ALBANO Daniel

Par Éric Belouet

Né le 13 septembre 1927 à Alger (Algérie) ; militant jociste, permanent de la JOC (1948-1949) ; conseiller municipal et maire adjoint de Marolles-en-Hurpoix (Essonne) de 1977 à 1983.

Né d’un père marin (né à Alger, aîné d’une famille de sept enfants) et d’une mère sans profession (née à Saint-Eugène, Alger, deuxième d’une famille de huit enfants), tous deux catholiques non pratiquants, Daniel Albano avait une sœur cadette. Sa mère mourut en 1936 et son père se remaria avec une veuve qui avait deux enfants. Des jumeaux naquirent en 1942 de ce remariage. Le 9 août 1943, son père mourut carbonisé sur le remorqueur qu’il commandait. Au cours de son enfance, Daniel Albano fit partie des Cœurs Vaillants et des scouts. Il obtint son certificat d’études primaires en 1938, suivit deux années d’École primaire supérieure et fut embauché en septembre 1943 comme jeune agent manipulant aux PTT. Pour raisons de santé, il quitta ce travail et entra comme apprenti chez un menuisier jusqu’à son départ au 45e régiment de transmissions en novembre 1947. Après dix mois de service militaire, il fut libéré en août 1948 comme aîné d’une famille nombreuse. Il retourna alors travailler comme menuisier avant d’être embauché comme surveillant de machines centrifugeuses à l’usine Lesieur d’Alger.

Daniel Albano avait découvert la JOC en 1943, peu après la mort de son père, en assistant à une journée de masse à Alger présidée par Jean Fonteneau*. Ayant fait la connaissance de Jacques Jeusset*, permanent de la JOC, il adhéra en 1946 à la section de Bab-el-Oued dont il devint rapidement le président. L’année suivante, il devint président de la fédération d’Alger et, à son retour du service militaire, fut sollicité par Gabriel Jallais* pour devenir permanent de la JOC avec la responsabilité de suivre les sections du département de Constantine. Il assuma cette fonction d’octobre 1948 à septembre 1949.

Après avoir quitté la JOC, il s’installa à Philippeville et se maria le 15 avril 1950 avec Maria-Élisabeth Friedel, une militante fédérale jociste du Constantinois, fille d’un syndicaliste mineur hongrois qui avait dû s’expatrier après 1920 et n’avait réussi à trouver du travail que dans les mines de fer d’Ouenza (Constantinois). Une fille naquit de cette union (1951) et l’épouse de Daniel Albano fut successivement professeur d’économie domestique, professeur de couture puis directrice d’un centre d’apprentissage de « Moissons nouvelles » (sur cette association en Algérie, voir la notice de Marcel Neff*). Daniel Albano travailla comme employé chez un transitaire de 1950 à 1951 puis passa avec succès le concours de commis d’ordre et de comptabilité à la mairie de Philippeville où il débuta en février 1951. En juillet 1953, il fut reçu deuxième au concours de rédacteur et, en novembre de la même année, fut reçu premier au concours de secrétaire général de la mairie de Duvivier (Constantine). Il exerça cette dernière fonction de décembre 1953 à juin 1954 et fut ensuite secrétaire général de diverses autres mairies : à Burdeau (Tiaret) de juillet 1954 à juin 1958, à L’Alma (Alger) de juillet 1958 à février 1961 et à Ménerville (Alger) de mars 1961 à juillet 1963 (après l’indépendance, il avait signé un contrat de coopération d’un an).

Sur le plan militant, Daniel Albano s’engagea en 1961 au sein du Mouvement familial rural. Il donnait des cours d’administration communale à plusieurs maires du département d’Alger et participa à la création d’une maison familiale à Ménerville, dont il devint le conseiller technique. Ayant démarré avec quelques élèves musulmanes, cette maison se développa et fut nationalisée par les autorités algériennes.

Daniel Albano et son épouse quittèrent l’Algérie en 1963 en raison des études de leur fille et s’installèrent dans la région parisienne. Il fut pris en charge par le ministère de l’Intérieur en qualité d’attaché d’administration centrale et détaché à la Préfecture de la Seine, puis Préfecture de Paris et enfin Mairie de Paris, où il exerça diverses fonctions : adjoint au chef du bureau de la comptabilité centrale d’architecture (1963-1965), détaché à la Préfecture de Seine-Saint-Denis comme responsable de la tutelle financière des communes du département (1965-1966), secrétaire général adjoint de la mairie du XVIe arrondissement de Paris (1966-1969), secrétaire général de la mairie du VIe arrondissement (1969-1971), responsable de la section contentieux de l’assainissement à la Direction des services industriels et commerciaux, puis chef du bureau du personnel à la même direction (1971-1974), chef du service intérieur à la Préfecture de Paris, puis Mairie de Paris (1974-1981), secrétaire de commission puis réviseur des débats au Conseil de Paris (1981-1987). Il prit sa retraite le 1er octobre 1987 en qualité d’attaché principal d’administration.

Élu conseiller municipal de Marolles-en-Hurpoix en 1977, il fut ensuite adjoint au maire avant de se retirer en 1983. Daniel Albano était titulaire de la Médaille d’or régionale, départementale et communale, de la Médaille commémorative des opérations du maintien de l’ordre en Algérie et de la Médaille du combattant.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article9783, notice ALBANO Daniel par Éric Belouet, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 10 décembre 2008.

Par Éric Belouet

SOURCES : Questionnaire JOC, 1997. — Témoignage de l’intéressé, janvier 1997.

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