ALQUIER Paul

Par Jean Sagnes

Né le 22 juin 1899 à Lézignan-Corbières (Aude), mort le 5 août 1974 à Béziers (Hérault) ; instituteur ; militant communiste et syndicaliste de l’Hérault.

Paul Alquier, qui avait passé son enfance et sa jeunesse à Frontignan (Hérault), fut un des pionniers du Parti communiste et de la Fédération unitaire de l’enseignement dans l’Hérault. Il fut successivement instituteur à Murivel-les-Montpellier de 1918 à 1920, puis, après son service militaire, à Agde en 1922-1923 où il adhéra au Parti communiste, à Vias de 1923 à 1937 et à Béziers de 1937 à 1941.

Paul Alquier déploya une grande activité militante au sein du PCF et de la CGTU, ainsi que sa femme, Henriette Alquier, née Henriette Clergue, de 1923 à 1937 environ. Membre du bureau de la région du Languedoc du PCF en 1928, 1930-1933, il fut aussi, de 1923 à 1937, secrétaire de la cellule de Vias et trésorier du rayon de Florensac. Durant l’été 1927, en vacances dans les Pyrénées-Orientales, Paul Alquier parcourut ce département avec André Marty et les deux militants furent à l’origine de la création de nombreuses cellules. De juin 1926 à juin 1931, il fut trésorier de la 10e Union régionale de la CGTU. De 1924 à 1930, il fut également secrétaire adjoint du syndicat des membres de l’enseignement laïque de l’Hérault (CGTU) et rédacteur en chef de son journal L’avant-Garde syndicaliste. En mars 1926, Antonin Trinquier, secrétaire de la section de l’Hérault du SNI, l’assigna devant le tribunal correctionnel de Béziers pour des propos tenus sur sa personne au sujet de la non-participation du SNI à la campagne contre la guerre du Maroc. Paul Alquier fut condamné à 1 F de dommages et intérêts.

En octobre 1934, candidat du PCF aux élections au conseil général dans le canton de Pézenas, il obtint 166 voix sur 2 085 suffrages exprimés. À Béziers, à partir de 1937, il réduisit notablement son activité militante. Au début de 1938, il était encore responsable des CDH de la ville mais quelque temps après il cessa d’appartenir au PCF.

Sous le régime de Vichy, en 1941, Paul Alquier prit une retraite anticipée pour éviter le déplacement d’office que l’inspecteur d’académie réservait au militant syndicaliste et à l’ancien militant politique. Il exerça alors divers métiers et fut réintégré dans l’enseignement au lendemain de la Libération. Il prit sa retraite en 1955. Après 1944, il avait à nouveau adhéré au Parti communiste, mais il ne militait plus. Après quelques années, Paul Alquier cessa de cotiser sans que l’on puisse dire qu’il y ait eu désaccord entre lui et le PC dont il continuait à approuver la politique.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article9954, notice ALQUIER Paul par Jean Sagnes, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 22 septembre 2021.

Par Jean Sagnes

SOURCES : Arch. Nat. F7/13130. — IMT, bobine 304. — Le Travailleur du Languedoc, 1925-1938. — L’Avant-Garde syndicaliste, 1925-1934. — Interviews d’Henriette Alquier et d’Étienne Fabre.

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