KUNTZ Eugène

Par Claude Pennetier

Né le 31 mars 1884 à Vierzon (Cher), mort le 14 août 1958 à Vierzon ; ouvrier-verrier à Vierzon ; syndicaliste CGTU ; militant communiste.

Fils d’un tailleur verre de Biberkirch (Moselle), réfugié à Viezon après la guerre de 1870, Eugène Kuntz y naquit le 31 mars 1884, et devint ouvrier verrier. Il fut candidat socialiste aux élections municipales de Vierzon-Forges en 1912. Il était secrétaire du groupe communiste en 1923-1924. En août 1924, l’Émancipateur annonça son exclusion. G. Rousseau* se souvient qu’il fut « suspendu temporairement de ses responsabilités en raison de critiques sur son activité syndicale ». Réintégré dans le parti, il fut un militant très actif, défenseur de l’Émancipateur. En 1932 et 1933 il se classa 2e du concours départemental d’émulation pour labonnement du journal en ayant réalisé 70 abonnements.

En juillet 1926, il présida la séance d’ouverture du 3e congrès de la Fédération unitaire du verre, tenue à Vierzon dans la salle de la Maison du Peuple, et il accueillit les congressistes en leur faisant l’historique de l’immeuble dans lequel congrès était réuni. Il était en 1927 secrétaire de la section fédérale unitaire des verriers du Centre et resta, jusqu’en 1933 au moins, l’animateur du syndicat de Vierzon. En décembre 1932, il fut élu conseiller prud’homal pour la 2e catégorie, avec Robert Crépat, battant les candidats confédérés Marceau Mélin (conseiller sortant, et ex-unitaire) et Champion*. D’après l’Émancipateur, la victoire unitaire fut complète : Chenille*, candidat unitaire pour la 1ère catégorie, ayant été élu dès le 1er tour, Ernest Gazeau et Maurice Pinon*, élus au second tour pour les unitaires dans la 3e catégorie.

Kuntz fut élu conseiller municipal communiste de Vierzon-Forges en 1935.

Eugène Kuntz (père) fut arrêté le 1er mai 1942 à Vierzon, lors d’une esquisse de manifestation semble-t-il, et interné au camp de Compiègne. Il y était encore lorsque Ernest Gazeaux fut libéré en août 1942. Celui-ci signala aussi la présence de Maurice Perrin (fils)* arrêté dans les mêmes circonstances.

A la Libération il fut élu conseiller municipal de Vierzon. Lors des municipales de 1947, il fut candidat sur la liste d’Union républicaine et résistante et de défense des intérêts de Vierzon, conduite par Georges Rousseau, et présenté par le parti communiste. L’Émancipateur du 9 octobre 1947 le présente comme « verrier, conseiller municipal sortant, FTPF, ancien interné politique ».

Il s’était marié le 20 février 1909 à Vierzon avec Charlotte Pellet. Ils eurent 2 enfants. Il mourut à Vierzon le 14 août 1958.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article97495, notice KUNTZ Eugène par Claude Pennetier, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 2 septembre 2020.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Cher, 25 M 100, série W. — L’Émancipateur. — Témoignage de G. Rousseau, ancien maire communiste de Vierzon. — L’Humanité, 30 juillet 1926L’Émancipateur, 10 décembre 1932, 17 décembre 1932, 7 janvier 1933, 9 octobre 1947 (Rétronews) — La Voix des verriers, novembre-décembre 1929 (BNF). — Notes de Gilles Pichavant.

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