GAONAC’H François, Yves, Marie [parfois GAONACH]

Par Jacques Girault

Né le 26 février 1901 à Briec-de-l’Odet (Finistère), mort le 3 novembre 1978) Rouen (Seine-Maritime) ; instituteur puis professeur ; militant communiste ; militant syndicaliste de la FUE dans la Finistère puis du SNET-CGT en Seine-Inférieure/Maritime.

Fils d’un tailleur d’habits, François Goanac’h devint instituteur dans le Finistère. Membre du Syndicat des membres de l’enseignement laïc du Finistère, il devint secrétaire adjoint de l’Union régionale CGTU en 1925.

Instituteur à Lennon, il s’y maria en avril 1926 avec la fille de cultivateurs (voir Marie Gaonac’h

François Gaonac’h adhéra en 1922 au Parti communiste et fut élu au comité fédéral en janvier 1924. L’année suivante, il était secrétaire du rayon communiste de Carhaix.

En novembre 1925, il fut condamné à quatre mois de prison par le tribunal correctionnel de Châteaulin pour un discours contre la guerre du Maroc en période électorale puis, le 8 février en appel, à huit mois ; il fut révoqué de l’enseignement, le 25 mars 1926. Le syndicat, en guise de protestation, présenta sa candidature au Conseil départemental de l’enseignement primaire. Le 30 mai 1926, il fut délégué du Finistère avec son épouse au congrès de la région communiste bretonne, salle du gymnase à Quimper. Il fut emprisonné le 10 septembre 1926 et fut libéré huit mois plus tard.

Devenu secrétaire du comité départemental communiste du Finistère, réélu secrétaire départemental au congrès du 3 mars 1928, il se présenta aux élections législatives, le 22 avril 1928 dans la première circonscription (Quimper), et obtint 2 291 voix au premier tour

Devenu responsable de la librairie créée par le syndicat unitaire, la liquidation judiciaire de la librairie fut prononcée en octobre 1928, après l’impossibilité exprimée par Gaonac’h de diffuser le manuel d’histoire de la Fédération, et il fut exclu du syndicat, avec son épouse, le 9 novembre 1929. Il advint de même au Parti communiste. Ils quittèrent alors le département.

Par la suite, François Gaonac‘h réintégra l’enseignement et fut nommé professeur dans un établissement technique à Dieppe (Seine-Maritime). Il devint un des responsables de l’Union locale CGT pendant le Front populaire. Il était aussi, avec son épouse, un des principaux militants de la section communiste de Dieppe.

Après la guerre, il habitait avec son épouse à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime). Il fut membre du bureau national du Syndicat national de l’enseignement technique. Lors de la scission de 1948, ce syndicat resté à la CGT pour devenir le Syndicat national de l’enseignement technique professionnel dont il fut le trésorier.

Il décéda à l’hôpital de Rouen.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article92067, notice GAONAC'H François, Yves, Marie [parfois GAONACH] par Jacques Girault, version mise en ligne le 7 juin 2014, dernière modification le 28 juillet 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. F7/13081, 13104 (année 1926) et 13747 (année 1927). — Arch. Dép. Finistère (élections 1928). — Arch. Dép. Seine-Maritime, 1 M 304-316 — Presse syndicale. ¬— DBMOF, (notice de Georges-Michel Thomas). — LE BARS (Loïc), La Fédération unitaire de l’enseignement (1918-1935). Aux origines du syndicalisme enseignant, Paris, Syllepse, 2005. — Notes de Eugène Kerbaul, de Gilles Pichavant, de Julien Veyret.

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