BELLANGER René

Par Jean Maitron et Claude Pennetier

Né le 25 juillet 1880 à Paris (XVIIe arr.), mort le 1er novembre 1937 ; ouvrier chaudronnier ; gérant de L’Humanité (1924-1927).

Ouvrier chaudronnier en cuivre aux ateliers des chemins de fer de l’Est à Noisy-le-Sec (Seine), René Bellanger fut révoqué à la suite de la grève des cheminots de 1910. Il travailla comme métallurgiste puis combattit au front pendant la Première Guerre mondiale. En 1919, il était employé aux chantiers de la Loire à Saint-Denis.

Bellanger adhéra au Parti socialiste (12e section) à la veille de la guerre (Voir Bellanger, sans prénom). Partisan de la IIIe Internationale, il défendit ses positions dans les congrès fédéraux de la Seine et fit voter sa section du Perreux pour la motion Cachin-Frossard, avant le congrès de Tours (décembre 1920). À partir de 1924, la direction du Parti communiste lui confia la dangereuse fonction de gérant de plusieurs journaux. Il succéda à Vandeputte comme gérant du Bulletin communiste le 26 septembre 1924, assura la même responsabilité aux Cahiers du Bolchevisme du numéro 1 (21 novembre 1924) au numéro 73, 31 juin 1927 (François Gay lui succéda). Il fut surtout gérant de l’Humanité de 1924 à 1928. Pendant la guerre du Rif les condamnations s’abattirent sur les journaux communistes et leurs gérants. Bellanger totalisa soixante-deux années de prison. Il séjourna à la Santé puis à Clairvaux en 1927 et en 1931.

Avant son arrestation Bellanger était affecté au service de l’entretien et de surveillance de l’Humanité : il assurait la responsabilité de l’ameublement, des installations électriques, des réparations et du service d’entrée. Il conserva ses fonctions techniques à sa libération. Ses obsèques eurent lieu le 5 novembre 1937 en présence de nombreux dirigeants communistes dont Marcel Cachin et Jean Dorval qui prononcèrent des discours.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article98963, notice BELLANGER René par Jean Maitron et Claude Pennetier, version mise en ligne le 3 novembre 2010, dernière modification le 27 novembre 2010.

Par Jean Maitron et Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, 495 270 8573, autobiographie du 11 février 1932*. — Arch. BMP, bobine 302. — L’Humanité, 2 novembre 1937. — Journaux cités dans la biographie. — Note de Jacques Girault.

ICONOGRAPHIE : A. Guérin, La Résistance, chronique illustrée, 1930-1950, Paris, 1972-1976, t. 2, p. 366.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément