KERZANET André, Jean, Marie

Par Jacques Girault

Né le 1er janvier 1925 à Auray (Morbihan), mort le 22 juillet 2002 à Nantes (Loire-Atlantique) ; instituteur en Loire-Atlantique ; militant syndicaliste du SNI, militant communiste.

Fils d’un employé des chemins de fer (chef de train deux étoiles), « vaguement progressiste », et d’une fille de ferme devenue débitante d’un petit café rural dans le Finistère puis employée dans une exploitation maraîchère, originaires de Scaër (Finistère), André Kerzanet reçut les premiers sacrements catholiques. Il passa sa jeunesse à Nantes. Elève au lycée de la ville, il entra au centre de formation des maîtres à Angers puis, à la Libération, à l’Ecole normale d’instituteurs de Savenay. Il n’effectua pas de service militaire. Instituteur à La Boissière-du-Doré comme premier poste, nommé à l’école Jean-Jacques Rousseau au Croisic avant d’obtenir sa mutation pour Nantes en 1952, il termina sa carrière comme maître d’application et directeur de l’école des Marsauderies.

Il se maria en septembre 1946 à Nantes avec Suzanne Grohan, modiste. Le couple eut deux fils. Son épouse devint couturière à domicile puis économe des cantines scolaires de Saint-Herblain.

Membre actif du Syndicat national des instituteurs, André Kerzanet dirigea des colonies de vacances pendant une quinzaine d’années pour l’Amicale laïque de La Baule et l’école Georges Tanchoux. Atteint de tuberculose, il séjourna en 1957-1958 au sanatorium de la Mutuelle générale de l’Education nationale à Sainte-Feyre (Creuse). Retraité, il adhéra au syndicat CGT de l’enseignement.

André Kerzanet adhéra au Parti communiste français à l’école normale. Il s’engagea dans la lutte contre la guerre d’Indochine et pour la libération d’Henri Martin. Quand la pièce Drame à Toulon de Claude Martin et Henri Delmas fut représentée dans la région en 1951, il remplaça des figurants. Il fut le suppléant du candidat communiste aux élections législatives dans la première circonscription de Nantes en 1968 et en 1973. Il fut aussi candidat aux élections municipales de Nantes en 1971 sur la liste « d’union pour une gestion sociale, moderne et démocratique ». Militant du Mouvement de la Paix, il lutta notamment pour la paix en Algérie et contre la guerre au Vietnam. Il était un des responsables de l’Association France-URSS, enseignant le russe qu’il avait appris à Sainte-Feyre. Russophile, il refusait de parler russe après la fin de l’URSS, se contentant de lectures (dont Tchekhov).

andré Kerzanet fit don de son corps à la science.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article107838, notice KERZANET André, Jean, Marie par Jacques Girault, version mise en ligne le 18 novembre 2010, dernière modification le 6 juin 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. mun. Nantes ((Elisabeth Guillaume). — Archives du Comité national du PCF. — Entretien de son fils Michel Valmer dans Incognita, décembre 2007. . – Renseignements fournis par sa famille. — Notes de Georges Prampart.

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