Lieux d’exécution

SERRIÈRE Pierre

Né le 1er février 1922 à Lyon, IIe arr. (Rhône), exécuté sommairement le 23 juin 1944 à Châtillon-sur-Cluses (Haute-Savoie) ; réfractaire au STO ; résistant des FTP.

SERRIÈRE Pierre

Dortan (Ain) [Massacre de Dortan] 12 au 22 juillet 1944

Massacre (viols, tortures, assassinats) perpétré par le 5e régiment des cosaques des légions de l’Est de la Wehrmacht ; incendie de la totalité du village le 21 juillet 1944 ; victimes civiles et membres de la résistance.

Dortan (Ain) [Massacre de Dortan] 12 au 22 juillet 1944

Reims (Marne), 1940-1944

Douze résistants et patriotes sont décédés à Reims (Marne) sous l’Occupation, victimes de la répression allemande. De nombreux lieux de mémoire honorent le souvenir des Rémois et Marnais fusillés, exécutés, torturés à mort, suicidés, massacrés, morts au combat ou morts des suites de leurs blessures.

Reims (Marne), 1940-1944

Lans (aujourd’hui Lans-en-Vercors, Isère), juillet 1944

Le 21 et le 30 juillet 1944, alors que les troupes allemandes avaient repris pied sur le plateau du Vercors, cinq résistants faits prisonniers furent sommairement exécutés à Lans (aujourd’hui, Lans-en-Vercors, Isère). Un autre résistant fut tué au combat.
Le 16 et le 27 juillet 1944, dans la même commune, deux hommes juifs furent sommairement exécutés.

Lans (aujourd’hui Lans-en-Vercors, Isère), juillet 1944

DEVULDER Gaston, Jules, Constant

Né le 23 juillet 1892 à Calais (Pas-de-Calais), mort au combat le 23 juin 1944 à Crisolles (Oise) ; garde forestier ; résistant FFI.

DEVULDER Gaston, Jules, Constant

Claix (Isère)

Entre novembre 1943 et août 1944, La commune de Claix (Isère) fut le lieu de plusieurs exécutions sommaires.

Claix (Isère)

Sermaize-les-Bains (Marne), 29 août 1944

Le 29 août 1944, la ville de Sermaize-les-Bains dans la Marne fait partie, avec Robert-Espagne, Couvonges, Beurey-sur-Saulx et Mognéville dans la Meuse, des communes de la vallée de la Saulx qui ont subi les exactions d’unités appartenant au 29e régiment de la 3e division de Panzergrenadier de la Wehrmacht.

Sermaize-les-Bains (Marne), 29 août 1944

Monestier-de-Clermont (Isère), Col du Fau, 20 juillet 1944

Le 20 juillet 1944, à 20 heures, 11 hommes arrêtés à Vif (Isère) le jour même, furent sommairement exécutés dans une carrière du Col du Fau à Monestier-de-Clermont (Isère) en représailles d’un attentat commis par la Résistance sur un motocycliste allemand.

Monestier-de-Clermont (Isère), Col du Fau, 20 juillet 1944

Gresse (aujourd’hui Gresse-en-Vercors, Isère), 4 juillet 1944, 24 juillet 1944

Le 4 juillet 1944, cinq habitants de Gresse (aujourd’hui Gresse-en-Vercors, Isère), furent sommairement exécutés en représailles à l’attaque la veille de deux camions allemands au col de l’Allimas qui fit cinq morts parmi les troupes d’occupation.
Le 24 juillet 1944, dénoncée pour avoir hébergé des maquisards, une cultivatrice fut brûlée vive dans sa ferme.

Gresse (aujourd’hui Gresse-en-Vercors, Isère), 4 juillet 1944, 24 juillet 1944

Avignon, Piolenc (Vaucluse) 22 août 1944

Le 22 août 1944, vingt-deux Italiens, anciens soldats de l’armée italienne, travaillant pour les chemins de fer allemands, furent abattus, seize à Piolenc et six à Avignon, sous la responsabilité de Kurt Leibbrand, commandant la 6e compagnie du 6e régiment des pionniers des chemins de fer.

Avignon, Piolenc (Vaucluse) 22 août 1944

Coustelet (Vaucluse), 19 août 1944

Le 19 août 1944, douze résistants, onze Francs-tireurs et partisans (FTP) et un agent de réseau de renseignements américain furent abattus au hameau de Coustelet, sur le territoire de la commune d’Oppède (Vaucluse) dans un accrochage avec la XIe Panzer Division.

Coustelet (Vaucluse), 19 août 1944

Saint-Hilaire-de-la-Côte, La-Frette (Isère), Col du Banchet, 12 et 13 juillet 1944, 18 août 1944

Le Col du Banchet est situé à la limite des communes de La-Frette et de Saint-Hilaire-de-la-Côte (Isère), sur ce qui était la route nationale 85 (aujourd’hui RD 1085), principale voie de circulation entre Grenoble (Isère) et Lyon (Rhône).
Le 12 juillet 1944, trois résistants du groupe franc Guy-Roger y trouvèrent la mort au cours d’une attaque contre un convoi allemand.
Le lendemain, trois personnes furent exécutées en représailles.
Le 18 août 1944, un résistant du maquis de Chambarand mourut à son tour.

Saint-Hilaire-de-la-Côte, La-Frette  (Isère), Col du Banchet, 12 et 13 juillet 1944, 18 août 1944

Rives (Isère), 12 et 13 juillet 1944

À Rives (Isère), le 12 juillet 1944, un garçon de 13 ans fut abattu pour n’avoir pas obéi aux ordres d’un soldat allemand.
Le 13 juillet 1944, en présence de miliciens travaillant avec le Gestapo grenobloise, quatre résistants furent sommairement exécutés.

Rives (Isère), 12 et 13 juillet 1944

Malleval (aujourd’hui Malleval-en-Vercors, Isère), 29 janvier 1944, 29 juillet 1944

Le 29 janvier 1944, des troupes allemandes prirent d’assaut avec l’aide de la Milice le village de Malleval où s’étaient installés deux groupes de maquisards.
Il y eut 32 tués, pour la plupart résistants, soit au cours des combats, soit exécutés après avoir été blessés ou fait prisonniers.
Deux maquisards, déserteurs de l’armée allemande, furent faits prisonniers et exécutés à Lyon (Rhône) après jugement.
Le 29 juillet 1944, après l’ordre de dispersion du 23 juillet 1944, un groupe de résistants qui tentait de s’échapper en passant par l’ouest du Vercors fut trahi par un milicien infiltré. Six résistants furent tués.

Malleval (aujourd’hui Malleval-en-Vercors, Isère), 29 janvier 1944, 29 juillet 1944

Vizille (Isère), 17 février 1944, 8 mars 1944 et 22 août 1944

À Vizille (Isère), quatre résistants furent sommairement exécutés par le Gestapo le 17 février 1944 et un autre le 8 mars 1944.
Le 22 août 1944, jour de la Libération de Vizille par les troupes américaines, quatre victimes civiles furent massacrées par les troupes allemandes.

Vizille (Isère), 17 février 1944, 8 mars 1944 et 22 août 1944

Saint-André-le-Gaz (Isère), 8 juillet 1944

Le 8 juillet 1944, des troupes allemandes investirent avant l’aube la petite ville de Saint-André-le-Gaz (Isère). Deux des trois boulangers et huit employés de la S.N.C.F. furent sommairement exécutés. Trois autres personnes furent abattues sans que l’on en sache clairement la raison.

Saint-André-le-Gaz (Isère), 8 juillet 1944

Séchilienne (Isère), 12 août 1944

Le 12 août 1944, cinq habitants de Séchilienne (Isère) furent tués par les troupes de montagne allemandes (Alpenjäger) en opérations contre le maquis de l’Oisans.

Séchilienne (Isère), 12 août 1944

Livet-et-Gavet (Isère), 13 au 19 août 1944

Du 12 au 21 août 1944 environ, au cours de leur vaste opération contre le maquis de l’Oisans, des unités alpines de la Wehrmacht occupèrent la commune de Livet-et-Gavet (Isère).
Après leur départ, 47 cadavres furent découverts sur le territoire de la commune et un, jeté dans la Romanche, fut découvert en aval à Champagnier (Isère).
35 furent sommairement exécutés.

Livet-et-Gavet (Isère), 13 au 19 août 1944

Troissereux (Oise), 16-18 août 1944

Deux unités de la Luftwaffe revenant du front de Normandie massacrèrent le 16 août 1944, sur la commune de Troissereux, 13 personnes puis quatre polonais au hameau de Houssoy-le-Farcy et le 18 août le gérant et son aide à la scierie du moulin : 19 massacrés.

Troissereux (Oise), 16-18 août 1944

La Morte (Isère), 13 et 14 août 1944

Le 13 août 1944, sept jeunes résistants, membres du maquis de la Matheysine, furent sommairement exécutés par des troupes allemands, à La Morte (Isère).
Le 14 août 1944, un jeune maquisard, fut lui aussi abattu, sans que l’on en sache exactement les circonstances.

La Morte (Isère), 13 et 14 août 1944

Villard-Bonnot (Isère), 19 juillet et 21 août 1944

Le 19 juillet 1944, 3 hommes furent sommairement exécutés au château de Vorz.
Le 21 août 1944, vers une heure du matin, 7 résistants du maquis du Grésivaudan furent tués dans un accrochage avec une colonne allemande qui évacuait Grenoble (Isère).
Vers trois heures du matin, 2 maquisards qui gardaient un camion furent faits prisonniers et sommairement exécutés quelques instants après.

Villard-Bonnot (Isère), 19 juillet et 21 août 1944

Grenoble (Isère), 25 au 29 novembre 1943, la Saint-Barthélémy grenobloise

Du 25 au 29 novembre 1943, eut lieu une série d’assassinats et d’arrestations des principaux responsables de la résistance grenobloise à l’occupation allemande. Elle fut perpétrée par une équipe conjointe de policiers allemands venus de Lyon ayant à leur tête le lieutenant SS Moritz, de membres du Mouvement National Anti Terroriste (M.N.A.T.), un groupuscule d’extrême-droite collaborationniste créé et dirigé par Francis André, dit "Gueule Tordue", et de miliciens de l’agglomération grenobloise aux ordres du chef Berthon. Elle a été ainsi nommée en référence au massacre des protestants de 1572.

Grenoble (Isère), 25 au 29 novembre 1943, la Saint-Barthélémy grenobloise

Grenoble (Isère), 14 novembre 1943

Dans la nuit du 13 au 14 novembre 1943, un résistant, Aimé Requet fit sauter le dépôt de munitions et de matériel du Parc d’artillerie de Grenoble (Isère), ordinairement appelé le Polygone.
Les Allemands, ulcérés, multiplièrent les patrouilles, lesquelles tirèrent sans sommation sur des civils qui cherchaient à quitter leur domicile sinistré ou qui faisaient leur travail.

Grenoble (Isère), 14 novembre 1943

Fontaine (Isère), mars à août 1944

De mars à août 1944, Fontaine, commune de l’agglomération grenobloise située au pied du massif du Vercors, fut le lieu de plusieurs meurtres et exécutions sommaires commis par les Allemands et la Milice.

Fontaine (Isère), mars à août 1944

Annonay (Ardèche) et sa région : les fusillés de l’été 1944

Le 6 juin 1944, Annonay, située à 20 km à l’écart de la vallée du Rhône, fit partie du petit nombre de villes françaises entièrement contrôlées par les autorités de la Résistance : ces « Républiques » constituaient des îlots de liberté qui défiaient l’occupant allemand et le pouvoir de Vichy ( le 6 juin 1944, Pétain était en déplacement à Saint-Étienne, à 40 Km d’Annonay).

Annonay (Ardèche) et sa région : les fusillés de l’été 1944

Queyrière (Haute-Loire), l’exécution des trotskystes par les FTP, 26 octobre 1943

Après l’évasion de soixante-dix-neuf prisonniers politiques, organisée par le Parti communiste et les FTP, dans la nuit du ler au 2 octobre 1943 de la prison du Puy-en-Velay (Haute-Loire), une partie des évadés est transférée vers le maquis FTP Wodli de Queyrières, proche d’Yssingeaux (Haute-Loire). Immédiatement, 5 des évadés, trotskystes, sont retenus prisonniers. L’un réussit à s’enfuir bientôt mais les quatre autres furent ensuite exécutés sur ordre sans que leur corps ne soit jamais retrouvé et sans que le ou les responsables de l’exécution ne soient identifiés.

Queyrière (Haute-Loire), l’exécution des trotskystes par les FTP, 26 octobre 1943

Pinols (Haute-Loire), les combats du Mont-Mouchet, 10 et 11 juin 1944

Les combats ayant eu lieu à Pinols (Haute-Loire, les 10 et 11 juin 1944 font partie des combats du Mont-Mouchet, l’offensive allemande contre la concentration de maquisards appelée par le colonel Gaspard. 54 trouvèrent la mort ici, 20 le 10 juin et 34 le lendemain dont 15 aux combats du Crépoux. On dénombre aussi 9 civils tués

Pinols (Haute-Loire), les combats du Mont-Mouchet, 10 et 11 juin 1944

Montalieu-Vercieu et Porcieu-Amblagnieu (Isère), 1er août 1944

Le 1er août 1944, une colonne allemande traversant Montalieu-Vercieu (Isère) fut la cible d’un coup de feu tiré par un maquisard.
Les soldats allemands ripostèrent et tuèrent deux résistants et quatre civils à Montalieu-Vercieu et deux résistants dans la commune voisine de Porcieu-Amblagnieu (Isère).

Montalieu-Vercieu et Porcieu-Amblagnieu (Isère), 1er août 1944

Compains (Puy-de-Dôme), 30 mars 1944

Le 30 mars 1944 la Feldgendarmerie et le SD de Vichy attaquent le maquis "Jean-Pierre", installé à Belleguette, hameau de Compains (Puy-de-Dôme). Quatre Résistants sont tués au combats et six autres sont arrêtés.

Compains (Puy-de-Dôme), 30 mars 1944

Paulhac-en-Margeride (Lozère) 10 au 13 juin 1944

Le 2 juin 1944, une colonne allemande venant de Rodez, est envoyée en reconnaissance en direction du Mont-Mouchet. Les Allemands sont stoppés à Paulhac-en-Margeride. Une seconde offensive est lancée sur le massif les 10 et 11 juin 1944. Les maquisards fuient vers le sud. En représailles, les troupes d’occupation incendient le village de Paulhac-en-Margeride le 12 juin 1944. Les exactions continuent les 12 et 13 juin avec l’exécution des civils ayant sauvé des blessés

Paulhac-en-Margeride (Lozère) 10 au 13 juin 1944

Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), les fusillés du 92° RI, 20 décembre 1943

En représailles à l’attaque d’un hôtel réquisitionné par les Allemands, le chef du SD de Vichy ordonne l’exécution d’otages. 20 prisonniers, la plupart Résistants, détenus à la caserne du 92° RI de Clermont-Ferrand sont exécutés sommairement par fusillade le 20 décembre 1943 au stand de tir de la caserne.

Clermont-Ferrand  (Puy-de-Dôme), les fusillés du 92° RI, 20 décembre 1943

Yzeure (Allier), les combats pour la libération de la Ville, 5 septembre 1944

Le 5 septembre 1944, dans le cadre des combats pour la libération de Moulins et Yzeure (Allier), l’attaque d’un convoi de la Wehrmacht qui battait en retraite par les FFI fit 9 victimes parmi les Résistants, route de Montbeugny.
La colonne allemande fusilla neuf jeunes patriotes. Sept originaires du Puy-de-Dôme, des Vosges ou de Paris participaient à la campagne de libération, deux autres étaient des Yzeuriens.
Le 6 septembre, deux FFI sont fusillés à Moulins et les allemands évacuent la ville au lever du jour : Moulins est libérée, mais au prix de vingt-six morts sur l’agglomération.

Yzeure (Allier), les combats pour la libération de la Ville, 5 septembre 1944

Terjat (Allier), 25 mai 1944

Le 25 mai 1944, une famille de réfugiés républicains espagnols installés à Terjat (Allier) est massacrée par les troupes allemandes furieuses de ne pas avoir pu trouver un maquis du secteur.

Terjat (Allier), 25 mai 1944

Marigny (Allier), 27 août 1944

Le 27 août 1944, après s’être repliées de Montluçon, les troupes allemandes venant de Limoges, se rendant à Moulins et accompagnées de la Milice tombent sur une embuscade. 6 FTP sont arrêtés, torturés puis exécutés sommairement par les Miliciens.

Marigny (Allier), 27 août 1944

Moulins (Allier), les combats de la libération, 4 au 6 septembre 1944

Quatorze hommes ont payé de leur vie les combats contre l’armée allemande du IIIe Reich lors de la Libération de Moulins, le 6 septembre 1944.
Les Forces françaises et les Résistants arrivaient de la route de Souvigny, tandis que les Nazis étaient en poste à La Madeleine.
Un monument a été élevé en leur honneur, au quartier de La Madeleine, le monument des Martyrs.
La veille, le 5 septembre 1944, Yzeure avait été libérée.

Moulins (Allier), les combats de la libération, 4 au 6 septembre 1944

Neuvéglise, aujourd’hui Neuvéglise-sur-Truyère (Cantal), 23 juin 1944

Le 23 juin 1944, un groupe de maquisards se repliant du Réduit de la Truyère et se dirigeant vers Laroquebrou (Cantal) d’où étaient originaires la plupart, fut arrêté à Neuvéglise. Après avoir creusé leur tombe, les hommes ont été exécutés au matin du 23 juin 1944 par une patrouille allemande.

Neuvéglise, aujourd’hui Neuvéglise-sur-Truyère (Cantal), 23 juin 1944

Narnhac (Cantal), 8 et 9 juillet 1944

Lors de l’attaque du maquis de la vallée de Brezons par les troupes allemandes, plusieurs résistants et le maire de Narnhac sont exécutés sommairement les 8 et 9 juillet 1944.

Narnhac (Cantal), 8 et 9 juillet 1944

Maurines (Cantal), 20 et 21 juin 1944

Les 20 et 21 juin, le réduit de la Truyère où s’étaient rassemblées depuis plusieurs semaines des unités des Mouvements Unis de la Résistance, renforcées par les maquis ayant reflué du Mont-Mouchet, subissent une violente attaque des troupes allemandes.

Maurines (Cantal),  20 et 21 juin 1944

Mandailles-Saint-Julien (Cantal), 17 au 19 juin 1944

Lors d’une action de la feldgendarmerie allemande et un détachement de gardes (GMR) contre le maquis du Cantal, un prisonnier indique où se situe le maquis de Mandailles. S’en suivit l’arrestation et l’exécution de plusieurs Résistants appartenant aux FTP ou à l’Armée Secrète entre le 17 et le 19 juin 1944.

Mandailles-Saint-Julien (Cantal), 17 au 19 juin 1944

Chaudes-Aigues (Cantal), 20 au 23 juin 1944

Chaudes-Aigues constitua à partir du printemps 1944 l’un des trois réduits rassemblant les résistants de la région Auvergne après l’appel lancé par le colonel Gaspard. Il avait a pour mission d’intervenir éventuellement en direction de celui du mont Mouchet. Le 1er juin 1944, l’effectif du réduit est de 1500 hommes armés, articulés en 14 compagnies. Le réduit est attaqué avec violence les 20-21 juin, par l’action convergente de trois unités de la Wehrmacht appuyées par une artillerie et par un appui aérien efficaces. Devant l’évidente disproportion des forces et des puissances de feu, l’ordre de décrochage est donné dans la soirée du 20 juin. On relèvera 120 morts morts parmi les maquisards et la population civile à l’issue des combats du secteur, répartis sur plusieurs communes.

Chaudes-Aigues (Cantal), 20 au 23 juin 1944

Anterrieux (Cantal) 20 juin 44

Les combats d’Anterrieux font suite à ceux du Mont-Mouchet les 2 puis 10 et 11 juin 1944. Ils opposent les forces allemandes aux maquis FFI repliés vers le Réduit de la Truyère. Ils feront 26 victimes parmi les Résistants.

Anterrieux (Cantal) 20 juin 44

Vienne (Isère) février, août, septembre 1944

À la limite des départements Ardèche, Rhône, Drôme, Loire, Vienne, sous-préfecture de l’Isère fut un point stratégique pour la Résistance comme pour l’occupant.
Si une seule exécution, le 10 février 1944, eut lieu sur le territoire de la commune jusqu’en août 1944, de nombreux viennois furent victimes des Allemands et des collaborateurs.
Les jours précédant la Libération et le jour même furent marqués par plusieurs massacres de civils et exécutions de résistants.

Vienne (Isère) février, août, septembre 1944

Le Gué de la Chaux, à Arcon (Loire) 22 juillet 1944, 7 victimes

Le Gué de la Chaux, sur la commune d’Arcon (Loire), se situe aux confins du Forez et du Bourbonnais et à la jonction des départements de l’Allier, de la Loire et du Puy-de-Dôme. Au nord-Ouest, Le Mayet-de-Montagne (Allier) est à vingt kilomètres, Vichy (Allier) à cinquante. A l’est, Roanne (Loire) est à une trentaine de km. Le secteur des Monts de la Madeleine et des Bois Noirs, bénéficiant d’un relatif isolement, a accueilli plusieurs maquis d’origines géographiques et politiques diverses.

Le Gué de la Chaux, à Arcon (Loire) 22 juillet 1944, 7 victimes

Saint-Just, aujourd’hui Val-d’Arcomie (22 juin 1944)

Le 22 juin 1944, un convoi d’évacuation de maquisards blessés lors des combats d’Anterrieux et Chaudes-Aigues est intercepté par une patrouille allemande venue de Saint-Chely-d’Apcher. Les 9 hommes sont massacrés à Saint-Just, devenu Val-d’Arcomie (Cantal). Seule Marinette Menut fut épargnée, exécutée quelques semaines plus tard à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

Saint-Just, aujourd’hui Val-d’Arcomie (22 juin 1944)

Bourgoin (aujourd’hui Bourgoin-Jallieu, Isère), 14 et 23 août 1944

Lors de la préparation de la Libération de l’agglomération de Bourgoin et de Jallieu, aujourd’hui réunies dans la commune de Bourgoin-Jallieu (Isère), le 14 et le 23 août 1944, puis dans le temps même de cette Libération, deux résistants et trois civils furent sommairement exécutées ou tuées.

Bourgoin (aujourd’hui Bourgoin-Jallieu, Isère), 14 et 23 août 1944

Orcay, la Bissoudre (Loir-et-Cher), 7 Août 1944

La ferme de la Bissoudre sur la commune d’Orçay dans le Loir-et-Cher servait de cache pour un important stock d’armes et munitions pour un maquis du réseau vierzonnais (Cher). Le 7 août 1944, sept résistants autres furent capturés et exécutés sommairement.

Orcay,  la Bissoudre (Loir-et-Cher), 7 Août 1944

Beaurepaire (Isère), 5 et 29 août 1944

Le 5 août 1944, quatre résistants furent sommairement exécutés par les Allemands devant la population.
Le 29 août 1944, un habitant de Beaurepaire fut abattu d’une rafale d’arme automatique par un soldat d’une colonne allemande.

Beaurepaire (Isère), 5 et 29 août 1944

Chanas (Isère) 8 juin 1944, 29 et 30 août 1944

Le 8 juin 1944, un groupe de résistants attaque le garage Rolland, qui a été réquisitionné par les Allemands, au lieu-dit "Le grand chemin" à Chanas (Isère).
Un maquisard est tué, un autre, blessé, meurt de l’absence de soins, un troisième est exécuté sommairement avec un résistant fait prisonnier à Saint-Rambert-d’Albon.
Le 29 août 1944, à Chanas, une colonne allemande qui se repliait fut attaquée par un groupe de résistants. En représailles, les Allemands arrêtèrent et exécutèrent sommairement 18 personnes, 17 civils et un résistant fait prisonnier.
Le 30 août 1944, des soldats allemands qui occupaient la commune exécutèrent sommairement Henri Magaud.

Chanas (Isère) 8 juin 1944, 29 et 30 août 1944

Grenoble (Isère), 126 Cours Berriat, 14 août 1944

L’après-midi du 14 août 1944, 20 maquisards du Vercors faits prisonniers à Villard-de-Lans (Isère) au cours des jours précédents furent sommairement exécutés 126 Cours Berriat à Grenoble (Isère) en représailles à l’exécution de deux soldats allemands.

Grenoble (Isère), 126 Cours Berriat, 14 août 1944

Bellevue-La-Montagne (Haute-Loire), 18 août 1944

18 août 1944, les troupes allemandes stationnées au Puy (Haute-Loire), en repli vers Saint- Etienne, affrontèrent les maquisards du Camp FTP Wodli, l’un des plus importants et actifs de la région.

Bellevue-La-Montagne (Haute-Loire), 18 août 1944

Allemont ou Allemond (Isère), 15 et 16 août 1944

À Allemont (Isère), aussi orthographié Allemond, furent sommairement exécutées sept personnes, deux le 15 août 1944 devant la fonderie d’Allemont et cinq le 16 août 1944 au lieu-dit "Les Granges.

Allemont ou Allemond (Isère), 15 et 16 août 1944

Abbeville, 6 place Victor Hugo (8 septembre 1944)

Après une attaque d’un convoi allemand près de Domart-en-Ponthieu (Somme) et acculés par l’avance rapide des forces alliées, les Feldgendarmes d’Abbeville (Somme) entreprirent deux opérations : l’une, le 27 août 1944, à Domart-en-Ponthieu et dans les cités ouvrières proches (Saint-Léger-les-Domart, Berteaucourt-les-Dames), l’autre, le 29 août 1944 à Bernaville et Flixecourt (Somme). Parmi les résistants arrêtés et torturés, onze furent exécutés à Abbeville, le 31 août 1944.

Abbeville, 6 place Victor Hugo (8 septembre 1944)

Mazères (Haute-Garonne) [Mazères-sur-Salat en 1958], 10 juin 1944

À Mazères-sur-Salat, huit hommes furent tués le 10 juin 1944, dans divers lieux de la commune et à divers moments de la journée par des détachements différents du 3e bataillon du régiment de grenadiers Deutschland de la division blindée SS Das Reich dans son opération de « nettoyage » des maquis du piémont pyrénéen (Ariège, Haute-Garonne, est des Hautes-Pyrénées) et de répression de populations civiles réputées complices des « terroristes ». Les exécutions et massacres de Mazères-sur-Salat se rajoutent à tous les autres, perpétrés le même jour dans la basse vallée du Salat et celle de la Garonne par des détachements de cette unité allemande (Martres-Tolosane (Haute-Garonne), Marsoulas (Haute-Garonne), Saint-Michel (Haute-Garonne), Lafitte-Toupière (Haute-Garonne) : Voir Artigue Paul, Betchat, Fabas, Mercenac (Ariège)

Mazères (Haute-Garonne) [Mazères-sur-Salat en 1958], 10 juin 1944

Marsoulas (Haute-Garonne), 10 juin 1944

Le 10 juin 1944, les éléments de la division SS Das Reich basés dans les villages de la basse vallée de l’Ariège (Haute-Garonne) — Vernet, Vénerque, Miremont, Lagardelle-sur-Lèze — avaient été désignés pour assurer une action répressive contre les maquis du piémont pyrénéen (Haute-Garonne, Ariège, partie orientale des Hautes-Pyrénées) et les populations civiles soupçonnées de les soutenir. Dès le premier jour, le maquis de Betchat (Ariège) fut la cible des Allemands. Des communes qui eurent ce jour-là des victimes (Marsoulas, Mazères-sur-Salat, Martres-Tolosane, Lafitte-Toupière (Voir Artigue Paul), Saint-Michel en Haute-Garonne ; Betchat, Fabas, Mercenac en Ariège), Marsoulas fut la plus éprouvée. En représailles à des coups de feu tirés par des résistants, les Allemands tuèrent vingt-sept villageois, tous des victimes civiles — la plus âgée, une femme née en 1879 et la plus jeune, un bébé de trois mois — et un des deux résistants (FTPF). Il y eut aussi quatre blessés parmi les victimes

Marsoulas (Haute-Garonne), 10 juin 1944

Saint-Plaisir (Allier), la Bouillole, 8 août 1944

La ferme de Bouillole, à la lisière de la forêt de Civrais, a été le théâtre de combats importants entre les troupes allemandes et trois maquis du Nord-Allier stationnés à Bouillole et en forêt, le matin du 8 août 1944. Elle entraîna l’évacuation du secteur par les troupes allemandes. Ces opérations firent dix victimes parmi les résistants et civils.

Saint-Plaisir (Allier),  la Bouillole, 8 août 1944

Saint-Paulien, camp Wodli, (20 juillet 1944)

Le 20 juillet 1944, un combat sans merci entre les troupes allemandes et les hommes du camp FTP Wodli se solda par la perte de douze résistants morts au combat, de cinq prisonniers et d’une victime civile.

Saint-Paulien, camp Wodli, (20 juillet 1944)

Billy (Allier), 25 août 1944

Le 25 août 1944 à Billy (Allier), cinq résistants du groupe Didier du Maquis des Bois noirs et un civil furent exécutés par un groupe de SS qui cantonnait au château de la Croix de l’Orme, à Billy.

Billy (Allier), 25 août 1944

Chapeau et Montbeugny (Allier), 5 septembre 1944

Alors que la région est progressivement libérée et que les troupes allemandes refluent vers le Nord, un groupe de Gardes mobiles va livrer bataille aux troupes allemandes à Montbeugny et Chapeau (Allier), le 5 septembre 1944. 22 Gardes furent tués au combat ou exécutés sommairement tandis que trois ouvriers agricoles, victimes civiles, furent fusillés.

Chapeau et Montbeugny (Allier), 5 septembre 1944

Saint-Julien-Puy-Lavèze (Puy-de-Dôme), Pont du Fraisse, 17 août 1944

L’embuscade du pont du Fraisse se déroula le 17 août 1944 en Auvergne en la commune de Saint-Julien-Puy-Lavèze dans l’ouest du Puy-de-Dôme. Elle fut conduite par la 4ème compagnie Armée Secrète de la zone de guérilla n°3 (FFI d’Auvergne) contre le 1er bataillon du régiment de sûreté motorisé 1000 (Sicherungs-motorisiertes regiment 1000) se rendant de Clermont-Ferrand en Corrèze. Cette attaque s’inscrivait dans une entreprise de ralentissement de la colonne Jesser. Celle-ci se rendait en effet de Clermont-Ferrand vers la Corrèze afin de libérer les garnisons allemandes d’Ussel et d’Egletons assiégées par les FFI locaux. Le convoi allemand fut attaqué, en queue, au franchissement de la Clidane sur le pont du Fraisse peu après 10h00, puis en tête, dans les gorges du Chavanon vers 11h00.
Les combats du pont du Fraisse se soldèrent par la mort de 7 maquisards sur les 23 engagés, y compris celui qui voyageait dans le convoi allemand. Ils causèrent des pertes importantes à l’ennemi (50 tués ou blessés et 6 véhicules détruits) et, couplés avec l’attaque qui suivit sur la tête du convoi au Chavanon, contribuèrent à ralentir sa progression et à atteindre son moral. Ce sacrifice de la Résistance auvergnate contribua ainsi à la Libération de la Corrèze.

Saint-Julien-Puy-Lavèze (Puy-de-Dôme), Pont du Fraisse, 17 août 1944

Paris (XVIe arr.), Cascade du Bois de Boulogne, 16 août 1944

Des groupes de résistants de diverses obédiences : Jeunes chrétiens combattants (JCC), Organisation civile et militaire (OCM), groupe Franc de Turma Vengeance, FFI-FTP de Chelles en Seine-et-Marne s’étaient unis en ce mois d’août 1944. La Libération de Paris était à l’ordre du jour, mais les résistants manquaient d’armes.

Paris (XVIe arr.), Cascade du Bois de Boulogne, 16 août 1944

Bournoncle-Saint-Pierre (Haute-Loire), 16 août 1944

Le 16 août 1944, un groupe de maquisards de la Haute-Loire attaque un lourd convoi allemand à proximité de Brioude. En raison des forces en présence totalement disproportionnées mais aussi d’une attaque précipitée, le bilan est lourd avec 22 morts du côté des Résistants.

Bournoncle-Saint-Pierre (Haute-Loire), 16 août 1944

Ugine (Savoie), 5 juin 1944

Suite à l’attaque de résistants FTP contre des soldats allemands (11 morts) le 5 juin 1944, l’unité du 19e régiment de SS Polizei exécuta 28 hommes et détruisit trois cités ouvrières.

Ugine (Savoie), 5 juin 1944

Araules et Yssingeaux (Haute-Loire), 22 avril 1944

Le 22 avril 1944, cinq résistants et quatre cultivateurs ont été assassinés par les Allemands (la Feldgendarmerie) accompagnés de Français, des miliciens, sur les communes d’Araules (Arnissac, Montbuzat, Chièze et Majal) et d’Yssingeaux (La Champ des Cayres), entre les massifs du Lizieux et du Meygal.

Araules et Yssingeaux (Haute-Loire), 22 avril 1944

Prondines, Cisternes-la-Forêt (Puy-de-Dôme), 30 mars 1944

Le 30 mars 1944, 16 personnes furent exécutées ou massacrées lors d’une opération de ratissage par la police allemande et des soldats de la Wehrmacht dans la région de Prondines, Cisternes-la-Forêt.
12 fusillés et brûlés dans leur refuge au Claveix, 3 fusillés à Villedieu et 1 à La Luquine. Réfractaires au STO, ces jeunes gens furent donc conduits à prendre le maquis, par mesure de sécurité pour éviter les nombreux contrôles de police.

Prondines, Cisternes-la-Forêt (Puy-de-Dôme), 30 mars 1944

Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), la Maltière, lieu d’exécutions et de mémoire

Le polygone de tir de la Maltière à Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), où furent fusillés de 1940 à 1944 près de soixante-dix patriotes appartenant aux quatre départements des Côtes-du-Nord (Côtes-d’Armor), du Finistère, d’Ille-et -Vilaine et du Morbihan, fait partie des nombreux lieux d’exécutions qui sont devenus des hauts-lieux de la mémoire résistante bretonne.

Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), la Maltière, lieu d’exécutions et de mémoire

Neaux (Loire), 18 août 1944

Le village de Neaux (Loire), dans un paysage de collines verdoyantes, est traversé par la Nationale 7 et se situe à 12 kms de Roanne (Loire), à 4 kms de L’Hôpital-sur-Rhins et à 3 kms de Saint-Symphorien-en Laye (Loire). En 1936, il comptait 508 habitants et 476 en 1946.
La Goutte et La Vive sont des lieux-dits.
le 18 août 1944, 14 résistants et 4 victimes civiles y trouvèrent la mort.

Neaux (Loire), 18 août 1944

Rodez (Aveyron), Saint-Félix, 5 mai 1944

Saint-Félix est un faubourg de Rodez (Aveyron), le long de la route de Decazeville et Villefranche-de-Rouergue. Aujourd’hui bien urbanisé, il regroupait déjà en 1944 quelques entrepôts ou établissements industriels. La chef départemental de l’AS (Armée secrète), Léon Freychet, décida une opération contre la station d’essence de la Standard française des Pétroles afin de procurer des carburants pour ses unités combattantes. Trois groupes qui provenaient de trois maquis aveyronnais différents devaient participer à l’action. Celle-ci fut un fiasco, car les Allemands, informés, étaient au rendez-vous. Le maquis Du Guesclin perdit quatre hommes dans le combat. Un autre membre de maquis, prisonnier, fut, le 17 août 1944, un des trente fusillés sommaires de Sainte-Radegonde (Aveyron)

Rodez (Aveyron), Saint-Félix, 5 mai 1944

Calmont (Haute-Garonne), 16 juillet 1944

Calmont est une commune de la Haute-Garonne, limitrophe de l’Ariège, dans le sud du Lauragais, région agricole à cheval sur l’Aude, le Tarn, la Haute-Garonne et l’Ariège. Le 16 juillet 1944, une colonne allemande de la division SS Das Reich se dirigeant vers le nord s’arrêta dans la localité, un jour de fête. Ils arrêtèrent une cinquantaine de personnes qu’ils retinrent comme otages ; ils fusillèrent trois des résistants arrêtés et des miliciens qui les accompagnaient pendirent l’autre après l’avoir achevé d’une balle dans la nuque. Trois des exécutés sommaires (le pendu et deux fusillés) appartenaient au réseau Morhange. Le quatrième était un jeune résistant de Calmont.

Calmont (Haute-Garonne), 16 juillet 1944

Miremont (Haute-Garonne), 5 mai ; 14 mai ; 2 juin 1944

Miremont est une commune située à une trentaine de kilomètres au sud de Toulouse (Haute-Garonne), entre les vallées de l’Ariège et de la Lèze. Une compagnie de SS de la division Das Reich cantonna dans le village du 9 avril au 24 juin 1944. La présence de cette unité fit de cette commune un des lieux de répression importants de la Haute-Garonne. Les Allemands exécutèrent ou abattirent dix-huit personnes : un civil de la commune le 14 avril froidement abattu d’un coup de revolver ; deux inconnus fusillés le 5 mai 1944 ; quinze Juifs extraits de la caserne Caffarelli de Toulouse et exécutés comme otages le 2 juin 1944. Cinq personnes (dont une femme), des résistants de la commune, liés au Corps franc Pommiès (ORA) furent arrêtées le 24 avril 1944 et déportées en Allemagne à Dachau (pour les hommes) et à Ravensbrück (la femme)
 

Miremont (Haute-Garonne), 5 mai ; 14 mai ; 2 juin 1944

Trassanel et Les Ilhes-Cabardès (Aude), 8 août 1944

Le maquis Armagnac de l’Armée secrète (AS) de l’Aude fut anéanti le 8 août 1944 dans le cadre des opérations menées par la Wehrmacht contre les maquis de la Montagne Noire (Aude, Tarn, Hérault). Après avoir accroché sérieusement le Corps franc de la Montagne Noire (AS ; OSS) et après que le maquis Armagnac ait intégré des hommes de cette formation dispersés depuis les combats de la Galaube (Tarn), les forces allemandes la repérèrent avant qu’il ne s’en allât à Citou (Aude), plus vers l’est, afin de faire sa fusion avec le Bataillon du Minervois (AS). Quarante-et-un maquisards périrent (combats contre les Allemands et exécutions sommaires). Ils furent tués ou moururent des suites de leurs blessures sur les territoires trois communes de l’Aude : Trassanel, Les Ilhes-Cabardès, Cabrespine. Quatre d’entre eux, parmi les prisonniers, furent exécutés à Roullens (Aude). Il y eut une dizaine de survivants.

Trassanel et Les Ilhes-Cabardès (Aude), 8 août 1944

Saint-Maurice-en-Gourgois (5 juillet 1944)

Saint-Maurice-en-Gourgois, commune rurale compte 29 hameaux ; elle est située sur un plateau à l’ouest des Gorges de la Loire, à proximité de la vallée de l’Ondaine, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Etienne (Loire) et de la plaine du Forez. En 1944, on y dénombrait environ 1100 habitants. Le 5 juillet 1944, des soldats allemands accompagnés de miliciens donnèrent l’assaut à des résistants de l’Armée Secrète (AS). Dans l’affrontement, les assaillants incendièrent trois fermes et s’en prirent à leurs occupants dont sept furent tués. Les combats avec les maquisards se soldèrent par la mort de sept d’entre eux.

Saint-Maurice-en-Gourgois (5 juillet 1944)

La Versanne (Loire), 14 juin et 20 juillet 1944

En 1944, La Versanne (Loire), village du canton de Bourg-Argental (Loire), dans le Massif du Pilat, comptait quelques 300 habitants essentiellement occupés par des tâches agricoles et forestières. Traversé par la route nationale 82 (aujourd’hui RD 1082), la Route Bleue, qui reliait Saint-Etienne (Loire) à Daveizieux près d’Annonay (Ardèche) et plus loin à la vallée du Rhône, il fut un point de passage fort usité par la Wehrmacht, la Gestapo et la Milice mais aussi par les résistants, avant de voir arriver des unités du débarquement de Provence en août 1944.
Dans l’été 1944, La Versanne fut le théâtre de deux évènements tragiques : le 14 juin 1944, l’Armée Secrète de Vanosc perdit là six hommes dans un combat contre des troupes allemandes et le 20 juillet 1944, un maquis récemment installé sur les hauteurs du village, était anéanti par l’occupant.

La Versanne (Loire), 14 juin et 20 juillet 1944

Hesmond (Pas-de-Calais), 4 septembre 1944

Le 4 septembre 1944 des éléments de la 245e division d’infanterie allemande en repli depuis Dieppe (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), fusillent et massacrent 16 otages civils à Hesmond (Pas-de-Calais) au lieu-dit le Fonds des Vachaux.

Hesmond (Pas-de-Calais), 4 septembre 1944

Toulouse (Haute-Garonne), prison Saint-Michel et charnier de Bordelongue, 9 novembre 1943 - 18 avril 1944

Vingt-huit résistants, dont quatorze avaient été actifs dans le Lot-et-Garonne, furent condamnés à mort par un tribunal allemand siégeant à Toulouse. Incarcérés au quartier allemand de la prison Saint-Michel de Toulouse, ils furent fusillés dans l’enceinte de cet établissement, devenu un des lieux majeurs de la répression de la Résistance par les Allemands et les Français. Leurs corps furent transportés par les Allemands dans des fosses clandestines creusées à la périphérie de la ville près de l’usine chimique ONIA (plus tard AZF) à proximité d’une ferme. Il y eut cinq transports successifs : 9 novembre 1943, nuit du 27 au 28 novembre 1943, 5 janvier 1944, 8 avril 1944, 18 avril 1944. Le charnier fut "découvert" le 4 septembre 1944. Les corps furent exhumés puis identifiés dans les jours qui suivirent. Seule l’identité d’Émile Coiry ne put être établie que par déduction.
D’autres résistants incarcérés au quartier allemand furent exécutés dans d’autres lieux de la Haute-Garonne comme le plateau de Pech-David, le champ de tir de Lacroix-Falgarde, Castelmaurou ou Buzet-sur-Tarn ; au camp de Souge (Gironde). Il semble que des victimes des Allemands ayant transité par Saint-Michel n’aient pas encore été identifiées et comptabilisées.
Par ailleurs sept résistants détenus dans le quartier français de la prison Saint-Michel, furent exécutés dans la cour de cet établissement.

Toulouse (Haute-Garonne), prison Saint-Michel et charnier de Bordelongue, 9 novembre 1943 - 18 avril 1944

Champlat-et-Boujacourt (Marne), ferme de Chantereine, 28 août 1944

À Champlat-et-Boujacourt (Marne), le monument du maquis de Chantereine se dresse au creux d’un vallon situé à l’écart du bourg, à côté des ruines de la ferme de Chantereine qui a donné son nom à ce maquis. Ce monument, lié à un épisode tragique des combats de la Libération dans la Marne, honore la mémoire de onze jeunes FFI.

Champlat-et-Boujacourt (Marne), ferme de Chantereine, 28 août 1944

Saint-Rémy de Provence (Bouches-du-Rhône), La Galine, 9 - 10 juin 1944

Lors du débarquement de Normandie du 6 juin 1944, la Résistance provençale répondit à l’ordre de mobilisation générale et les troupes allemandes réprimèrent dans le sang toute tentative de constitution de groupes armés ou maquis. Ce fut le cas à La Galine, quartier de Saint-Rémy de Provence (Bouches-du-Rhône) : sept résistants y furent capturés, puis massacrés sur place ou à proximité, dans la nuit du 9 au 10 juin 1944.

Saint-Rémy de Provence (Bouches-du-Rhône), La Galine, 9 - 10 juin 1944

Mussidan (Dordogne), 11 juin 1944

Dans ce bourg de Dordogne, 8 résistants furent tués au combat par des soldats de la 11e Panzerdivision et 52 civils furent massacrés en représailles par un peloton de la Phalange Nord-africaine, tandis que 115 habitants étaient déportés.

Mussidan (Dordogne), 11 juin 1944

Colombières-sur-Orb (Hérault), 22 août 1944

Une action de retardement de la retraite allemande en Languedoc méditerranéen.
Au cours d’un engagement entre des maquisards de la Haute vallée de l’Orb (Hérault) et une colonne allemande en retraite, cinq résistants originaires de la zone minière de ce haut pays montagneux et forestier furent abattus en tentant de retarder la progression de cette colonne qui venait de ravager les localités voisines et d’y massacrer deux civils.

Colombières-sur-Orb (Hérault), 22 août 1944

Auriac-du-Périgord (Dordogne), 30 mars 1944

Un détachement de la 325e Divison de sécurité de la Wehrmacht appelée aussi Division Brehmer ou Division B massacra six hommes le 30 mars 1944 dans cette commune de Dordogne.

Auriac-du-Périgord (Dordogne), 30 mars 1944

Amfreville-sur-les-Monts (Eure), 24 août 1944

Un monument face à la petite mairie d’Amfreville-sur-les-Monts (Eure), commémore l’exécution par l’armée allemande de deux hommes abattus le 24 août 1944 et d’une troisième victime précédemment, le 23 mai 1943.

Amfreville-sur-les-Monts (Eure), 24 août 1944

Bubry (Morbihan), Keryacunff, 26 juillet 1944

La commune de Bubry, où huit jeunes FTPF furent arrêtés, dont cinq ont été fusillés après condamnation à mort à Saint-Avé le 25 février 1944, et où furent abattus le 26 juillet 1944 six résistants, dont quatre femmes, fait partie de ces nombreux lieux d’exécutions et de mémoire qui jalonnent le département du Morbihan.

Bubry (Morbihan), Keryacunff, 26 juillet 1944

Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), Fort Penthièvre, 19-23 mai 1944 ; 13 juillet 1944

Le mémorial des fusillés du Fort Penthièvre se dresse à l’entrée de la presqu’île de Quiberon, sur le territoire de la commune de Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan). Intégré au dispositif du Mur de l’Atlantique, ce fort se trouvait dans le périmètre de la Poche de Lorient (Morbihan) tenue par la Wehrmacht jusqu’au 7 mai 1945, date de la signature de la capitulation de l’Allemagne nazie à Reims (Marne) et de la reddition à Étel (Morbihan) des troupes allemandes qui tenaient la Poche de Lorient. Le Fort Penthièvre a servi jusqu’à cette date de lieu de détention et d’exécution. Soixante-dix patriotes y ont été fusillés après condamnation à mort ou exécutés sans jugement.

Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), Fort Penthièvre, 19-23 mai 1944 ; 13 juillet 1944

Port-Louis (Morbihan), Citadelle, 1944

Le Mémorial des fusillés de Port-Louis dans le Morbihan a été érigé face à la rade de Lorient, à l’entrée de la citadelle où de nombreux patriotes bretons ont été exécutés. La découverte tardive, le 18 mai 1945, de ce lieu d’exécution s’explique par le fait qu’il était situé à l’intérieur de la Poche de Lorient tenue par la Wehrmacht jusqu’au 7 mai 1945, date de la capitulation de l’Allemagne nazie signée à Reims et de la reddition à Étel des troupes allemandes commandées par le général Fahrmbacher.

Port-Louis (Morbihan), Citadelle, 1944

Croixdalle par Londinières (Seine-Maritime), 24 - 25 août 1944

Les 24 et 25 août 1944 trois FFI de Dieppe furent arrêtés par la Feldgendarmerie, assistée par des miliciens français. Les trois hommes furent torturés puis exécutés sommairement par les miliciens en forêt de Croixdalle, canton de Londinière (Seine-Inférieure, Seine-Maritime).

Croixdalle par Londinières (Seine-Maritime), 24 - 25 août 1944

Badaroux (Lozère), Ravin de la Tourette, 29 mai 1944

Le 28 mai 1944, à La Parade (Lozère), vingt-sept combattants du maquis (AS) Bir Hakeim ont été faits prisonniers par les Allemands pendant les combats ou après s’être rendus. Transportés à Mende (Lozère), ils y furent sauvagement torturés pour la plupart d’entre eux. Le lendemain, 29 mai, ils furent exécutés dans un ravin sous le col de Tourette (commune de Badaroux, Lozère) près la voie ferrée reliant La Bastide-Puylaurent à Mende et à Marvejols.

Badaroux (Lozère), Ravin de la Tourette, 29 mai 1944

La Parade (Lozère), 28 mai 1944

Trente-quatre combattants (Français, Espagnols, Allemands, Autrichien, Belge) du maquis (AS) Bir Hakeim furent tués lors de l’assaut des forces allemandes de Mende contre le cantonnement de La Parade (actuelle commune de Hures-La Parade, Lozère). Huit d’entre eux, prisonniers capturés dans la nuit du 28 au 29 furent fusillés sommairement le 29 mai à l’aube à La Parade. Vingt-sept autres prisonniers capturés dans la journée du 28 mai furent amenés le jour même à Mende et exécutés le lendemain (29 mai) à Badaroux (Lozère)

La Parade (Lozère), 28 mai 1944

Le Miran (Indre), La Pérouille, 20 juin 1944

Au bout du chemin de Miran, sur la commune de La Pérouille, une stèle a été érigée en mémoire de sept hommes qui « furent fusillés, massacrés, rendus méconnaissables, victimes de la cruauté bestiale de leurs bourreaux avérée par la présence de 500 douilles retrouvées lors de la découverte de cette barbarie ».

Le Miran (Indre), La Pérouille, 20 juin 1944

Saint-Dizier-Leyrenne (Creuse), La-Croix-de-la-Mine, 19 juillet 1944

Le 19 juillet 1944 au matin, à Saint-Dizier-Leyrenne, eurent lieu à la fois un combat entre un escadron de l’École de la Garde de Guéret repliée au maquis, et un combat de rencontre entre le groupe Surcouf des maquisards du Cher qui devant la pression de la brigade Jesser avait choisi de regagner son département d’origine. L’unité de la brigade Jesser surprit le groupe Surcouf au bivouac dans un petit bois situé à La-Croix-de-la-Mine (commune de Saint-Dizier-Leyrenne, Creuse). Les troupes allemandes parvinrent à encercler le bois et à l’issue du combat on releva six morts dont « Surcouf » (Daniel Blanchard) et son adjoint René Van Gaver. De son côté l’École de la Garde eut deux morts à proximité, au lieu-dit La Villatte.

Saint-Dizier-Leyrenne (Creuse), La-Croix-de-la-Mine, 19 juillet 1944

Labastide-de-Virac (Ardèche), hameau des Crottes, 3 mars 1944

Quatorze civils habitants du hameau des Crottes (commune de Labastide-de-Virac, Ardèche) âgés de quinze à soixante-treize ans, ont été exécutés par des éléments de la 9e Panzerdivision Hohenstaufen, un autre âgé de trente-trois ans a été abattu, probablement lorsqu’il tentait de fuir. Le cadavre d’un inconnu, identifié par la suite, a aussi été retrouvé à peu de distance. Il s’agissait d’un combattant du maquis Bir Hakeim tué le 26 février lors du combat du mas de Serret. Une formation du maquis AS Bir Hakeim avait séjourné pendant deux jours au hameau ; la population qui l’avait accueilli et hébergé avait refusé de fuir.

Labastide-de-Virac (Ardèche), hameau des Crottes, 3 mars 1944

Bouville (Seine-Maritime), 22 juillet 1944

En juillet 1944 la ferme Lebaron de Bouville (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) au hameau d’Ybourville, abritait des résistants. Le 22 juillet 1944 la ferme fut attaquée par les Allemands : deux FFI membres du réseau BOA des zones Pavilly-Barentin-Yvetôt furent abattus ainsi qu’ un civil réfugié à la ferme. Les deux frères Martin (FFI BOA) se suicidèrent plutôt que de se rendre. Deux membres du réseau BOA arrêtés par la Gestapo mourront en déportation.

Bouville (Seine-Maritime), 22 juillet 1944

Sassetot-le-Mauconduit (Seine-Maritime), 10 juin 1940

Le 10 juin 1940, le jour même où la septième division blindée, dirigée par Rommel, atteignit la mer aux Petites-Dalles, quatre otages civils de Sassetot-le-Mauconduit, village tout proche, furent fusillés par l’armée allemande. (Seine-Inférieure, Maritime).

Sassetot-le-Mauconduit (Seine-Maritime), 10 juin 1940

Millau (Aveyron), La Borie Blanque, 6 août 1944 (ou 5 août)

Le 6 août 1944, trois résistants, des FTPF aveyronnais, furent exécutés sommairement après avoir été torturés près de Millau (Aveyron), au nord de la ville. Ils avaient été arrêtés après avoir été trahis par un membre de leur compagnie de FTPF. Ce traitre permit aussi l’exécution (27 ou 28 juillet 1944) à la bergerie de l’Ourtiguet (commune du Viala-du-Tarn, Aveyron) de six autres maquisards du même groupe.

Millau (Aveyron),  La Borie Blanque, 6 août 1944 (ou 5 août)

Vraignes (Somme), lieu-dit la Vallée perdue, 29 août 1944

Le 29 août 1944, entre Estrées-la-Chaussée (actuellement Estrées-Mons, Somme) et Vermand (Aisne), au sud du village de Vraignes-en-Vermandois, onze résistants furent abattus sommairement par les Allemands, dont un qui réussit à survivre. Il s’agissait de résistants FTPF de Guise (Aisne), emprisonnés à Saint-Quentin (Aisne).

Vraignes (Somme), lieu-dit la Vallée perdue, 29 août 1944

Faugères (Hérault), Col de Peytafi, 21 août 1944

Le 21 août 1944, huit maquisards de la haute vallée de l’Orb (Hérault) qui participaient à l’effort de retardement des forces allemandes en retraite furent exécutés par les Allemands appartenant à une colonne du 171e régiment d’infanterie venue de Saint-Pons (Hérault). Ce furent des exécutions sommaires, extrajudiciaires.

Faugères (Hérault), Col de Peytafi, 21 août 1944

Méré (Yvelines), 23 août 1944

Exécutés par les Allemands le 23 août 1944 à Méré : Georges CHAUMETTE, Adrien KERMAREC, Désiré LE PRIGENT, Raymond SENECHAL.

Méré (Yvelines), 23 août 1944

Chatou (Yvelines), Château de la Pièce d’Eau, 25 août 1944

À la date du 25 août 1944, des prisonniers allemands et des collaborateurs sont gardés par les FFI de Chatou à la villa Lambert, voisine du château de la Pièce d’Eau. Ce jour-là, les Allemands font un retour en force qui s’achève par les exécutions de 27 FFI.

Chatou (Yvelines), Château de la Pièce d’Eau, 25 août 1944

Rimont (Ariège), massacre de civils, 21 août 1944

Onze fusillés sommaires ou abattus lors d’une tentative de fuite le 21 août 1944 à Rimont (Ariège). Ce sont tous des victimes civiles de la colonne allemande qui ayant évacué Saint-Girons (Ariège) se dirigeait vers la Méditerranée et la vallée du Rhône. Harcelée par les FTPF du maquis de la Crouzette et ayant subi des pertes, elle exerça des représailles contre la commune de Rimont, incendiant le village et tuant des civils habitants ou résidents occasionnels.

Rimont (Ariège), massacre de civils, 21 août 1944

Valmanya (Pyrénées-Orientales), 1 - 3 août 1944

Dans le cadre d’une action de "nettoyage" des maquis (FTPF et AGE) du Canigou (Pyrénées-Orientales), les Allemands organisèrent une opération conjointe avec les Francs-gardes de la Milice des Pyrénées-Orientales et de l’Aude. Le village de Valmanya a été incendié et détruit. Les quatre habitants qui étaient restés chez eux furent assassinés. Un des chefs du maquis, blessé puis torturé, fut exécuté. Le corps d’un maquisard FTPF ne fut pas retrouvé.

Valmanya (Pyrénées-Orientales), 1 - 3 août 1944