AUFORT Jean

Par Jacques Girault

Né le 15 novembre 1898 à Bordeaux (Gironde), mort le 11 novembre 1988 à Tonneins (Lot-et-Garonne) ; professeur de dessin à Paris ; militant du SGEN.

Fils de Joseph, Albert Aufort, étudiant en droit, et de Joséphine Boudarel, sans profession, qui le reconnut un mois après sa naissance, Jean Aufort obtint le brevet élémentaire en 1914 et un diplôme d’études supérieures de commerce et d’industrie en 1916. Mobilisé en avril 1917, il fut envoyé sur le front comme radio télégraphiste, et fut démobilisé en 1920.

Elève de divers peintres (E.J. Laurent, Paul Quinsac, G.H. Colin et Louis Roger), il fut récompensé par un premier prix à l’école des Beaux-arts (1922). Il épousa le 8 mars 1923 au Bouscat (Gironde) Elise Maurin (1899-1995), et eut avec elle plusieurs enfants.
Il s’installa en 1923, boulevard Raspail à Paris, et côtoyait les vedettes de l’Art Vivant et du Salon d’Automne : Moïse Kisling, Foujita, Lucy Krogh... Il obtint le prix Valérie Havard (1925).

Jean Aufort obtint le certificat d’aptitude pédagogique pour l’enseignement du dessin en 1927. Nommé professeur de dessin au lycée de Sens (Yonne) en octobre 1927, il organisa dans la ville un musée d’art. Professeur de dessin au lycée Janson de Sailly à Paris depuis octobre 1934, il participa au jury du concours de l’École Navale à partir de 1936. Peintre reconnu, il exposa dans plusieurs manifestations, notamment au salon des Indépendants. Il illustra plusieurs livres, dont en 1932 Commencement d’une vie, ouvrage autobiographique de François Mauriac.

Mobilisé de septembre 1939 à août 1940, à l’hôpital d’Auxonne et au Service géographique de l’armée, Jean Aufort adhéra au Front national universitaire, animé par Edmond Lablénie, professeur dans le même lycée. Lors d’une inspection en novembre 1944, l’Inspecteur général, qui avait été nommé en 1941, critiqua devant les élèves le thème de son enseignement sur la Libération. Le comité FNU du lycée protesta, estimant qu’il était d’une valeur professionnelle incontestée, qu’il avait été lauréat de l’Institut et que ses œuvres étaient exposées dans les musées de Limoges et de Sens.

Jean Aufort fut élu en 1948 et en 1952, sur la liste du Syndicat général de l’Éducation nationale, membre titulaire de la commission administrative paritaire nationale des professeurs des enseignements artistiques et pratiques . Il prit sa retraite en septembre 1960.

Il se fixa à Arcachon (Gironde) en 1965. Il continua à peindre des paysages, des portraits, des natures mortes et à illustrer des ouvrages de la région. Il rendit hommage à François Mauriac en 1982 dans l’ouvrage Un grand écrivain et un peintre.

Il se retira dans une maison de retraite à Tonneins.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article91464, notice AUFORT Jean par Jacques Girault, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 1er juillet 2022.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. F17/27664. — Sources orales. — http://lespeintresbordelais.com/index. — http://gw.geneanet.org/seyrac?lang=fr&v=AUFORT&m=N. — État civil. — Notes d’Alain Dalançon.

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