BAUP Georges, Albert

Par Jacques Girault

Né le 25 janvier 1902 à La Seyne (Var), mort le 26 août 1972 à Ollioules (Var) ; ouvrier à l’Arsenal maritime de Toulon ; militant communiste : résistant ; conseiller municipal d’Ollioules.

Georges Baup était le plus jeune fils d’Albert Baup. Après avoir obtenu le Certificat d’études primaires, il travailla aux chantiers navals de La Seyne. Habitant Sanary, mécanicien, il se maria à Ollioules où il habita désormais, en décembre 1921. Leurs deux garçons ne reçurent pas de sacrements religieux.
Il effectua son service militaire dans la marine comme matelot mécanicien (cuirassé Lorraine). Il milita très tôt dans la cellule communiste d’Ollioules, et en fut secrétaire selon son fils. Il entra à l’Arsenal maritime de Toulon comme monteur mécanicien (direction des constructions navales, atelier des constructions neuves) le 6 octobre 1933.
Syndicaliste, il fut sanctionné d’un jour de mise à pied après la grève du 30 novembre 1938. Il passa à l’atelier RSM le 23 septembre 1940, puis à l’atelier central, le 11 septembre 1944, enfin à l’atelier des mouvements généraux, le 15 janvier 1945. Membre de l’AS (MUR du Var), depuis le 1er mai 1943. Arrêté par les autorités italiennes, le 13 juillet 1943 et interné à Modane (Italie, fort de Leisseillon), il s’en évada le 11 septembre 1943. À partir du 1er avril 1944, affilié au réseau Ritz Crocus, il fut chargé de renseigner sur l’Arsenal maritime de Toulon qu’il réintégra à la fin septembre 1943.
Membre du régiment CFL du Var jusqu’au 31 janvier 1944, il devint membre de l’ORA du Var jusqu’à la Libération, précisaient d’autres sources (reconstitution d’activités résistantes jointe à la lettre de félicitations que lui envoya, le 15 février 1947 le ministre de la Marine et qui lui valurent un avancement de deux échelons). Son fils, en 1981, doutait pourtant de son appartenance à l’AS.
Membre du Parti communiste français, Georges Baup fut désigné au conseil municipal provisoire d’Ollioules en septembre 1944 et y occupait la responsabilité d’adjoint, délégué aux travaux. Il ne fut pas élu en avril 1945. Muté à l’atelier des machines en février 1949, il partit à la retraite, le 1er juillet 1958. Sportif, il avait présidé pendant plusieurs années l’Union sportive d’Ollioules et avait fait partie du Vélo Club ollioulais. Il avait cessé de militer dans la cellule communiste mais, selon son fils, restait « communiste de cœur ». Il fut notamment un opposant résolu au gaullisme après 1958. Membre de l’ANACR, il en devint vice-président d’honneur en 1968. Il animait le syndicat CGT des retraités des personnels civils de la marine dont il avait contribué à créer la section à Ollioules. Il eut des obsèques civiles et avait légué son corps à la Science.

Son fils, Albert, Eugène Baup, né à Ollioules le 12 novembre 1922, étudiant géomètre, était sergent FTP à la fin de la guerre. Marié en avril 1948 à Ollioules, divorcé, devenu électricien, il se remaria en avril 1971 à Toulon avec une secrétaire, fille d’un chauffeur de taxi et d’une femme de chambre. Il mourut le 5 janvier 2007 à Ollioules.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article98565, notice BAUP Georges, Albert par Jacques Girault, version mise en ligne le 3 novembre 2010, dernière modification le 9 octobre 2019.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 2 M 7 35 4 ; 4 M 41 et 56 2 ; 18 M 35, 97 ; 3 Z 4 19, 94 ; 10 Z 3 4. — Arch. Troisième Région mar. C 21, dossier individuel. — Arch. Mun. Ollioules. — Renseignements fournis par la famille, Mme T. Canolle et R. Baup. — Notes de Jean-Marie Guillon. — Sources orales.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément