GODARD Marius

Par Antoine Olivesi et Jean-Marie Guillon

Né le 20 mars 1904 à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) ; docker ; militant communiste

Fils d’Ambroise (ou Léon) Godard, journalier, et de Ricard Antoinette, ménagère, marié à Yolande Miqueli, père d’un enfant, Marius Godard était docker à Port-de-Bouc depuis 1923 à l’établissement maritime de Caronte (commune de Martigues, Bouches-du-Rhône). Pour la police, il avait adhéré au parti communiste en 1936, alors qu’il affirma une fois interné n’y être rentré qu’en 1937. Il ne dit pas qu’il avait été secrétaire de la cellule communiste locale en 1932, son adjoint étant Clément Mille* et également secrétaire de la section du Secours rouge international. Trésorier du syndicat CGT des dockers entre 1936 et 1939, il fut désigné comme délégué ouvrier. Il est signalé comme ayant été condamné — sans précisions — pour outrages, rébellion et entrave à la liberté du travail. Il fit la grève du 30 novembre 1938.
Mobilisé en septembre 1939, il fut rendu à la vie civile le 13 juillet 1940. Fin 1940, la gendarmerie estimait qu’il semblait avoir rompu avec le parti communiste, mais qu’il n’en fallait pas moins resserrer la surveillance. Il fut arrêté par la gendarmerie le 12 décembre 1941, transporté sur le Providence en rade de Marseille et interné au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) par un arrêté du 20 décembre suivant. Son frère, Paul Godard, l’avisait le 10 avril 1942 qu’il avait subi une perquisition et qu’il avait été interrogé par la police. Le 11 juillet 1942, interrogé au camp, Marius Godard affirma condamner le parti communiste, la IIIe Internationale et le pacte germano-soviétique et se dit disposé l’acte de loyalisme au gouvernement du maréchal Pétain. Le préfet du Tarn donna un avis favorable à sa libération le 12 octobre 1942, mais il ne fut libéré que le 26 avril 1944.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article93583, notice GODARD Marius par Antoine Olivesi et Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 10 janvier 2021.

Par Antoine Olivesi et Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, M 6/11379, notice individuelle et rapport du commissaire spécial du 26 août 1932, 5 W 188 (dossier d’internement), 76 W 111 et 188.

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