AURIAUX Paul, Louis, Marcel

Par Jacques Girault

Né le 25 décembre 1888 à Tours (Indre-et-Loire), mort le 8 novembre 1973 à Tours ; instituteur en Indre-et-Loire ; trésorier national du SNI.

Fils d’un boulanger, Paul Auriaux, reçu à l’École normale d’instituteurs de Tours en 1904, devint instituteur en Indre-et-Loire à partir de 1907 à l’école de La Riche, en octobre et novembre 1907, puis à celle de Bléré jusqu’en décembre 1907. Nommé titulaire à Chemillé-sur-Dême jusqu’en octobre 1912, en octobre 1927, il revint à Bléré, et l’année suivante fut nommé à Saint-Symphorien, titulaire du poste de directeur de l’école de garçons jusqu’à sa retraite. Il se maria en septembre 1912 à Loches avec une institutrice, fille d’un régisseur. Le couple eut un enfant.

Membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs, il fut élu trésorier national du SNI au congrès de Paris (3-5 août 1933) et réélu aux congrès de Lille (3-5 août 1936), Paris (3-5 août 1937) et Nantes (3-5 août 1938). Il fut détaché à partir d’octobre 1937 jusqu’au 24 novembre 1940. L’inspecteur d’académie prolongea son détachement le 24 novembre 1940 auprès de l’Entraide française, puis du Secours national jusqu’au 26 décembre 1943, jour de son départ à la retraite.

Paul Auriaux habitait Clichy (Seine/Hauts-de-Seine), 31 allée Gambetta à partir de 1938. Non mobilisé à la déclaration de la guerre, il devint le président en avril 1940, puis le trésorier, lors du dépôt des statuts de l’« Œuvre d’entraide fraternelle aux instituteurs et institutrices publics de France et des colonies et de leurs familles victimes de la guerre », dont le siège au 94 rue de l’Université, fut déplacé le 8 janvier 1941 au 23 rue de Richelieu. Cette association avait pour but, d’après les statuts, d’apporter aux enseignants du primaire “toute l’aide possible matérielle et morale“. Elle avait été fondée par des sociétés (Fédération des autonomes, Soutien mutuel, Union nationale des sociétés de secours mutuels, Fédération nationale des mutualités de l’enseignement public, Fédération des associations départementales de la MAAIF).
En 1942, selon un rapport de police, il s’occupait de la direction des soupes populaires et des cantines scolaires de Clichy.
En 1942, il était membre de la commission constitutive de l’association corporative unique des membres de l’enseignement primaire élémentaire dans laquelle il voyait selon Le Cri du Peuple, le 20 décembre 1940, une reconstitution de l’ancien SNI qui venait d’être dissous
Dans le contexte de la reconstitution du SNI à la Libération, il aurait, selon des témoignages, remis les finances du SNI à l’administration, alors que de nombreux syndicats avaient établi des bilans déficitaires pour mettre les fonds à l’abri. Selon L’Ecole libératrice de septembre 1944, Paul Auriaux ne pouvait plus faire partie du syndicat puisqu’il avait rejoint le Secours national pendant la guerre. Cette organisation soutenue par le gouvernement de Vichy avait aidé les sinistrés en 1943-1944 à la suite des nombreux bombardements de la ville.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article91557, notice AURIAUX Paul, Louis, Marcel par Jacques Girault, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 29 octobre 2018.

Par Jacques Girault

SOURCES : APPO, 77W257 (dossier 140535), 77W289 (dossier 149027), transmis par Gilles Morin. — Arch. Dép. Indre-et-Loire (Sébastien Chévereau), 1435W38. — L’École libératrice, 1933-1938. — DBMOF, notice non signée reprenant le contenu de l’ouvrage de Paul Delanoue, op. cit.

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