AUPOMEROL Ulysse, Maximilien

Par Jean-Noël Dutheil

Né le 16 juin 1896 à Montluçon (Allier), mort le 11 juillet 1978 à Reugny (Allier), toupilleur à Dunlop, puis noyauteur, secrétaire général du syndicat CGTU de Dunlop ; militant unitaire de l’Union Centrale des Travailleurs Métallurgistes (UCTM) de Montluçon ; communiste.

Fils d’un chauffeur, lui-même militant de la CGTU, Ulysse Aupomerol devint mouleur sur métaux. Ancien combattant, il fut blessé à Saint Quentin durant la première guerre mondiale en 1917, gazé au bois d’Avocour quatre mois plus tard. Il épousa le 27 décembre 1924, Emma Daumier. Il habita 22 rue Chabot. Il travailla à la Compagnie du Paris-Orléans. Ulysse Aupomerol fut révoqué des chemins de fer suite à la grande grève de 1920. Quelques mois avant mars 1922, pour s’être opposé aux fils Constans, fils du député SFIO de Montluçon, il fut obligé de quitter la région montluçonnaise pour un lieu où il était moins connu. Revenu dans sa ville, il s’embaucha à Dunlop où il participa à la formation d’un syndicat unitaire. Animateur de la grève de Dunlop en 1923, suite à ce mouvement, il fut à nouveau licencié. Il travailla dans plusieurs entreprises de la métallurgie montluçonnaise.

Il milita à la CGTU des métaux, Aupomerol fut trésorier de l’UCTM jusqu’à la fin du mois d’avril 1927. Il représenta plusieurs fois son syndicat aux congrès : congrès Confédéral de la CGTU à Bourges, novembre 1923 ; congrès de la Fédération unitaire, à la Bellevilloise à Paris, décembre 1927 ; congrès Régional des Métaux à Bourges, 9 et 10 février 1929. Il rendit compte de son activité à l’usine Saint Jacques (Compagnie Châtillon-Commentry) en 1928 et souhaita engager le syndicat dans la voie de l’action dénonçant la violation de la loi des huit heures. Elu conseiller prud’hommes en février 1928.

Secrétaire de la section communiste de Montluçon en 1923. Alors qu’il était secrétaire de la section communiste de Montluçon, la Police perquisitionna son domicile le 10 décembre 1923 ainsi que ceux de Montusès, conseiller général, Veneault, gérant du journal Le Travail, Vénuat, secrétaire de l’Entente Régionale des Jeunes, Pinguet, trésorier du syndicat des métaux et Vénuat jeune. La SFIO, dans sa lutte contre le Parti communiste, dénonça « la farce des perquisitions », « une opération montée par Montusès et le Sous-préfet ».

Après sa participation, au congrès de Clichy en janvier 1925, il exposa « aux militants de l’Allier la théorie de la bolchevisation ». Il fit parti avec Vénuat de la nouvelle génération qui remplaça les « vieux chefs » du PC. Ulysse Aupomerol fut trésorier du rayon de Montluçon en 1928.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article91540, notice AUPOMEROL Ulysse, Maximilien par Jean-Noël Dutheil, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 4 juin 2021.

Par Jean-Noël Dutheil

SOURCES : Arch. Nat. F7/13104. — Arch. Dép. Allier 1M267 1M716 1R904. — H. Lee, Le Bourbonnais Rouge, thèse de Doctorat, , 2002, pages 232-233. — Arch. de l’IHS-CGT du 03 : Registre des adhérents de l’Union Centrale des Travailleurs de la Métallurgie. — Presse Le Travail, 8 mars 1923 — L’Humanité, 11 décembre 1923, 24 février 1928 ; L’Émancipateur, 7 octobre 1928. — La Montagne, 1923.

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