BERNARD Louis, Henri

Par Justinien Raymond

Né le 26 janvier 1886 à Nîmes (Gard), mort le 28 février 1956 à Nîmes ; horticulteur ; délégué du syndicat des employés de commerce à la Bourse du Travail de Nîmes ; militant socialiste puis communiste ; conseiller municipal de Nîmes ; député du Gard.

Louis Bernard en 1937

Louis Bernard naquit dans une famille d’horticulteurs : il put, grâce à une bourse, faire des études secondaires, devenir bachelier, mais il n’ambitionnait que de succéder à son père. Il avait puisé dans la tradition familiale l’amour de la République. Après un voyage en Allemagne, il poussa jusqu’au socialisme et collabora à l’organe fédéral du Gard. Le Combat social, adhéra à la Jeunesse socialiste, en fut le conférencier, entra à la section SFIO de Nîmes et en devint, en 1910, le secrétaire. En 1911, il était secrétaire adjoint de la Fédération socialiste du Gard. Il l’avait représentée aux congrès nationaux de Saint-Étienne (1909), de Nîmes (février 1910) et de Paris (juillet 1910). Il était également délégué du syndicat des employés de commerce à la Bourse du Travail de Nîmes. — Voir Lescalié J.

En mai 1912, Louis Bernard fut élu conseiller municipal de Nîmes et, après annulation des résultats, fut réélu. En 1913, il fut promu adjoint à l’Instruction publique. Mais, cette année, il échoua au conseil général dans le canton du Vigan.

En 1914, il fut élu député de la circonscription du Vigan sans atteindre 2 000 voix au premier tour, mais le député sortant radical, distancé par un socialiste indépendant, se désista en faveur de Bernard qui l’emporta par 7 125 voix contre 5 858 au socialiste indépendant Milhaud. Louis Bernard entra à la commission de l’Agriculture, s’attacha aux intérêts de ses mandats et des victimes de la guerre.

Le 16 novembre 1919, il fut battu au dernier rang de la liste socialiste. Il revint à la culture. Courant 1921, il sera secrétaire de La Voix Paysanne dont Renaud-Jean était le directeur. Après le congrès de Tours (décembre 1920), il passa au Parti communiste, fut son candidat malheureux aux élections législatives dans la première circonscription de Nîmes en 1928 et en 1936, dans la deuxième en 1932. Après deux échecs au conseil général, en 1928 dans le troisième canton de Nîmes, en 1934 dans le canton de Saint-Mamert, il fut élu, en 1937, dans le deuxième canton de Nîmes par 2 169 voix contre 1 282 au candidat du Parti social français. En 1936, il figura sur la liste communiste des candidats au Sénat qui obtint une centaine de voix.

Après la Seconde Guerre mondiale, Louis Bernard quitta le Parti communiste et cessa toute activité politique.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article99477, notice BERNARD Louis, Henri par Justinien Raymond, version mise en ligne le 7 septembre 2021, dernière modification le 22 novembre 2022.

Par Justinien Raymond

Louis Bernard en 1937

SOURCES : Arch. Nat. F7/13 567. — Arch. Nat., dossier biographique. — Arch. Dép. Gard, série M. — L’Humanité, 7 juillet 1914. — Le Cri du Gard, organe régional hebdomadaire du Parti communiste, 16 octobre 1937 [photographie]. — Notes de Renaud Poulain-Argiolas.

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