HECKEL Henri [parfois écrit HÄCKEL ou HAECKEL Heinrich]

Par Pierre Krieger

Né le 21 décembre 1897 à Pisdorf (Basse-Alsace, Alsace-Lorraine), mort le 19 août 1980 à Bischtroff-sur-Sarre (Bas-Rhin) ; cultivateur ; socialiste, communiste puis communiste d’opposition ; membre du comité régional du PC d’Alsace-Lorraine en 1929, conseiller municipal de Pisdorf (1929-1940), responsable de la section communiste de Pisdorf dans les années 1920 ; membre du comité régional du KP-O d’Alsace-Lorraine ; rallié aux nazis sous l’annexion de l’Alsace-Moselle.

Portrait de Henri Heckel

Né dans une famille de confession protestante de Pisdorf (aujourd’hui Bischtroff-sur-Sarre) en Alsace-Lorraine annexée, Heckel aurait adhéré à la SFIO juste après la Grande Guerre en 1919 et serait devenu un partisan de l’Internationale communiste. Il fut chef de la cellule communiste de Pisdorf (mai 1921, décembre 1929) et président du groupement communiste du village (août 1926). Il fut signataire du Manifeste du Congrès des ouvriers et paysans tenu à Strasbourg en 1926, puis participa au congrès régional du PC des 12 et 13 juin 1926. Il fut membre du comité régional du PC en mars 1929. Élu conseiller municipal de sa commune en mai 1929 et réélu en mai 1935, il fut le secrétaire de la fraction municipale des élus communistes (novembre 1929). Au niveau national, il participa à une conférence des paysans du PC à Paris (22 septembre 1924), et aurait participé au congrès de Lille du PC (Ve congrès). Après la scission de 1929 dans le PC alsacien-lorrain, il fut membre du comité régional du KP-O [1] (janvier 1931).

Il fut, sans succès, candidat aux élections législatives de 1924 dans le Bas-Rhin (seul Charles Hueber fut élu), candidat dans la circonscription de Saverne en 1928, candidat aux élections au conseil d’arrondissement de Saverne de 1931 sous l’étiquette du KP-O, et enfin candidat aux élections législatives de 1932, toujours sous l’étiquette du KP-O.

Heckel collabora avec les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, en devenant adhérent au NSDAP, puis surtout Zellenleiter (« responsable de quartier ») à Pisdorf. Il fut interné par les autorités françaises d’après guerre. Il ne sembla plus s’être impliqué dans la politique par la suite.

Chose peu courante dans l’entre-deux-guerres chez les communistes d’Alsace-Lorraine, il maîtrisa la langue française, ce qui lui permit de participer à des événements nationaux du PC.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article94749, notice HECKEL Henri [parfois écrit HÄCKEL ou HAECKEL Heinrich] par Pierre Krieger, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 3 mars 2022.

Par Pierre Krieger

Portrait de Henri Heckel

SOURCES : Arch. Dép. Bas-Rhin, 121 AL 871, 121 AL 875, 98 AL 677, 98 AL 678, 271 D 27, 286 D 328, 286 D 345, 286 D 355, 286 D 356, 286 D 358, 286 D 362, 307 D 20, 364 D 14, 1366 W 6/1, 1366 W 2, 1366 W 5, 1366 W 51/2. — État civil de Pisdorf. — Arch. Nat., F/7/13117, F/7/14802. — Humanité d’Alsace-Lorraine 13/04-28/09/1924. — Bernard Klein, La vie politique en Alsace Bossue et dans le pays de La Petite Pierre de 1918 à 1939, collection « Recherches et documents », t. 47, Strasbourg, Société savante d’Alsace et des régions de l’est, 1991, p. 125 et 177.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément