GARCIN

Par Jacques Girault

Plusieurs Garcin militèrent à Toulon (Var).

— Garcin Edmond, Paul, né à Barjols (Var), le 20 novembre 1902, fils d’un tanneur qui mourut à la guerre, était employé à la poste de Toulon. Il s’y était marié en décembre 1931, et habitait le centre ville. Responsable du syndicat CGT, il fut suspendu, avec Goutier*, responsable de la CGTU, après la grève du 16 avril 1934. Membre de la commission exécutive de l’Union locale CGT, il la représentait au congrès départemental des organisations du Front populaire, le 21 septembre 1935. Socialiste SFIO, il faisait partie du comité électoral qui soutenait le candidat de la SFIO lors de l’élection partielle de juin 1935 dans la deuxième circonscription.

Quand la réunification syndicale s’amorça, il joua un rôle important : secrétaire adjoint du syndicat unique des agents des PTT en décembre 1935, membre de la commission exécutive de l’Union locale réunifiée en février 1936.

Dans la section locale de la SFIO, il était d’accord avec les analyses de Bartoli* et fut élu à la commission exécutive et au bureau, le 5 janvier 1937, avec 121 voix. Toutefois, il ne le suivit pas au PSOP l’année suivante. Pendant la campagne favorable à l’indépendance du syndicalisme, il joua un rôle important et était signataire du premier appel paru dans la presse en mai 1937.

Pendant la guerre, Éd. Garcin avait créé un service de renseignements pour les MUR dans les PTT en relations avec le secrétaire général des MUR, Amigas et Resplandin son beau-père, commissaire de police révoqué par Vichy. Il fut désigné comme responsable départemental NAP dans les PTT.

À la Libération, Garcin, membre du MLN, fut son délégué au Comité départemental de Libération en janvier 1946 et fut délégué à son congrès national au même moment. Trésorier adjoint au Comité local de Libération, il fut candidat, le 29 avril 1945, sur la liste du MLN aux élections municipales de Toulon. Contrôleur des PTT en disponibilité, Garcin, en tant qu’ancien membre du Conseil d’administration de Liberté du Var, entra à République dont il possédait 8 000 F dans le capital social. Il s’occupait des ventes et des sports. Il essaya de lancer un hebdomadaire Lundi Sports qui dura quelques mois. Il signait le compromis avec le Provençal, le 27 février 1954. Dans le conflit qui opposa dans la section socialiste toulonnaise Arnal et Le Bellegou*, il défendait les positions du premier.

Son épouse née Resplandin, Thérèse, Marie, Élise, Henria, faisait partie, en 1935, du groupe des femmes socialistes SFIO. Divorcé en 1947, Garcin se remaria à Sollies-Ville (Var) en décembre 1952. Il tenait alors un commerce de carrelages et de sculptures sur bois à La Valette (Var).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article92119, notice GARCIN par Jacques Girault, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 2 mai 2022.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. F7/13.021. — Arch. Dép. Var, 4 M 47 ; 4 M 54 ; 4 M 59.3 ; 18 M 43 ; 18 M 99. — Arch. J. Charlot (CRHMSS). — Presse locale. — Renseignements fournis par J.-M. Guillon. — Sources orales.

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