GORRIGUÈS

Le nom de Gorriguès, militant communiste parisien, n’apparaît dans la Liste noire diffusée par le PCF en janvier 1943. Or ce document donnait sur 314 militants des informations qui se sont souvent avérées erronées. La citation qui suit doit donc être utilisée avec réserve : « Gorriguès, était en septembre 1939, gérant du journal Ce soir. Peu de temps avant la guerre, il avait fait l’objet d’une enquête de la CCCP pour s’être livré à une activité qui prenait l’aspect d’une provocation. Profitant de la mise dans l’illégalité du Parti, il se faufila jusqu’à la direction de la section du XIVe. Dès que la direction du parti l’apprit, elle donna l’ordre de l’écarter de toute responsabilité et de vérifier soigneusement son activité et ses liaisons. La direction de Paris-Ville ne vérifia pas l’application de cette décision. De telle sorte que cet individu resta pratiquement à la direction de la section et put impunément faire sa besogne de provocateur. »

Son nom apparaît dans le rapport à charge fait par Émile Dallidet, le 26 février 1941, pour dénoncer aux dirigeants communistes présents à Moscou la gestion des cadres clandestins par Maurice Tréand : "Gorriguès, suspect depuis 1939, réinstallé secrétaire de la 14e section, malgré les directives réitérées".

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article93771, notice GORRIGUÈS , version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 4 février 2011.

SOURCES : Liste noire des espions, traîtres, renégats, suspects et agents de la Gestapo exclus du PC, janvier 1943. — Roger Bourderon, La négociation. Été 1940 : crise au PCF, Syllepse, 2001. — RGASPI, pas de dossier au Komintern.

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