors du congrès de 1930, puis secrétaire général de cette Union au congrès de Dijon le 15 mars 1931, il devint suppléant au bureau fédéral, au titre du réseau PLM lors du 16e congrès fédéral de mai 1936. Lors du congrès du réseau PLM de mars 1937, Clément Bès fut reconduit dans sa fonction de secrétaire général de l’Union : il fut élu délégué du personnel lors des élections professionnelles de novembre 1938, puis délégué auprès du directeur de la région Sud Est.

De 1938 à 1945, Clément Bès assura ses fonctions de secrétaire général de l’Union Sud-Est à Clermont-Ferrand, où le siège de l’Union avait été transféré au 15, rue du Port. En 1941, le bureau fédéral lui donna même mandat général pour représenter la Fédération des cheminots CFTC en zone libre (rapport au comité fédéral de mai 1941). Il refusa le syndicat unique et la Charte du travail mis en place par le gouvernement de Vichy et, à partir de mai 1943, il devint membre du bureau fédéral avec le titre de secrétaire général adjoint tout en demeurant secrétaire général de l’Union Sud-Est. Clément Bès était membre du bureau de l’UD CFTC du Puy de Dôme en 1944 ; il participa au premier comité national confédéral après la guerre, les 3 et 4 décembre 1944, réunion pour affirmer les principes de la CFTC, traduits dans un Manifeste : indépendance à l’égard des partis politiques, pluralisme syndical, gestion sociale et économique par les délégués et comités d’entreprise…

Il fut élu vice-président de la Fédération des cheminots CFTC de juin 1945 à mai 1946 et, le 10 mars 1945, fut confirmé dans son poste de secrétaire général des syndicats CFTC de l’Union Sud-Est. Lors du congrès d’Union de mars 1946 à Dijon, c’est Bès qui retraça l’activité syndicale depuis le précédent congrès de 1939, puis Denis Maurel, qui venait d’être élu secrétaire général, déclara : « Bès infatigable secrétaire général va hélas nous quitter pour prendre une retraite bien gagnée ; les anciens qui l’ont apprécié au cours de ses quinze années de secrétariat peuvent dire que c’est lui qui a créé notre belle Union et qui en a fait ce qu’elle est devenue, la plus importante de la Fédération. »

Lors du congrès de l’Union Sud-est à Chambéry les 8-10 mai 1953, fut créé le prix « Clément Bès » pour honorer un militant de l’Union : « les congressistes, debout, firent une ovation à leur président d’honneur » qui était présent au congrès

Élu président d’honneur de l’Union Sud-Est, dès le congrès fédéral de mai 1946, il assuma des responsabilités à l’Union fédérale des retraités cheminots CFTC, créée quelques mois auparavant. Plus tard, il fut désigné président d’honneur du syndicat des retraités cheminots CFDT de Clermont-Ferrand.

Militant de grande valeur selon Paul Butet, il fut promu chevalier de la Légion d’honneur en 1960 ; il était également officier du mérite social.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article899, notice BÈS Clément, Marius, Joseph par Michel Gorand, version mise en ligne le 6 novembre 2017, dernière modification le 6 novembre 2017.

Par Michel Gorand

SOURCES : Le Cheminot de France. — Paul Butet, Souvenirs du XXe siècle, s.l., s.d., 318 p. — Archives SNCF de Béziers- — Correspondance et témoignage d’Edmond Bussière, mars 1999. — Notes de Georges Ribeill.

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