ASTORG Gaston, Théophile

Par Alain Dalançon

Né le 16 juillet 1885 à Saint-Denis (Seine/Seine-Saint-Denis), mort le 12 mars 1956 ; instituteur ; militant syndicaliste du SNI et de la CGT ; militant socialiste du Lot, conseiller général.

Fils de Basile Astorg, facteur des postes, et d’Eugénie Redoules, Gaston Astorg passa ses jeunes années à Paris puis, après sa sortie de l’école normale d’instituteurs (promotion 1901-1904), effectua l’essentiel de sa carrière d’instituteur dans le Lot, à Mechmont.

Il fit toute la Première Guerre mondiale dans l’infanterie et fut décoré de la croix de guerre.

En 1923, l’Amicale des instituteurs du Lot décida son affiliation au Syndicat national des institutrices et instituteurs dont Gaston Astorg fut le secrétaire-fondateur de la section départementale ; il le resta jusqu’en 1940. Au congrès national de 1930, il fut élu membre de la commission permanente pour le Sud-Ouest avec Irène Artis.

Dans ce département résidait Anatole de Monzie, maire de Cahors et président du Conseil général, qui devint ministre de l’Instruction publique en 1924. En 1925, il négocia une circulaire sur l’organisation de l’enseignement primaire avec Emile Glay, secrétaire adjoint permanent du Syndicat national, qu’il avait invité dans sa résidence du Lot. André Delmas raconta que ce dernier, venu à l’assemblée générale de la section départementale, la quitta pour répondre à l’invitation personnelle ministérielle. Gaston Astorg fut outré par cette conduite, d’autant que la section avait maille à partir avec De Monzie qui intervenait fréquemment au sujet des nominations d’instituteurs auprès de l’inspecteur d’académie et du préfet.
Gaston Astorg anima aussi le Cartel CGT des services publics du Lot en 1935. Après 1936, il était secrétaire de la section départementale de la Fédération générale des fonctionnaires.

Pacifiste, il approuva les accords de Munich en 1938, comme Anatole de Monzie, mais lui reprocha en 1940, de ne pas avoir démissionné du gouvernement plus tôt.
Sa vie durant, il se consacra aux œuvres laïques et mutualistes. Il fut un des trois fondateurs du Soutien mutuel de l’enseignement primaire du département, puis de la MGEN, vice-président de la Fédération des œuvres laïques, président du mouvement de jeunesse Francs et Franches camarades.

La retraite venue, il se reconvertit dans l’agriculture. Toujours militant socialiste SFIO, il fut élu conseiller municipal de Mechmont, conseiller général du canton de Catus en 1945 et en fut désigné président de la Commission départementale. Son mandat fut interrompu par son décès.

Gaston Astorg avait été fait chevalier de la Légion d’honneur en 1948.
Il était marié et père de deux fils, Jean et Jacques.

Une foule nombreuse assista à ses obsèques à Mechmont, en présence des élus du département et de Denis Forestier, secrétaire général du SNI.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article91253, notice ASTORG Gaston, Théophile par Alain Dalançon, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 8 février 2021.

Par Alain Dalançon

SOURCES : Arch. Nat., F7/13024, rapport du 16 avril 1935. — Arch. Nat. Base Léonore, dossier légion d’honneur n° 19800035/198/25890. — Supplément au Bulletin du syndicat des instituteurs du Lot, n° 175. — L’École libératrice 1929-1940.— André Delmas, Mémoires d’un instituteur syndicaliste, Albatros, 1979, p. 121. — Témoignage du petit neveu du biographié, Marc Baldy, art. sur Anatole de Monzie, Quercy Passions. — Article nécrologique dans l’Auvergnat de Paris, 24 mars 1956. — Notice non signée du DBMOF.

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