ALLAFORT André

Par Claude Pennetier

Né le 31 juillet 1911 à Abjat-sur-Bandiat (Dordogne) ; artisan coiffeur ; militant communiste ; maire de Cussac (Haute-Vienne) de 1945 à 1965.

[Coll. privée de son fils, Michel Allafort]

Orphelin, André Allafort fut élevé par ses grands-parents petits propriétaires cultivateurs à Dournazac qui ne savaient ni lire ni écrire. Le grand-père est croyant mais la grand-mère agnostique. Après avoir obtenu son certificat d’études en 1924, il exerça divers petits métiers dont celui de feuillardier puis partit travailler à la construction des chemins de fer à Étampes, Bourges, Orly, Massy-Palaiseau où il devint communiste. Il adhéra aux Jeunesses communistes à dix-sept ans, puis au Parti communiste à vingt ans, en Gironde.

Revenu en Haute-Vienne, il suivit l’école communiste donnée par son cousin André Marcillaud*. Il se maria avec une couturière qui fut un temps sans emploi puis ouvrière à domicile dans la confection. En 1935, André Allafort s’installa comme coiffeur à Cussac et fit de son salon un lieu de rencontre communiste, dans une commune socialiste.

Le Parti communiste le présenta aux élections du conseil d’arrondissement en 1937 avec Jean Fredon. « On a fait un bien petit score mais il fallait marquer le coup. » S’il reconnaît avoir eu du mal à expliquer le Pacte germano-soviétique aux habitants de Cussac (« ils l’ont pas tellement apprécié, mais à force d’explications... »), il affirme cependant n’avoir pas été personnellement déstabilisé.

Il fut en liaison avec la Résistance pendant la guerre, mais resta à son domicile jusqu’en mars 1944. Le Parti communiste l’envoya alors dans le Bergeracois (Dordogne) pour raison de sécurité et il fit de la résistance avec les FTP.

Il fut maire communiste de Cussac de la Libération à 1965 et milita à l’ANACR.

Son fils unique, Marcel Allafort, (né en 1940) créa les JC de Cussac en 1956, fit la guerre d’Algérie et fut un militant communiste actif. Employé de mairie, il fut élu en 1976 conseiller général communiste. En 1992, il siégeait comme élu ADS (dissidence communiste particulièrement présente en Haute-Vienne) du canton d’Oradour-sur-Vayres.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article9864, notice ALLAFORT André par Claude Pennetier, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 21 février 2010.

Par Claude Pennetier

[Coll. privée de son fils, Michel Allafort]
[Coll. privée de son fils, Michel Allafort]

SOURCES : Rémi Darfeuil, Le Communisme rural en Haute-Vienne, mémoire de maîtrise de sociologie, 1999. — Conversation téléphonique avec André Allafort et son fils. — Courrier de son fils, avec deux photographies scannées.

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