ALBERT Joseph

Par André Balent, Claude Pennetier

Né le 25 mars 1931 à Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), mort le 29 septembre 1991 à Perpignan ; ouvrier agricole puis viticulteur au Puig del Mas (commune de Banyuls-sur-Mer) ; militant syndicaliste CGT ; communiste, permanent politique puis VRP ; secrétaire fédéral communiste des Pyrénées-Orientales (1957-1973) ; conseiller général.

Ouvrier agricole et viticulteur à Puig del Mas, titulaire du CEP, Joseph Albert fit son service militaire comme caporal-chef au 24e RIC, mais fut envoyé en Tunisie pour le « rétablissement de l’ordre » de janvier à juillet 1952.
Il avait rejoint le PCF en 1947 à Banyuls, où il militait au syndicat CGT des ouvriers agricoles. La même année, il adhéra à France-URSS et à l’UJRF. Après un stage à l’école fédérale en juillet 1949, il fit l’école nationale de l’UJRF en 1950, l’école fédérale paysanne en 1951 à Verdun-sur-Garonne, puis une école centrale d’un mois en janvier 1957 et de quatre mois d’octobre 1959 à février 1960.
Élu au secrétariat fédéral des Pyrénées-Orientales en 1957, premier secrétaire de 1961-1966 en remplacement de Raoul Vignettes, il resta au secrétariat fédéral jusqu’en 1973 et au comité fédéral jusqu’en février 1982. À cette date, il ne fut pas reproposé, avec son accord.
Permanent à partir de 1957, Joseph Albert fut élu conseiller général du canton de Prats-de-Mollo (Pyrénées-Orientales) en 1973 et constamment réélu jusqu’à sa mort provoquée par la maladie. Il fut également élu maire de Prats-de-Mollo - La Preste en 1983. Réélu en 1989, son mandat fut interrompu par son décès.
Joseph Albert émit, surtout après 1968, des réserves sur certains des aspects de la politique du PCF et fit part de ses interrogations dans des conversations privées. C’était un militant assailli par le doute, à la recherche d’une voie qui préserve toutes ses chances à l’expression de la démocratie et réservé vis-à-vis de Georges Marchais*. Écarté du secrétariat fédéral en 1973, il fut remplacé par un cadre envoyé par la direction nationale, Henri Costa. Joseph Albert fut cependant très satisfait lorsque son parti remporta un succès éclatant aux élections cantonales de 1976 — qui fut son apogée au plan départemental — et qu’il faillit accéder à la présidence du conseil général.
Sa rupture formelle avec le PCF intervint après 1986. À la fin de sa vie, il était proche du Parti socialiste auquel il n’adhéra cependant pas.

Une rue du hameau du Puig del Mas (commune de Banyuls-sur-Mer) où naquit Joseph Albert porte son nom.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article9793, notice ALBERT Joseph par André Balent, Claude Pennetier, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 16 octobre 2019.

Par André Balent, Claude Pennetier

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Notes d’André Balent. —Souvenirs personnels (André Balent). — Louis Monich, Histoires rocambolesques de l’élection cantonale 1976 en Roussillon, Canet, Trabucaire éd., 1996.

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