VÈQUE Charles, Désiré

Par Pierre Lévêque

Né le 21 mars 1904 à Dijon (Côte-d’Or), mort le 5 juillet 2000 à Dijon ; employé commercial, puis cheminot ; militant syndicaliste CGT ; militant communiste, puis socialiste SFIO ; conseiller municipal de Dijon.

Fils d’un peintre en voitures et maître de gymnastique qui habita Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or) après 1908, Charles Vèque commença à travailler dès juin 1916. Employé à Paris chez Félix Potin, il participa aux grandes grèves du moment et prit sa carte à la CGT. Issu d’un milieu apolitique, il fut marqué par ces luttes et impressionné par la Révolution russe.
Après son service militaire effectué en Orient en 1922-1923, Charles Vèque entra aux ateliers de la Compagnie PLM à Perrigny-lès-Dijon, alors foyer d’activité politique important dominé par le Parti communiste et la CGTU. En 1928, déçu par le maintien du candidat communiste au second tour, il décida d’adhérer au Parti socialiste SFIO, adhésion peu enthousiaste car cette organisation lui apparaissait surtout comme un parti de professeurs et d’instituteurs. Toutefois, il fut favorablement impressionné par la liberté de discussion qui régnait à la section de Dijon et dès l’été 1928, il en fut élu secrétaire adjoint.
Très vite, Charles Vèque participa aux tournées de propagande organisées dans le département par Lucien Thomas (voir Lucien Claude Thomas*) et, à l’issue du congrès fédéral d’octobre 1930, il devint secrétaire fédéral adjoint à la propagande puis, en 1932, secrétaire de la section de Dijon. À Perrigny, il dirigeait le syndicat CGT des cheminots et polémiquait âprement avec les dirigeants syndicaux de la CGT. En 1933, admis dans les services administratifs du PLM, il dut quitter Dijon pour Oullins (Rhône) mais revint à Dijon dès 1934. Dans un article du Socialiste côte d’orien du 4 août 1934, il salua avec enthousiasme la réalisation de l’unité ouvrière. Il fut élu secrétaire à la propagande de la Fédération socialiste SFIO. Élu conseiller municipal socialiste aux élections partielles de 1934, il devint, en 1935, adjoint aux questions d’hygiène, d’assistance et de sport de la municipalité Jardillier. Dès la fin de 1935, il organisa le service d’inspection médicale des écoles, créa en 1937 la distribution de lait et d’aliments pour les enfants des écoles maternelles. En 1938, il organisa à Dijon la fête internationale de gymnastique féminine.
Mobilisé en 1939, Charles Vèque fut nommé, en 1940, directeur de la Caisse départementale des assurances sociales mais refusa de faire partie de la délégation municipale. Il n’entra pas dans la Résistance, fut cependant arrêté, puis relâché en juin 1944.
Après la guerre, il devint secrétaire général de la Fédération socialiste SFIO de la Côte-d’Or et le demeura jusqu’en 1959. Il fut également conseiller municipal socialiste de Dijon de 1947 à 1959, mais échoua aux élections cantonales en 1951 et 1958 à Dijon-Sud.

Marié une prmeière fois, divorcé, il se remaria le 15 septembre 1942 à Dijon.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article9296, notice VÈQUE Charles, Désiré par Pierre Lévêque, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 29 avril 2022.

Par Pierre Lévêque

SOURCES : Le Socialiste côte d’orien, 1929-1939. — Interview de Ch. Vèque.— Etat civil.

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