ALEXANDRE Maxime

Par Léon Strauss

Né le 24 janvier 1899 à Wolfisheim (Bas-Rhin), mort le 12 septembre 1976 à Strasbourg ; militant de la Jeunesse socialiste et de Clarté à Strasbourg en 1919 ; poète surréaliste.

Maxime Alexandre était le fils de Mayer Alexandre, commerçant à Wolfisheim, et de Mathilde Bloch, fille d’un commerçant de Barr. A treize ans, il publia deux pièces en un acte en allemand. Après ses études à la Realschule (Collège moderne) de Strasbourg, il a passé toute la guerre en Suisse, en séjournant principalement à Lausanne où il suivit des cours à l’Université, puis à Berne et à Zurich. A Berne, il fit la connaissance de René Schickelé* et par son entremise, de la plupart des intellectuels européens réfugiés en Suisse : Romain Rolland, Fritz von Unruh, Annette Kolb, etc. « Depuis la Suisse, les préoccupations sociales qui ont fait que j’ai été le premier surréaliste et à poser la question du rapprochement avec le Parti communiste ». « J’avais 19 ans quand l’Alsace est redevenue française. Né près de Strasbourg, j’ai fait mes études à l’école allemande.[...] Je n’avais cependant, au départ, aucune envie - ni surtout, aucune possibilité - de l’abandonner au profit du français que j’avais appris dans le « Plentz » (manuel allemand de langue française). De 1919 à 1920, j’ai étudié la philosophie à l’université de Strasbourg, mais pour avoir une licence de lettres, le plus facile était de faire celle d’allemand : je l’ai préparée en trois mois, et mes notes furent 10 en composition française, 19 en allemand. " (Maxime Alexandre, Le dictionnaire forcé, Dernières Nouvelles d’Alsace, 17 juin 1972). Le 15 novembre 1919, la Freie Presse, organe SFIO du Bas-Rhin, annonça une conférence de Maxime Alexandre pour la Jeunesse Socialiste ouvrière sur « Moderne Kunst » (L’Art moderne). Le même journal publia le 24 novembre 1919 un appel aux adhésions de Maxime Alexandre, secrétaire provisoire de la section alsacienne de « Clarté », Baldungstrasse 15, Strasbourg. En 1923, il participa à la première rencontre des surréalistes et se trouva être l’un des fondateurs de leur mouvement.Il partit pour Paris. Professeur délégué au collège de Lectoure (Gers), puis à Saint-Brieuc (Côtes -du -Nord), Maxime Alexandre se vit retirer son poste en 1931, en raison de ses activités communistes et de son militantisme à la Fédération unitaire de l’enseignement comme secrétaire du comité d’Académie de la Gironde. Sans emploi en 1932, il retrouva un poste en 1933, mais le perdit l’année suivante. Il quitta le mouvement surréaliste en 1933. En 1949, il se convertit au catholicisme : son parrain fut Paul Claudel.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article90390, notice ALEXANDRE Maxime par Léon Strauss, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 2 novembre 2010.

Par Léon Strauss

ŒUVRE : Parmi ses œuvres, citons : P.R. (Présumé Révolutionnaire), Paris, 1945. — Mémoires d’un surréaliste, Paris, 1960. — « Le Dictionnaire forcé » Dernières Nouvelles d’Alsace, 17 juin 1962.

SOURCES : Die Freie Presse (Strasbourg), 15 novembre et 24 novembre 1919. — Le Cinquantenaire du surréalisme. Maxime Alexandre vu par ses amis, Éditions Henry Fagne, s.l., 1975, 98 p., On y trouve une liste de ses œuvres, une note biographique par M. Alexandre — Georges Cogniot, Parti pris, Paris, 1976 et 1978, 2 vol., p. 212. — François Bernard, Louis Bouet, Maurice Dommanget, Gilbert Serret, Le Syndicalisme dans l’enseignement. Histoire de la Fédération de l’Enseignement des origines à l’unification de 1935, Présentation et notes de Pierre Broué, Grenoble, Institut d’études politiques 1966, 3 vol., t. III, p. 187, 212, 273. — Nouveau dictionnaire de Biographie alsacienne, fascicule n° 1 Strasbourg, s.d., p. 30 - A. Finck, « Das deutschprachige Werk Maxime Alexandre », Recherches germaniques, Strasbourg, n° 10, 1980, p. 225-238.

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