ANGIBEAUD Giselle [née DAHY Giselle, Marie, Jeanne]

Par Jacques Girault

Née le 7 août 1920 à Avrillé (Maine-et-Loire), morte le 27 octobre 1991 à La Boissière-des-Landes (Vendée) ; institutrice ; responsable communiste de Vendée.

Fille d’un journalier agricole sympathisant communiste et d’une institutrice, membre de l’Union des femmes françaises après 1945, Gisèle Dahy, titulaire du baccalauréat, enseigna dans divers villages de Vendée comme institutrice intérimaire (Bourneau, La Bretonnière, Le Bernard, Avrillé, Les Aires, La Champ-le-Père). Elle s’était mariée en juillet 1942 à Avrillé (Vendée) avec Jean Angibeaud, fils d’un charron, agent d’assurances communiste, devenu, à la fin des années cinquante, grand invalide. Ils avaient quatre enfants, dont deux enfants handicapés.

Gisèle Angibeaud adhéra au Parti communiste français en mai 1945 à La Champ-Saint-Père où elle enseignait. Simple adhérente du Syndicat national des instituteurs (SNI) et de la FEN-CGT, toujours active dans les amicales laïques, trésorière de la section communiste de Moutiers les Mauxfaits, elle en devint la secrétaire (1946-1952). Membre du comité (1947-1956 - non réélue pour des raisons familiales -, 1957-1972), du bureau (1950-1951, 1965-1968), trésorière (1949-1952) de la fédération communiste de la Vendée, elle devint membre de la commission fédérale de contrôle financier en 1974, responsabilité qui cessa en 1976 à sa demande.

Travaillant en école maternelle à Bouin à la fin des années cinquante, Gisèle Angibeaud était la secrétaire de la section communiste de Saint-Jean-de-Monts (1957-1965). Elle exerçait diverses autres responsabilités : secrétaire du comité local et membre des comités départementaux de l’Union des femmes françaises, du Mouvement de la paix (elle en fut la secrétaire départementale en 1965-1966), secrétaire d’une amicale laïque à partir de 1954. À la demande de la fédération communiste, elle fut déchargée du secrétariat de la section pour pouvoir s’occuper de la commission des femmes à partir de 1964 puis occuper la responsabilité de secrétaire départementale de l’UFF, responsabilité qu’elle conserva pendant une dizaine d’années. En 1965, elle était membre du bureau de la section communiste de Fontenay-le-Comte. Elle effectua un stage destiné aux instituteurs communistes en 1965.

Pour l’élection au conseil général, Gisèle Angibeaud accepta d’être la candidate du PCF dans les cantons de Saint-Jean-de-Monts ou de Noirmoutier en avril 1958, de Beauvoir-sur-mer en 1961, de Saint-Hermine en 1967, de Talmont en 1973. En avril 1967, un appel circula pour la tenue des états-généraux pour la paix au Vietnam. Elle le signa avec Angibeaud Roger, instituteur en retraite.

Gisèle Angibeaud mourut dans un accident de la circulation.

En 1962, sa fille Régine, née le 29 juin 1944, membre du PCF depuis 1960, secrétaire du cercle de l’Union des jeunes filles de France à l’École normale d’institutrices, devint membre du comité fédéral. Elle ne fut pas reconduite deux ans plus tard.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10106, notice ANGIBEAUD Giselle [née DAHY Giselle, Marie, Jeanne] par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 22 septembre 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Sources orales.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément