ARDILOUZE Bernard, dit Léon

Par Jacques Girault

Né le 16 mai 1875 à Puch-d’Agenais (Lot-et-Garonne), mort le 21 avril 1949 à Puch-d’Agenais ; agent des postes ; militant socialiste ; conseiller municipal du Lavandou (Var).

Fils d’un propriétaire, Léon Ardilouze, frère aîné de Pierre Ardilouze, reçut tous les sacrements catholiques et obtint le baccalauréat (Latin et Grec) après des études au collège catholique Saint-Cafrais à Agen (Lot-et-Garonne). Après le décès de son père, il interrompit ses études à la Faculté de Droit de Bordeaux (Gironde). Après avoir effectué son service militaire dans l’infanterie à partir de 1896, simple soldat, il entra comme commis à la direction départementale des PTT à Agen.

Nommé comme expéditionnaire à Draguignan (Var) en juillet 1903, il se maria en octobre 1903 à Tonneins (Lot-et-Garonne) avec une receveuse des postes. Le couple eut une fille.

Initié dans la loge « L’Égalité » (Grand Orient de France) de Draguignan, le 8 novembre 1903, compagnon le 3 novembre 1904, maître le 24 novembre 1904, il fut successivement secrétaire en 1905, orateur en 1906. Il en fut radié en 1915 après avoir été muté.

Militant de la section socialiste, il représenta le Var au premier congrès du Parti socialiste SFIO en 1905. Il écrivait dans le journal socialiste Le Cri du Var sous le pseudonyme d’ “Olé“. Membre du comité fédéral de la SFIO, il fut délégué du Var au congrès de Chalon-sur-Saône en 1905 et désigné comme trésorier fédéral au congrès du 28 janvier 1906. Membre du bureau de la fédération du Lot-et-Garonne, il fut délégué au congrès d’Amiens (1914).

Quand leur fille entra en faculté de Droit, ils avaient, en effet, demandé leur mutation pour la Gironde. Il travailla à la poste de Bordeaux tandis que son épouse était receveuse à La Brède. La retraite venant, il se retira au Lavandou (Var) vers 1934 où son épouse était receveuse des postes.

Léo Ardilouze militait avec les organisations se réclamant de l’antifascisme et devint le secrétaire du comité local du Front populaire formé en octobre 1935. Candidat lors de l’élection municipale complémentaire pour quatre sièges, le 27 septembre 1936, il obtint 179 voix sur 484 inscrits et fut élu le dimanche suivant, avec 171 voix.
Léo Ardilouze quitta Le Lavandou en 1940 avec son épouse nommée receveuse à Miramont-de-Guyenne (Lot-et-Garonne). Puis il se retira avec elle, retraitée, à Puch d’Agenais.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article90988, notice ARDILOUZE Bernard, dit Léon par Jacques Girault, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 28 avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Lot-et-Garonne, Registre matricules. — Arch. Dép. Var, 2 M 7 35 3 ; 4 M 41. — Compte rendu du congrès.. — Presse locale. — Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, tome X. — Renseignements fournis par la fille de l’intéressé. — Notes de Maurice Mistre.

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