GORVEL Paul, Marie, Pierre

Par Jacques Girault

Né le 26 mai 1880 à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord), mort le 7 février 1958 à Carpentras (Vaucluse) ; officier d’administration ; militant de la SFIO, puis probablement du Parti communiste.

Fils d’un gendarme, P. Govel se maria à Plounez (Côtes-du-Nord) en novembre 1902 et se remaria à Carpentras (Vaucluse) en mars 1926. Son épouse née Ayme était peut-être apparentée avec le dirigeant communiste local, Henri Aymé.

Officier (capitaine d’administration) en retraite, Gorvel, secrétaire de la Fédération socialiste SFIO du Vaucluse jusqu’en novembre 1926, devenait conseiller municipal de Carpentras en mai 1925 et assurait les fonctions de délégué aux hospices. Il présidait le congrès fédéral d’Orange, le 25 octobre 1925, en présence de Paul Faure*, congrès qui fut suivi d’une manifestation houleuse du Parti communiste. Par la suit, considéré comme proche du Parti communiste, il fut exclu de la SFIO.

Gorvel vécut ensuite à Bandol (Var, 1928-1929), puis à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), enfin à Avignon (Vaucluse) où il gérait une agence immobilière. Il se retira à Bandol en 1935. Après avoir fait partie d’une mission d’intellectuels en URSS, il donna des conférences à son retour. À Bandol, il devint le premier secrétaire de la section socialiste SFIO reconstituée en novembre 1935.

Au début de la guerre, Gorvel, mobilisé dans les Tirailleurs marocains à Mazargues (Bouches-du-Rhône), devint, à Bandol, secrétaire du Comité de vigilance qui voulait veiller aux intérêts des mobilisés. Selon le Commissaire spécial de Toulon, à la suite de ses bons rapports avec les communistes (à la fin de 1939, le police indiquait qu’il appartenait au Parti communiste), il avait été exclu de la section socialiste SFIO dans le courant de l’année 1937. Sa participation au Comité de vigilance lui apparaissait comme une distance sérieuse prise à l’égard du maire socialiste Maurel* qui aurait été à l’origine de son exclusion. Le police le donnait comme « antimunicipal » à la fin de 1939.

Gorvel était nommé par le préfet, le 29 août 1940, contrôleur auxiliaire de la surveillance des prix dans la commune. Relevé de cette fonction six jours après, il protestait par écrit et invoquait « Notre chef vénéré », le maréchal Pétain.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article93773, notice GORVEL Paul, Marie, Pierre par Jacques Girault, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 4 janvier 2022.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. F7/13022. — Arch. Dép. Var, 18 M 87, 3 Z 4.19, Cabinet 862. — Arch. Dép. Vaucluse : 1 M 817, 3 M 290, 361, 485. — Renseignements fournis par Jean-Marie Guillon et par François Roux.

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