ALBERTINI Joseph [Var]

Par Jacques Girault

Né le 23 mai 1936 à Pioggiola (Corse) ; instituteur ; syndicaliste de l’enseignement.

Fils d’un berger devenu sous-officier dans l’infanterie coloniale, radical (clan Landry), Joseph Albertini, titulaire du BEPC obtenu à Draguignan (Var) en 1952, puis de la première partie du baccalauréat obtenue à Toulon, demanda en 1955 un poste d’instituteur en Algérie. Instituteur à Méchéria (département de Saïda), après avoir effectué un stage pédagogique à Aïn-El-Turk (Oran) en janvier-février 1957, il fut nommé instructeur aux écoles de garçons Jules Ferry d’Oran en 1957, de Méchéria en 1960. Il avait adhéré au Syndicat national des instituteurs dès 1955. Il effectua son service militaire comme sous-lieutenant en Algérie (1960-novembre 1962) dans une section administrative spécialisée.
Rapatrié, affecté à l’administration centrale à Paris (octobre 1962-décembre 1962), marié avec une maîtresse auxiliaire de couture au collège technique de La Seyne, père de trois filles, Albertini fut nommé instructeur au CEG du Pont-du-Las à Toulon en janvier 1963, puis au CEG Bazeilles en 1964 où il était chargé de la gestion de la bibliothèque et de la coopérative. Proche des milieux socialistes, il fut initié à la Franc-Maçonnerie.
Fréquentant les réunions du conseil et du bureau de la section départementale du SNI sans être membre de ces instances, Albertini, en 1964-1965, se présentait comme délégué national et académique à la commission administrative paritaire des instructeurs, pendant cette période (1963-1965). Le SNI aidait les instructeurs pour la création d’un syndicat des instructeurs. Peut-être Albertini fut-il à cette occasion en contact avec les dirigeants du SNI. Il indiquait dans ses demandes de congés auprès de son administration ou dans les justifications données à ses supérieurs hiérarchiques, être « membre officieux » du bureau national du SNI et qu’il travaillait à la création du corps des instructeurs en métropole. Toutefois tout porte à penser qu’il n’exerçait pas de telles responsabilités. Après une année de disponibilité, il fut nommé au CEG du Beausset, affecté dans des tâches de secrétariat et de surveillance. En disponibilité depuis septembre 1971, il fut radié du corps des instructeurs en décembre 1973.
Albertini écrivit au recteur de l’académie de Nice, le 25 octobre 1971, pour protester contre sa révocation, demander l’étude de sa situation administrative et sa réintégration dans la fonction publique. Selon l’inspecteur d’Académie, il avait multiplié les congés de maladie et mises en disponibilité sans raison apparente. Réintégré au CES d’Ollioules en septembre 1973, il ne prenait pas son poste, bénéficiant d’une nouvelle disponibilité de deux années.
Albertini habitait alors Bandol où il exploitait une de ses trois discothèques à partir de 1971. Ses activités défrayèrent la chronique (racket et incendie de ses trois établissements notamment).
Albertini, en 1976, retourna dans sa commune natale pour exploiter un hôtel-restaurant. Divorcé, il affichait volontiers ses relations avec les milieux autonomistes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article9805, notice ALBERTINI Joseph [Var] par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 17 novembre 2020.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 1477 W. — Presse syndicale. — Sources orales. — Renseignements fournis par Pascal Torre.

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